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Amandine Petit, Miss France 2021, pose lors de la cérémonie de clôture du 60e Festival de Télévision de Monte-Carlo à Monaco, le 22 juin 2021.
Amandine Petit, Miss France 2021, pose lors de la cérémonie de clôture du 60e Festival de Télévision de Monte-Carlo à Monaco, le 22 juin 2021.
©VALERY HACHE / AFP

Bataille judiciaire

Jugé "sexiste" et "discriminatoire", des féministes décident d'attaquer le concours Miss France aux prud’hommes

L’association "Osez le féminisme" ainsi que trois femmes, qui affirment avoir dû renoncer à se présenter au concours car elles ne correspondaient pas aux critères exigés par les organisateurs, ont décidé "d’attaquer en justice" le concours Miss France.

L’association "Osez le féminisme", ainsi que trois femmes qui affirment avoir dû renoncer à se présenter au concours car elles ne satisfaisaient pas aux critères exigés par les organisateurs, ont décidé "d’attaquer en justice" le concours Miss France. 
Les critères de recrutement des candidates à l’élection de Miss France (mesurer au moins 1,70 m, être célibataires et "représentatives de la beauté") sont "discriminatoires", selon l'association féministe, qui a annoncé lundi avoir saisi la justice prud’homale, estimant que ce concours "sexiste", diffusé sur TF1 chaque année en décembre, violait le droit du travail.
La procédure a été intentée devant le conseil des prud’hommes de Bobigny. Elle vise les sociétés Miss France et Endemol Production, selon l’association "Osez le féminisme" dans un communiqué. Endemol "utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail", selon les requérantes.
Les candidates de Miss France ne signent aucun contrat de travail avec les organisateurs du concours. Mais leur relation avec Endemol doit bien s’analyser comme celle liant un salarié à son employeur, affirme l’association, qui s’appuie sur une jurisprudence de 2013, sur le concours "Mister France".
Le Code du travail interdit, dans un recrutement, tout critère lié "aux mœurs, à l’âge, à la situation de famille ou à l’apparence physique", selon Maître Violaine De Filippis-Abate, l’avocate de l'association "Osez le féminisme".
Les requérantes demandent aux prud’hommes de condamner les organisateurs du concours à supprimer de leur règlement ces clauses discriminatoires, comme celles interdisant de fumer en public, ou de porter des tatouages visibles ou des piercings.
"Osez le féminisme" impute également au concours Miss France "un impact négatif et rétrograde sur l’ensemble de la société".
Reste à savoir quelles seront les suites de cette procédure. 
Sud-Ouest

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