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Philippe De Villiers est à la Une de L'Express, Le Point s'interroge sur les personnalités politiques de droite engagées dans la course pour l'élection présidentielle et Kylian Mbappé est à la Une de L'Obs.
Philippe De Villiers est à la Une de L'Express, Le Point s'interroge sur les personnalités politiques de droite engagées dans la course pour l'élection présidentielle et Kylian Mbappé est à la Une de L'Obs.
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Revue de presse des hebdos

Tensions entre MoDem et LREM, violence « sans précédent » au sein de LR; Kylian Mbappé fier d’être Français, rien que Français; Les fanzouzes d’Hanouna votent pas mal pour les extrêmes; L’Elysée dépense plus en sondages

Et aussi : Le président et les prétendants de droite, Laurent Wauquiez, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse et Édouard Philippe, à la Une du Point. Pour L'Express, Philippe de Villiers est le "meilleur complotiste de France". Mbappé, homme de conviction, conscient de son impact, fier d'être Français, dans une interview à la Une de l'Obs. Tandis que Marianne s'en prend à diverses personnalités accusées d'avoir "le melon" : d'Hanouna à Lalanne en passant par Bigard ou Zemmour.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Le président et les prétendants de droite, Laurent Wauquiez, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse et Édouard Philippe, à la Une du Point. Pour l'Express, Philippe de Villiers est le "meilleur complotiste de France." MBappé, homme de conviction, conscient de son impact, fier d'être Français, dans une interview à la Une de l'Obs. Tandis que Marianne s'en prend à diverses personnalités accusées d'avoir "le melon" : d'Hanouna à Lalanne en passant par Bigard, ou Zemmour.

Dissension entre le MoDem et les macronistes

"Ce devait être la première pierre de la fameuse « maison commune », cette structure censée réunir l’ensemble des composantes de la majorité que les huiles macronistes appellent de leurs vœux en vue de 2022" raconte l'Obs.

"Une tribune qui devait être ratifiée par la totalité des parlementaires de la majorité (députés, sénateurs et eurodéputés venus de LREM, du MoDem et d’Agir) a été retoquée au dernier moment par la cinquantaine de députés du groupe MoDem. A moins d’un mois des régionales, les centristes de l’Assemblée, qui n’ont pas voulu apposer leur signature à ce texte vantant le bilan social d’Emmanuel Macron."

Les Républicains se déchirent

"Les divisions idéologiques et personnelles de la droite la handicapent doublement : pour les régionales et pour la présidentielle de 2022" estime l'Express.

"On vit un truc qui affectivement est hallucinant", a lâché en pleine réunion François Baroin ; tandis que Renaud Muselier observe en privé : "Ce qui se passe chez nous actuellement est encore plus violent qu'à l'époque de l'affrontement entre Jacques Chirac et Édouard Balladur." 

"L'élection présidentielle servira de juge de paix : si, pour la deuxième fois de son histoire, et pour la deuxième fois consécutive qui plus est, la droite est absente du second tour, alors viendra, après celui des fractures, le temps du schisme" estime l'Express..

Mbappé ne se voit ni noir, ni arabe mais Français

"Pour moi, ça a toujours été clair : je suis né en France, mes parents sont français, j’ai grandi en France. Je suis français à 100 %. Bien sûr, je suis extrêmement fier de mes origines, parce que ça fait partie de mon histoire, c’est mes racines. Mais moi, mon pays, c’est la France." L'Obs questionne (12 pages) Kylian Mbappé.

"J’ai toujours été éduqué avec cette forme de reconnaissance pour la France, parce que la France, elle fait des choses pour les gens, et à moi, à ma famille, elle a beaucoup donné. Donc il faut être fier de son pays. Les Américains sont fiers d’être américains. Pourquoi les Français ne sont-ils pas fiers d’être français ?"

"Vous arrive-t-il de vous définir comme noir ou arabe ?" Réponse : "Pas du tout. Pour moi, dire qu’on est noir, arabe, blanc, c’est mettre une barrière, et dans la nouvelle France, il n’y a pas de barrière, on est tous ensemble." Il a été dans un collège catholique : "Je suis croyant, mais pas pratiquant."

