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Equilibre

Dollar : jusqu’où ira la baisse ?

Depuis quelques semaines le Dollar est engagé dans une spirale de baisse. Jusqu’où peut-il descendre face à l’Euro ou face aux principales devises ? 1.25 contre Euro au lieu des 1.11 actuel ? Pourquoi reculerait-il autant ? En tout cas nous sommes loin de la parité 1 Euro = 1 Dollar envisagée encore récemment par beaucoup d’investisseurs.

La baisse récente est probablement un peu amplifiée par les tourments politiques américains, qui pèsent sur le Dollar, et les résultats de l’élection française, qui soulagent les craintes à court-terme sur l’Euro. Pour autant, la tendance à la baisse du Dollar date du début d’année face à pratiquement l’ensemble des grandes devises. 

Sur longue période, l’évolution du Dollar est liée à l’évolution des deux déficits « jumeaux », déficit budgétaire et déficit de la balance des paiements. La division par deux de ces déficits de 12% à 6% sous la présidence d’Obama expliquait en grande partie la tendance haussière du Dollar. Or, la fin de la présidence Obama a vu ces deux déficits cesser de se résorber et le Dollar a repris le chemin de la baisse. 

En parallèle, il est intéressant de noter que hausse du Dollar et surperformance des marchés actions américaines, en particulier vis-à-vis des actions européennes, sont souvent liés et inversement… effectivement depuis quelques semaines on constate que la, relative, faiblesse du Dollar vis-à-vis de l’Euro s’est traduite par une surperformance des marchés actions européens ! 

Si l’administration Trump fait passer au moins une partie de son programme, il est largement crédible de penser que cela entraînera une augmentation des déficits. En premier lieu les baisses d’impôts ne sont pas financées ce qui conduira à un recours plus marqué au déficit budgétaire et donc au financement par des capitaux étrangers. Il en va de même avec le plan infrastructure envisagé par D. Trump. Il y a donc tout lieu de penser que le cycle de baisse du Dollar pourrait s’installer. La fragilité actuelle de D.Trump sur le plan politique devrait si elle perdure peser elle aussi sur la parité du Dollar vis-à-vis de l’ensemble des monnaies. 

Jusqu’où peut aller le Dollar contre l’Euro ? 1.25 paraît un peu « loin » à ce stade. 

En effet, la poursuite de la baisse du Dollar se heurte à plusieurs écueils si l’on excepte la problématique politique par nature imprévisible. En premier lieu, si on part du postulat que D. Trump arrivera in fine à faire passer ses réformes, couteuses en termes de déficits jumeaux, il est hautement probable que le cycle de hausse des taux courts enclenché par la Banque Centrale Américaine s’amplifiera. Qui dit hausse des taux courts, dit rémunération plus attractive pour les placements en Dollar. Cela pourrait soutenir le cours du Dollar. 

Autre facteur à ne pas négliger : ni les Européens, ni surtout les Japonais n’ont envie de voir leur devise trop monter par rapport au Dollar. La BCE va poursuivre ses injections de liquidités en Euro au moins jusqu’en 2018. Cela constitue un facteur de soutien au Dollar. Les Japonais, eux, ne se cachent pas et interviennent régulièrement pour faire baisser le Yen. Les acteurs de marchés les voient agir dès que les marchés se calment pour peser sur le Yen en achetant des Dollars. 

Il est donc probable que la baisse du Dollar soit contenue aux alentours de 1.15, sauf épisode politique imprévisible, ceci conforte notre   stratégie conduisant à privilégier les actions européennes dans les portefeuilles. 

Depuis quelques semaines le Dollar est engagé dans une spirale de baisse. Jusqu’où peut-il descendre face à l’Euro ou face aux principales devises ? 1.25 contre Euro au lieu des 1.11 actuel ? Pourquoi reculerait-il autant ? En tout cas nous sommes loin de la parité 1 Euro = 1 Dollar envisagée encore récemment par beaucoup d’investisseurs. 
La baisse récente est probablement un peu amplifiée par les tourments politiques américains, qui pèsent sur le Dollar, et les résultats de l’élection française, qui soulagent les craintes à court-terme sur l’Euro. Pour autant, la tendance à la baisse du Dollar date du début d’année face à pratiquement l’ensemble des grandes devises. 
Sur longue période, l’évolution du Dollar est liée à l’évolution des deux déficits « jumeaux », déficit budgétaire et déficit de la balance des paiements. La division par deux de ces déficits de 12% à 6% sous la présidence d’Obama expliquait en grande partie la tendance haussière du Dollar. Or, la fin de la présidence Obama a vu ces deux déficits cesser de se résorber et le Dollar a repris le chemin de la baisse. 
En parallèle, il est intéressant de noter que hausse du Dollar et surperformance des marchés actions américaines, en particulier vis-à-vis des actions européennes, sont souvent liés et inversement… effectivement depuis quelques semaines on constate que la, relative, faiblesse du Dollar vis-à-vis de l’Euro s’est traduite par une surperformance des marchés actions européens ! 
Si l’administration Trump fait passer au moins une partie de son programme, il est largement crédible de penser que cela entraînera une augmentation des déficits. En premier lieu les baisses d’impôts ne sont pas financées ce qui conduira à un recours plus marqué au déficit budgétaire et donc au financement par des capitaux étrangers. Il en va de même avec le plan infrastructure envisagé par D. Trump. Il y a donc tout lieu de penser que le cycle de baisse du Dollar pourrait s’installer. La fragilité actuelle de D.Trump sur le plan politique devrait si elle perdure peser elle aussi sur la parité du Dollar vis-à-vis de l’ensemble des monnaies. 
Jusqu’où peut aller le Dollar contre l’Euro ? 1.25 paraît un peu « loin » à ce stade. 
En effet, la poursuite de la baisse du Dollar se heurte à plusieurs écueils si l’on excepte la problématique politique par nature imprévisible. En premier lieu, si on part du postulat que D. Trump arrivera in fine à faire passer ses réformes, couteuses en termes de déficits jumeaux, il est hautement probable que le cycle de hausse des taux courts enclenché par la Banque Centrale Américaine s’amplifiera. Qui dit hausse des taux courts, dit rémunération plus attractive pour les placements en Dollar. Cela pourrait soutenir le cours du Dollar. 
Autre facteur à ne pas négliger : ni les Européens, ni surtout les Japonais n’ont envie de voir leur devise trop monter par rapport au Dollar. La BCE va poursuivre ses injections de liquidités en Euro au moins jusqu’en 2018. Cela constitue un facteur de soutien au Dollar. Les Japonais, eux, ne se cachent pas et interviennent régulièrement pour faire baisser le Yen. Les acteurs de marchés les voient agir dès que les marchés se calment pour peser sur le Yen en achetant des Dollars. 
Il est donc probable que la baisse du Dollar soit contenue aux alentours de 1.15, sauf épisode politique imprévisible, ceci conforte notre   stratégie conduisant à privilégier les actions européennes dans les portefeuilles. 

 

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