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Grâce à des images aériennes, une vingtaine de sites dans une zone de 4500 km² ont été découvert dans l'actuelle Bolivie, enfouis sous la végétation, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature.
Grâce à des images aériennes, une vingtaine de sites dans une zone de 4500 km² ont été découvert dans l'actuelle Bolivie, enfouis sous la végétation, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature.
©Raul ARBOLEDA / AFP

Découvertes époustouflantes

Les vestiges d’une ancienne civilisation ont été découverts au cœur de la forêt amazonienne

La forêt amazonienne a abrité de nombreuses civilisations sur plusieurs siècles. Une vingtaine de sites exceptionnels dans une zone de 4500 km² viennent d’être découverts en Bolivie. Ces sites sont les premiers à être découverts dans la région, défiant le dogme archéologique.

La forêt amazonienne détient encore de nombreux secrets. Réputée hostile et inhabitable, elle a abrité des civilisations que l'on découvre encore aujourd'hui. Grâce à des images aériennes, une vingtaine de sites dans une zone de 4500 km² ont été découvert dans l'actuelle Bolivie, enfouis sous la végétation, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature.

Au nombre de 26, dont environ la moitié étaient auparavant inconnus des archéologues, ces sites sont une preuve de la vie organisée des grandes colonies et autres sociétés anciennes avant l'invasion espagnole. Des chercheurs ont découvert d'anciens centres urbains sur des monticules boisés dans le bassin amazonien bolivien. Ils ont découvert que les anciens Amazoniens construisaient et vivaient dans des centres densément peuplés, avec des pyramides de terre de 22 mètres de haut, qui étaient encerclées par des kilomètres de hauteur.

L'archéologue Heiko Prümers de l'Institut archéologique allemand s’est confié à la revue Nature sur ces découvertes :

«C'est la première preuve claire qu'il y avait des sociétés urbaines dans cette partie du bassin amazonien. (…) Nos résultats mettent fin aux arguments selon lesquels l'Amazonie occidentale était peu peuplée à l'époque préhispanique » et enrichissent les preuves existantes que la culture Casarabe avait un « système de peuplement hautement intégré, continu et dense ».

Selon cette étude, ces sites concerneraient la civilisation Casarabe qui a peuplé la forêt amazonienne pendant des milliers d'années, et dont l'ampleur restait pourtant totalement inconnue jusqu'alors.

Dans Nature, Heiko Prümers et ses collègues décrivent deux grandes colonies, Cotoca et Landivar, qui étaient les plaques tournantes d'un réseau régional de sites plus petit reliés par des chaussées encore visibles qui se déploient dans le paysage sur plusieurs kilomètres :

« Ces deux grands sites de peuplement étaient déjà connus, mais leur taille massive et leur élaboration architecturale ne sont devenues apparentes que grâce à l'enquête LIDAR (une technique de mesure de distance qui utilise les propriétés de la lumière) », selon les précisions des chercheurs.

Cette découverte met en évidence le déplacement de plusieurs milliers de mètres cube de terre pour construire Cotoca. Cela est bien plus que les efforts de la civilisation pré-inca Tiwanaku, prise pour référence.

Selon cette étude, le peuple Casarabe a construit des remparts pour se défendre, ainsi que des systèmes massifs de contrôle de l'eau conçus pour l'agriculture.

Ces travaux devraient notamment permettre de contribuer à « redéfinir les catégories utilisées pour les sociétés amazoniennes passées et présentes », selon Nature.

Cette étude s'ajoute à un nombre croissant de recherches indiquant que l'Amazonie - longtemps considérée comme une région sauvage vierge avant l'arrivée des Européens - abritait des sociétés avancées bien avant cela.

Nature

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