"On vous sent surtout très fier d’être devenu une icône" Réponse : "Mais bien sûr, j’en suis fier ! Être une icône dans son pays, c’est quelque chose de fort. Je disais que ça créait des droits, des devoirs, mais c’est une fierté aussi, parce que c’est synonyme d’une reconnaissance, celle de tout un pays. Pour quelqu’un qui aime son pays comme moi, c’est une fierté sans nom."

La France d’Hanouna

Que l'on aime ou pas Touche pas à mon poste !  l'émission de C8, il faut reconnaître son succès :"10 millions de Français majeurs, un sur cinq, visionnent TPMP" souligne Le Point : « Les fanzouzes qui regardent plusieurs fois par semaine représentent un huitième de la population (13 %). Ils sont donc plus de 6 millions de Français à regarder Hanouna très régulièrement, précise Jérôme Fourquet, le directeur du département opinion à l’Ifop. Dans une société que je qualifie “d’archipellisée”, rassembler sur son nom une telle part de la population, c’est beaucoup ! » 

« À l’approche de la présidentielle de 2022, il pèse dans le débat public » ajoute Fourquet. "La classe politique l’a bien compris. Jean-Luc Mélenchon avant tout le monde. Il a été le premier à se rendre sur le plateau de l’émission du présentateur en 2013. Il y est retourné en février dernier." Et "Quand on scrute le profil des Français adeptes de TPMP, on voit qu’il n’y a pas que de jeunes friands de télé-réalité. Cyril Hanouna attire toutes les générations de 18 à 50 ans." 

Le Point précise "Sur le plan politique, les fanzouzes sont des Français plutôt attirés par les extrêmes. Si l’on regarde leur vote au premier tour de la présidentielle de 2017, parmi l’électorat de Marine Le Pen, il y a 20 % d’inconditionnels de Cyril Hanouna, et 14 % parmi celui de Jean-Luc Mélenchon."

Jusqu'à un sondage toutes les 40 heures pour l'Elysée

Pour tenter de convaincre les Français, le gouvernement dépense des centaines de millions d’euros souligne l'Obs. "Un sondage toutes les quarante heures! Entre début mars et fin mai 2020, le gouvernement a diligenté des enquêtes d’opinion à un rythme effréné. (...) Dans l’histoire de la Ve République, on n’a jamais vu une si grande profusion de « baromètres » et d’études « qualitatives » ou « quantitatives ». Même Nicolas Sarkozy, accro à ce genre d’instruments, n’en avait pas consommé à une telle cadence."

" En 2020, année de l’apparition de l’épidémie en France, le SIG, chargé de faire passer les messages de l’exécutif et de décrypter les évolutions de l’opinion, a ainsi explosé son budget en dépensant 28 millions d’euros au lieu des 14 millions initialement prévus."

"A titre d’exemple, pas moins de 33 études quantitatives ou qualitatives ont été réalisées entre le 5 mars et le 28 mai 2020, et 12 « questions hebdomadaires d’actualité » posées à des panels de sondés pendant la même période. L’ensemble revient déjà à près de 1 million d’euros. « Une somme hors de proportion », selon Marie-Christine Dalloz, députée Les Républicains (LR) du Jura et rapporteure spéciale de la commission des Finances de l’Assemblée nationale."

Sondage : Macron en hausse les candidats de droite en baisse

"Qui sera le candidat de la droite ?" (12 pages dans Le Point). "Quel jugement portez-vous sur l’action des personnalités politiques suivantes ?" Le président face aux prétendants potentiels :  Laurent Wauquiez, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse et Édouard Philippe.

Dans le baromètre Ipsos-Le Point de mai, le président de la République gagne 3 points d'opinions favorables (40 . À l'approche de 2022, ceux qui croient un peu vite que le chef de l'État marque le pas devraient étudier notre baromètre, et mettre ses résultats en perspective. « La courbe de confiance du président est stable entre 35 et 41 % depuis avril 2020, ce qui est plutôt un bon score, note ainsi Mathieu Gallard, d'Ipsos. François Hollande  était à 18 % en mai 2016 et Nicolas Sarkozy, à 31 % en mai 2011. Avec 40 % d'opinions favorables, Emmanuel Macron reste donc nettement au-dessus. »

On constate par ailleurs que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, dont la cote avait bondi en avril plongent : - 9 points pour le premier (63 %), - 14 points pour la seconde (58 %). Et leurs concurrents potentiels sont à la peine : -13 points pour Laurent Wauquiez (43 %), - 8 points pour Michel Barnier (41 %), - 4 points pour Bruno Retailleau (32 %).

