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L'Obs propose un dossier sur l'élection présidentielle. L'Express et Le Point reviennent sur la guerre en Ukraine.
L'Obs propose un dossier sur l'élection présidentielle. L'Express et Le Point reviennent sur la guerre en Ukraine.
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Revue de presse des hebdos

Elisabeth Borne, 1ere ministre de Macron 2 ?; Le PS négocie un accord avec le PC pour les législatives; Les normes étouffent toujours un peu plus la France; La Russie enfermée dans une stratégie de la terreur

Et aussi : Une nouvelle génération de politiques.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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« Ukraine La stratégie du carnage » à la Une du Point. « Face à Poutine, boucher de l’Ukraine. La démocratie doit vaincre » proclame la Une de l’Express. L’Obs titre sur la présidentielle 2022 : « Une élection à, haut risque ».

Elisabeth Borne Première ministre ?

L’Obs évoque une hypothèse qui « court depuis quelques semaines dans les allées du pouvoir, malgré l’extrême discrétion de la ministre du Travail. Selon un proche de l’Elysée, le chef de l’Etat « apprécie beaucoup » Elisabeth Borne. « Il juge qu’elle fait le job et ne commet pas d’erreurs. » Au-delà de ses qualités professionnelles, elle a aussi l’avantage d’être une femme… Et on sait que Macron aimerait donner un nouveau souffle à son éventuel second mandat. 

Le PS négocie avec le PC et veut récupérer de l’argent public

Selon Le Point, « la direction du Parti socialiste a déjà négocié avec le PCF dans une quarantaine de circonscriptions. Dans les plus de 500 qui restent sera désigné un candidat qui ne devra dépenser qu’environ 5 000 euros pour ceux qui ont le moins de chances d’être élus. Le PS veut en effet simplement récupérer l’argent public versé après les élections législatives (il faut réaliser 1 % dans 50 circonscriptions différentes) ».

Julien Dray va-t-il lancer un mouvement ?

Il estime en effet que Macron peut être battu au premier tour par Le Pen et Mélenchon, ce qui bouleverserait la donne…  d'après Le Point.

Castex maintenu ?

Selon l’Obs, « En macronie, certains plaident pour le maintien de Jean Castex à Matignon après l’élection présidentielle pour mener la bataille des législatives. (…) « Il est aimé dans le pays et apprécié des élus locaux. Il a énormément aidé Macron, il contraste avec lui, le complète », analyse un parlementaire LREM influent. 

Le retour de Valls

Manuel Valls a l’intention d’être à nouveau candidat aux élections législatives de juin. Il a choisi de se présenter dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, qui regroupe notamment l’Espagne et le Portugal. écrit Le Point.

Législatives : Claude Chirac face à Hollande ?

C’est la dernière rumeur qui court la Corrèze. Claude Chirac pourrait se présenter dans la première ou la deuxième circonscription aux élections législatives de juin. (…) Objectif des barons locaux de LR : empêcher à tout prix le retour dans le jeu politique local d’un certain… François Hollande. Avec l’aide de Claude Chirac. (…) mais Claude Chirac n’a nullement l’intention de plonger dans le bain de la politique nationale conclut l’Obs…

Le poison McKinsey dans la campagne de Macron

Pour l’Obs « La révélation du poids pris par les cabinets de conseil dans l’Etat ébranle la macronie. Et le non-paiement de l’impôt par la société McKinsey a nourri la seule polémique de la campagne. Cette affaire influera-t-elle sur l’issue de l’élection ? » " Le nom de McKinsey a surgi. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, il colle dorénavant au moindre pas d’Emmanuel Macron.  L’opposition s’y est donc engouffrée, trop heureuse d’avoir enfin trouvé une aspérité à ce « président-Téflon ». Sans s’embarrasser de ses propres contradictions. De Valérie Pécresse s’engageant à « réduire le recours à ces cabinets » et oubliant au passage qu’elle fut ministre de Nicolas Sarkozy, le premier président à avoir introduit en masse les consultants au cœur de l’Etat, à Jean-Luc Mélenchon qui promet, péremptoire, « avec moi, fini les cabinets de conseil ! » en omettant de préciser comment il conduira les grands projets numériques de l’Etat en l’absence d’informaticiens en nombre suffisant dans l’administration. »

Présidentielle : une élection à haut risque

L’Obs s’inquiète : « Banalisation de l’extrême droite, décomposition du paysage politique, fatigue démocratique, menace d’un taux record d’abstention… Les ingrédients d’un inquiétant cocktail sont réunis à la veille du premier tour du scrutin. »

