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La fonction Google sky.
La fonction Google sky.
©Caputre d'écran

Pratico-pratique

5 fonctionnalités Google méconnues et pourtant bien utiles

Tout le monde connaît Google Drive ou Google Maps. Mais connaissez-vous Google Fonts, Google Sky ou encore le compte à rebours du moteur de recherches ? Il s'agit pourtant d'outils très pointus et d'une réelle utilité, autant pour les utilisateurs que pour Google.

Bertrand Duperrin

Bertrand Duperrin

Bertrand Duperrin est directeur au sein du cabinet Nextmodernity et blogeur. Il est un des spécialistes français de l’évolution conjointe des modes de travail et des technologies.

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Les jours passent et la tendance va en s'aggravant. Google est une véritable araignée géante qui n'en finit plus de tisser sa toile sur le net. A l'origine simple moteur de recherche, la firme de Mountain View est désormais un ogre aux multiples produits et services. En effet, à l'heure actuelle, Google possède le plus gros moteur de recherche du monde, la plus grande plateforme vidéo (Youtube), le plus gros navigateur Internet avec Google Chrome, le service d’email le plus utilisé au monde (Gmail) et le plus grand système d’exploitation mobile du monde (Android). Et  entre Google Earth, Google Agenda, Drive, Maps, Actualités ou encore  Google +, le géant américain a su se diversifier et proposer à ses utilisateurs de nombreux autres services. Ainsi, la firme de Moutain View n'en finit plus de croître. Et ce n'est pas près de s'arrêter. Pourtant il existe encore des fonctionnalités méconnues de ce géant du web. Business Insider en a ciblé cinq, les voici :

Le compte à rebours de Google  

Voici un outil très pratique et pourtant méconnu du grand public. Depuis peu, Google met à disposition de ses utilisateurs un "timer". Pour utiliser cette fonctionnalité, c'est tout simple, il vous suffit de taper “set timer for X seconds/minutes/hours” dans le champ de recherche de Google en choisissant la valeur que vous souhaitez.

Une fois le décompte commencé vous pouvez alors :

  • Arrêter ou redémarrer le compte à rebours grâce aux boutons “Stop” et “Reset” situés en dessous du décompte.
  • Couper le son de notification de fin.
  • Mettre le compte à rebours en plein écran.

Notez que vous pouvez également lancer un compte à rebours vers une heure précise avec la commande “set timer for X time” (par exemple : set timer for 12:30). A noter que cet outil ne fonctionne que lorsque la recherche est effectuée en anglais. 

Build with chrome : quand Légo s'invite dans Google

Le principe de ce service est assez ludique. Google a mis en ligne un site, en partenariat avec Lego, afin de  permettre aux internautes de bâtir leurs propres constructions à l’aide des briques du célèbre jeu de construction. Utilisant l'interface 3D WebGL, Build with Chrome est une application qui fonctionne aussi bien sûr PC que sur mobile. Si elle fonctionne sur tous les navigateurs internet, bien entendu, Chrome est toutefois fortement conseillé. A noter qu'une fois que vous avez terminé votre construction vous pouvez la partager sur Google Plus, le réseau social de la firme de Mountain View. 

Google Sky 

Il s'agit d'une nouvelle fonction gratuite de Google Earth. Grâce à cet outil, le géant du web permet à ses utilisateurs de ne plus simplement se balader aux quatre coins du globe mais d'explorer l'univers dans son immensité en se baladant parmi les étoiles et les planètes. Il est par exemple possible de s'approcher au plus près du Soleil, de Vénus ou encore des principaux télescopes spatiaux comme Hubble ou Kepler, ou encore de la Station spatiale internationale.

Google Fonts (appelé Google Webfonts avant juin 2013) 

Comme le définit Wikipedia, il s'agit "d'un service d’hébergement gratuit de polices d’écriture pour le Web, démarré en 2010".  En clair, cela permet aux utilisateurs, souhaitant par exemple créer un service web,  de choisir la taille de la police ou encore  la typographie. A l'heure actuelle la collection de Google comporte 241 familles de polices et ne cesse de s’étoffer. De quoi satisfaire plus d'un webdesigner.

