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Une représentation de l'homme de Néandertal dans un musée.
Une représentation de l'homme de Néandertal dans un musée.
©PATRICK BERNARD / AFP

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Indonésie : l'ADN d'un squelette découvert par des archéologues révèle une lignée humaine encore jamais identifiée

Un squelette vieux de 7.200 ans a été identifié comme celui d'une chasseuse-cueilleuse de 17 à 18 ans. L'ADN trouvé sur ce corps interroge les hypothèses existantes sur la migration humaine dans la région des îles du Wallacea.

Des archéologues ont découvert un squelette vieux de 7.200 ans. Il s’agirait d'une chasseuse-cueilleuse en Indonésie issue d'un groupe humain encore jamais identifié ailleurs, selon un article publié dans la revue scientifique Nature.

Le squelette, relativement bien préservé, appartenait à une jeune femme de 17 à 18 ans, enterrée en position foetale dans la grotte de Leang Panninge, au Sud de l'île de Célèbes. Ces ossements ont été retrouvés au milieu d'artefacts identifiés comme toaléens, un groupe de chasseurs-cueilleurs de cette région de l'ère quaternaire. Il s'agit de la première découverte d'un squelette de ce groupe.

L'analyse de l'ADN de la chasseuse-cueilleuse a révélé qu'elle faisait partie d'un groupe de population relié aux Papous et aux Aborigènes d'Australie. Son génome est aussi lié à une lignée humaine qui n'est pas connue ailleurs dans le monde.

Cette étude publiée dans Nature est une collaboration entre chercheurs internationaux et indonésiens, à la suite de fouilles qui ont débuté en 2015.

« C'est la première fois que l'on fait état de la découverte d'ADN humain ancien dans la grande région des îles qui vont du continent asiatique à l'Australie. (…) C'est très rare de découvrir des restes d'ADN humain ancien sous les tropiques, c'est pourquoi c'est une découverte particulièrement heureuse  », selon les précisions d’Adam Brumm, archéologue à l'Université australienne Griffith, qui a co-dirigé ces recherches.

Appelée Wallacea par les scientifiques, cette zone où ont eu lieu les fouilles, comprend les îles indonésiennes à l'Est de Bornéo jusqu'au Nord de la Nouvelle Guinée.

Cette étude remet en cause les théories précédentes sur le peuplement humain de la région.

France Info

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