« On disait l’affaire pliée : 2022 ne serait qu’une réplique de 2017 avec un duel et un résultat écrit d’avance. Et pourtant, dans un pays éreinté par la pandémie et inquiet de la guerre en Ukraine, ce scrutin s’annonce incertain et à très haut risque. Les électeurs vont-ils jouer le jeu démocratique ou s’abstenir massivement, ce qui pourrait changer la donne et fragiliser l’assise du prochain président ? Jusqu’où ira la poussée de l’extrême droite, et sa principale candidate, Marine Le Pen, pourra-t-elle accéder au pouvoir ? Cette élection, enfin, amènera-t-elle à y voir plus clair dans un paysage en pleine décomposition ? »

Une nouvelle génération de politiques

Le Point recense quelques nouvelles têtes au sein de plusieurs formations politiques. Quelques exemples. Les Républicains : jeune, brillant, issu de la même promotion qu’Emmanuel Macron à l’ENA, Julien Aubert, le député du Vaucluse entend peser sur les destinées des Républicains à la tête de son mouvement, Oser La France. 

Toujours chez Les Républicains : Marocain naturalisé français après des études au lycée français de Casablanca, Othman Nasrou, 34 ans, élu de Trappes, repéré par Valérie Pécresse, ne craint pas de mouiller la chemise pour sa candidate. Haute silhouette élégante parmi les porte-parole de Valérie Pécresse, Agnès Évren, députée européenne (…) enfant d’une famille modeste, d’origine turque, incarne une forme de tempérance.

La République en Marche : Clément Beaune (…) haut fonctionnaire aux allures de gendre idéal connaît Emmanuel Macron depuis près de dix ans, (…) Il gravit les échelons de l’Élysée en tant que dévoué sherpa du gouvernement et devient « monsieur Europe » sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, venu de la gauche comme lui. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement : bien qu’il ne fasse pas partie des macronistes de la première heure, l’ex-socialiste a su s’attirer la confiance et la sympathie du chef de l’État. 

Rassemblement national : il devait être une comète parmi les autres, semblable à ces jeunes prometteurs recrutés au FN, puis au RN, qui n’ont été, à la fin, que des espoirs déçus, car peu travailleurs, trop attirés par la lumière médiatique et insuffisamment politiques. Jordan Bardella, 26 ans, a tiré la leçon de ces naufrages pour ne rien faire comme les Philippot et consorts. 

Parti socialiste : après 2022, il y aura 2027…  Carole Delga, la présidente de l’Occitanie, région socialiste la mieux réélue en 2015, est déjà dans les starting-blocks.

La succession de Mélenchon

Quel avenir pour La France Insoumise s’interroge L’Express: « Si le phare s'assombrit au lendemain du 10 ou du 24 avril, qui le remplacera ? Les "enfants chéris" - dixit un vieux compagnon de route - Adrien Quatennens ou Mathilde Panot ? Le directeur de campagne Manuel Bompard ? Les députés les plus âgés, la "génération sacrifiée" chuchote un parlementaire, sont persuadés qu'au leader succédera une direction collégiale. (…) Mélenchon, lui, calme les ardeurs des prétendants. On dit dans ses rangs qu'il a installé Mathilde Panot à la tête du groupe parlementaire pour solder la bataille des coqs. "Il n'adoubera personne, jure un proche, il a compris avec Mitterrand que c'était le meilleur moyen de tuer son dauphin." Quand, pour apparaître à ses côtés sur les photos, les jeunes loups zélés veulent à tout prix le coller dans le cortège du 20 mars, il fait mine de devoir murmurer un mot urgent à l'oreille d'un ami pour se détacher. Bien plus que d'installer un héritier, c'est la perpétuation de ses idées qui l'obsède. Passer à 600 000 voix près pour devenir, in fine, le fossoyeur de toute une histoire politique le glace. Un parlementaire Insoumis résume : "Imaginez un éclatement de la gauche comme en Italie : si après quarante ans de vie politique son camp part en lambeau, il ne s'en remettra jamais. »

Marine Le Pen plus forte qu’en 2017

Marine Le Pen dépasse les 45 % d'intentions de vote au second tour dans de nombreux sondages. Comment expliquer ce chiffre ? demande l’Express à Bernard Sananès, président de l’institut de sondages Elbe qui répond : « Elle bénéficie de réserves de voix plus fortes qu'en 2017 : Eric Zemmour est plus puissant que ne l'était Nicolas DupontAignan à l'époque. Enfin, 3 électeurs sur 10 de Jean-Luc Mélenchon affirment qu'ils pourraient voter Marine Le Pen. L'entrée en campagne d'Emmanuel Macron et la présentation de son programme ont réactivé un « tout sauf Macron » dans une partie de l'électorat. Ce réflexe se reconstitue en grande partie sur la question de la réforme des retraites. Cela renforce la porosité « sociale » entre les électorats de Mélenchon et de Le Pen.