Philippe de Villiers "complotiste"

"De ses mensonges sur le Covid à sa relation avec Emmanuel Macron" L'Express a enquêté "sur le plus influent des conspirationnistes du pays." (7 pages).

Son dernier livre, Le Jour d'Après (Albin Michel, 2021), est un succès avec 63 000 exemplaires vendus en un mois et demi. Le Vendéen a bénéficié d'une couverture médiatique de première catégorie, enchaînant interviews télévisées et Unes de magazines. Pourtant, la thèse qu'il y soutient est radicale : la pandémie du Covid-19 aurait été planifiée par des élites globalisées, qui souhaiteraient profiter de la crise pour imposer un ordre mondial sans frontières et créer une "humanité nouvelle, sous l'empire de l'intelligence artificielle".

Sur le plateau de Pascal Praud sur CNews, on l'a entendu vanter les mérites du pastis comme remède au coronavirus. Et Villiers "va jusqu'à comparer Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, au maréchal Pétain".

"Dans les milieux catholiques et souverainistes, Philippe de Villiers est une star, un nom dont on sait, au Figaro magazine ou à Valeurs actuelles, qu'il fera vendre. Le magazine de la droite dure l'affiche d'ailleurs régulièrement en Une : comme avec son ami Éric Zemmour, les ventes augmentent immédiatement de 20 %, d'où une couverture tous les trois ou quatre mois." ajoute l'Express.

L'hebdo souligne le pari de la droite radicale d'Albin Michel : "A un an de la présidentielle, l'éditeur d’Éric Zemmour a choisi de publier simultanément les livres de Patrick Buisson et de Philippe de Villiers."

Un livre sur Édouard Philippe

Tugdual Denis, le directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », va publier un livre sur Édouard Philippe aux éditions Robert Laffont, selon l'Obs.

Tugdual Denis a rencontré l'ancien Premier ministre à de nombreuses reprises entre l’hiver dernier et ce printemps, ainsi que ses proches parmi lesquels son ancien communicant à Matignon Charles Hufnagel, son actuel directeur de cabinet Mohamed Hamrouni, le patron de Carrefour Alexandre Bompard, l’homme d’affaires Henri de Castries ou encore son prof de boxe au Havre.

Pulvar et les rêves élyséens d'Hidalgo

Régionales : la drôle de campagne de Pulvar sabote les rêves élyséens d'Hidalgo analyse l'Express (2 pages). "Si Audrey fait un mauvais score, personne ne pourra expliquer que ça n'a aucun rapport avec Anne. Comme les choses ne se passent pas comme on l'imaginait, à la mairie, on se dit 'merde, on croyait que ça allait nous avantager, en fait c'est en train de nous abîmer'. Beaucoup se sont impliqués de nouveau, parce qu'on est tous dans le même bateau." Une galère en commun, donc." 

LR n'adoptera pas une position ni-ni

Selon certains cadres, LR n’adoptera pas le ni-LREM, ni-RN. Le parti de la rue de Vaugirard devrait retirer ses candidats arrivés quatrièmes ou dans l’incapacité de gagner au second tour. « C’est habile, parce que ça rassure les LR qui plaident le “jamais avec Macron” et en même temps ceux qui disent “jamais avec le FN”, explique un ministre mis dans la confidence, cité par Le Point. 

Régionales : Mariani n'était pas motivé d'y aller

Thierry Mariani qui brigue la présidence de la région Paca, a des chances de l’emporter face à Renaud Muselier. Et pourtant, selon Le Point, il n’avait guère envie d’être candidat. Le député européen l’a confié à un collègue du Parlement de Strasbourg, il y a quelques jours : « Je n’avais pas très envie d’y aller."