"Number speaker"

Il s'agit ici plus d'une astuce que d'un réel outil Google. "Number speaker" permet tout simplement aux anglophones ayant du mal à épeler un nombre de se faire aider par la firme de Moutain View. Par exemple, il est difficile d'écrire en toutes lettres le chiffre 1 178 985 857. Il suffit désormais de le taper sur la barre de recherche et d'ajouter "=english" et Google vous mâche le travail. A noter que cela n'existe pas en français pour le moment. 

 

Atlantico : Les outils proposés par Google vont du minuteur à l'application permettant de se balader dans les étoiles. On imagine que l'investissement n'est pas le même. Quels sont les investissements qui se cachent derrière ? Qui sont les développeurs ?

Bertrand Duperrin : Comme vous le dites cela dépend du type d’initiative. Rappelons d’abord que les salariés de Google peuvent utiliser 20% de leur temps à des projets personnels. Si la réalité est un peu différente (tout le monde n’est pas concerné, les conditions semblent être de plus en plus strictes) il n’en reste pas moins que cela permet pour des salariés du niveau de ceux de Google de pouvoir aller assez loin seuls ou avec l’aide de quelques collègues.

On peut imaginer que le minuteur est le fruit du travail d’une seule personne. Quant au "Sim City" lego ou à l’application qui permet de se balader dans les étoiles elles ont certainement fait à un moment l’objet d’une démarche plus structurée avec l’allocation d’équipes plus conséquentes, quittant le champ des "20% de temps libre" pour devenir quelque chose de plus officiel. 

L’investissement suit : si la plupart de ces gadgets l’ont été à budget "zéro" (une personne sur son temps disponible) on peut penser que le Sim City a demandé des choses plus conséquentes. Avec un peu d’aide de Lego ? Pourquoi pas. De même pour le "navigateur" des étoiles si, au delà du gadget, Google lui voit un intérêt en tant que produit indépendant à plus ou moins long terme.

Peut-on parler d'une course au gadget ? Leur nombre est-il infini ?

Si leur nombre est infini on ne peut pas parler de course au gadget. Tout cela a du sens d’une manière ou d’une autre pour Google. Bien sûr tous ces services ne seront pas populaires, certains sont même arrêtés un jour ou l’autre mais le seul moyen d’avoir, un jour, la "killer app" qui changera les choses est de permettre à un maximum d’initiatives de voir le jour. Ensuite la sélection naturelle fera son œuvre.

Le but de Google est-il de proposer des solutions pour tous les aspects de notre vie, du plus utile au superflu ? Quelle est la stratégie poursuivie, et avec quelles retombées pour l'entreprise ?

Oui, totalement. Cela fait longtemps que, dans leur esprit, ils ont quitté le paradigme du moteur de recherche pour aller vers un système d’agent intelligent capable de nous accompagner à tout moment quel que soit notre besoin. Dès lors, même les aspects les plus superflus ou incongrus peuvent avoir une valeur d’usage du coté de l’utilisateur.

La stratégie est, d’une certaine manière, dans la lignée de celle empruntée par Apple avec Siri ou IBM avec Watson. Demain on cherchera plus d’information dans un moteur de recherche mais on voudra des réponses, des actions, de l’aide à la décision. Cela demande d’être capable de fournir une multitude de services et de les "pousser" au bon moment dans la vie de l’utilisateur, en fonction de son contexte à un moment donné. Sans oublier ce que la mobilité change dans nos vies : sur un mobile on aura davantage tendance à vouloir une réponse ou une action rapide plutôt que passer de longues minutes à chercher dans un moteur de recherche. Cela mène à une "appification" et une "servicisation" de ce qui n’était avant que de la recherche.

Les retombées sont simples : garder les utilisateurs et les monétiser toujours plus (dire "toujours mieux" ne serait pas nécessairement pertinent au regard du risque collatéral). N’oublions pas qu’avec Google le produit ça n’est pas le service mais nous et nos données. Plus ils vont répondre à des questions de niche, précises, plus ils auront de données qualifiées sur nos comportements relatifs à ce sujet, plus ils pourront à la fois nous servir - pour nous garder comme utilisateurs - et les monétiser pour gagner de l’argent. Rien de surprenant : c’est leur business model affiché et assumé.

Propos recueillis par Gilles Boutin

 

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