Tension à la tête d’Ipsos géant français des études d'opinion

Didier Truchot « ex-militant maoïste, entrepreneur visionnaire qui a longtemps formé un duo professionnel irrésistible avec Jean-Marc Lech (décédé en 2014), a édifié à partir de 1975, pierre après pierre, un groupe d’études aujourd’hui présent dans 90 pays. Ipsos, c’est toute sa vie. Il a reculé trois fois l’âge de son départ en modifiant les statuts de l’entreprise. Mais à 75 ans, il consent à abandonner la direction générale de sa société pour se replier sur la présidence du conseil d’administration… » Il est marié avec Laurence Stoclet, numéro deux d’Ipsos, qui détient les clés des finances et entend partir quand elle le jugera bon Ben Page, le nouveau directeur général depuis le 15 novembre 2021, est pris entre deux feux.

Les normes étouffent la France

Le Point raconte qu’à la section sociale du Conseil d’État, où il siège, « Christophe Eoche-Duval est aux avant-postes pour évaluer le poids des lois, décrets, arrêtés et autres circulaires qui grignotent chaque jour un peu plus nos libertés, pénalisent l’économie, vicient la qualité de l’air démocratique que nous respirons. »

« Le nombre de normes s’envole à partir du premier septennat de François Mitterrand (1981-1988), sans jamais plus connaître de déflation » observe Christophe Eoche-Duval.  

"Au cours des années Hollande, plus de lois, d’ordonnances et de décrets convertis en mots Légifrance sont produits qu’au cours de l’ère Sarkozy, qui en produisait plus qu’au cours des années Chirac. Les années Macron sont peut-être en passe de dépasser celles de ses prédécesseurs."

Et Christophe Eoche-Duval évoque aussi « un iceberg dont les lois et les décrets ne seraient que la partie émergée d’un bloc invisible formé par les normes des autorités déconcentrées de l’État, celles des arrêtés préfectoraux, des collectivités territoriales ou des conventions collectives, sans parler des lois dites « article 55 », qui transposent dans le droit positif les traités et accords internationaux approuvés par la France – 45 % des lois votées – et dont nul n’est en mesure, pas même le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, de mesurer le poids normatif. »

Le chiffre de 400 000 normes avancé en 2013 par Alain Lambert, coauteur d’un rapport sur l’inflation normative, lui semble toutefois « largement sous-estimé ». 

Ukraine : la stratégie de la terreur

L’Express n’est pas optimiste : « Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine va commettre bien d'autres Boutcha ». « Aveuglé par son enfermement idéologique et son mépris des démocraties libérales, le leader russe a mené son pays à une guerre désastreuse » Face à lui Zelensky, le visage héroïque de la démocratie. « En quelques semaines, le président ukrainien est devenu le symbole du monde libre défiant le dictateur russe. Et a convaincu l'Occident de s'engager à ses côtés. »

Pour Le Point, « la guerre en Ukraine avait un visage – celui de son président Volodymyr Zelensky. Depuis quelques jours, elle a une image : une rue jonchée de cadavres. Prises dans la ville de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, les photos des civils abattus ont créé une vive émotion. » 

« Les images satellite de Maxar Technologies, prises au cours du mois écoulé dans la ville et analysées, entre autres, par le New York Times, contredisent nettement les dénégations russes. Ces photos et vidéos révèlent que des corps, placés dans les mêmes positions que ceux qu’on a trouvés à la libération, jonchaient déjà la ville le 19 mars, soit près de deux semaines avant les photos prises par l’armée ukrainienne et les médias internationaux. L’une des fosses communes découvertes, dans laquelle gisaient plusieurs dizaines de cadavres selon les autorités, avait été creusée dès le 10 mars, selon les mêmes analyses d’images satellite. « On s’indigne, mais cela ne changera pas grand-chose, la Russie construit son propre récit. Et cela participe de la volonté de terroriser la population ukrainienne », constate Anna Lebedev, maîtresse de conférences à l’université Paris-8 Nanterre et spécialiste de la Russie et de l’Ukraine. » 

« Ni l’Ukraine ni la Russie n’ont ratifié le Statut de Rome, le traité international fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Pour autant, rien ne s’oppose, juridiquement, à ce qu’elle puisse juger un jour les auteurs des crimes perpétrés en Ukraine. » 

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