Pas de come-back gouvernemental pour Valls

« Valls ? Personne n’en parle. En tout cas, pas Emmanuel Macron », tranche, lapidaire, un conseiller de l’Elysée cité par l'Obs qui commente ainsi : "Entre les deux anciens rivaux du quinquennat Hollande, le temps de la réconciliation n’est pas encore venu…"

La droite manque d'idées

« Depuis 2012, l’UMP puis LR n’ont pas construit de projet », estime Dominique Reynié, directeur général de la Fondapol. « Mon constat est celui d’une immense pauvreté intellectuelle de LR », avance Erwan Le Noan, consultant et membre du conseil scientifique du même organisme., cité par Le Point.

Une analyse que partage Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos, pour qui « LR devrait clarifier sa ligne économique, dont on ne sait plus si elle est libérale, proentreprises et proeuropéenne ou avant tout sociale, souverainiste et critique sur l’Europe. Du coup, les électeurs de droite libérale passés chez Macron y restent. Le tournant s’est opéré en 2010, quand, sous l’influence de Patrick Buisson, la droite a décidé de faire campagne davantage sur une ligne identitaire que sur un programme économique »

Le RN en Bretagne

"Pour gagner la région, le Rassemblement national mise en
partie sur Florent de Kersauson. Cet homme d’affaires, ex-soutien de François Fillon en 2017, est une figure de la côte morbihannaise. Un premier pas vers la conversion de cette terre jusque-là̀ réfractaire à l’extrême droite ?" écrit Marianne à propos de la Bretagne (2 pages).

Marianne contre ceux qui se prennent au sérieux

Marianne épingle une quinzaine de figures médiatiques. Ainsi Pascal Praud serait  "le Torquemada de CNews": "Quand on a été journaliste sportif, il est tentant de transformer une émission de débat politique en ring de boxe." Et Raphaël Enthoven serait "l'inspecteur la Morale des réseaux sociaux".

Caroline de Haas en prend aussi pour son grade : " Y-a-t-il pire que les chevaliers blancs en carton qui continuent de plastronner une fois décrédibilisés ? "Étrangement aveugle sur les agressions sexuelles au sein de l’Unef, Caroline De Haas aurait pu faire profil bas. (...) Ne vous avisez cependant pas de lui rappeler qu’élargir les trottoirs n’est pas très utile face au harcèlement sur la voie publique, elle pourrait – tremblez ! – vous bloquer sur Twitter."

L’intelligence artificielle à la ferme

" À Châteaubriant, dans la Loire-Atlantique, la centaine de vaches laitières du Gaec de la Mée est libre de choisir l’heure de sa traite, de jour comme de nuit. Guidé par un laser, le bras robotisé de l’automate construit par l’entreprise hollandaise Lely ajuste les tétines, désinfecte les pis, avant de procéder à une aspiration sur mesure. raconte Le Point (3 pages).

« Sans cet appui, explique Alicia Auffrais, nous n’aurions jamais envisagé d’avoir un troisième enfant. » Désormais, son mari, Jérôme, peut aller chercher les plus grands à l’école tout en laissant un robot réapprovisionner ses bêtes en fourrage."

 

Etranger

Le président algérien et la liberté de la presse

Le président algérien répond aux questions du Point (8 pages). Touché par le Covid il a été soigné deux fois en Allemagne, pendant trois mois au total.

Quand on lui demande s'il pense faire un deuxième mandat, il répond, "Très honnêtement, je n’y pense pas. Ma mission est de remettre sur pied mon pays, lutter contre les passe-droits, reconstruire les institutions et faire que la République appartienne à tout le monde. Un autre mandat ? Je ne sais pas. On n’est qu’au début de mon mandat. 

Mais le président algérien est moins prolixe quand Le Point s'étonne du raidissement du pouvoir : " Le correspondant du journal « Liberté » à Tamanrasset a été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour un article de presse. Comment est traité son cas alors que la Constitution interdit l’emprisonnement d’un journaliste qui exercice son métier ?" Abdelmadjid Tebboune n'en dira pas plus et Le Point n'insiste pas.

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