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Xavier Bertrand officialise sa candidature pour l’élection présidentielle dans un entretien au Point
Xavier Bertrand officialise sa candidature pour l’élection présidentielle dans un entretien au Point
©ALEXANDER KLEIN / AFP

Campagne électorale

Xavier Bertrand officialise sa candidature pour l’élection présidentielle de 2022 dans un entretien au Point

Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’est confié à la rédaction du Point. Dans le cadre de cet entretien, il officialise sa candidature pour l’élection présidentielle de 2022.

Dans un entretien publié dans les colonnes du Point (et en kiosque ce jeudi), Xavier Bertrand vient de déclarer officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle de 2022.

A la question : « Serez-vous candidat à la présidence de la République en 2022 ? », Xavier Bertrand répond : « Oui, je serai candidat ».

Xavier Bertrand avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2017, après l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti.

Le président des Hauts-de-France croit en son destin national et a dévoilé les contours de son projet à la rédaction du Point dans cette interview.

Xavier Bertrand annonce qu’il se présentera même si son ancienne famille des Républicains organise une primaire ou non. Il espère convaincre - de Bruno Retailleau et Valérie Pécresse à Arnaud Montebourg - de rallier la « droite sociale et populaire ».

Xavier Bertrand annonce être « totalement déterminé. Dans la situation actuelle de la France, j'estime que c'est mon devoir (...) J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet. C'est pourquoi je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti. Je ne participerai pas à une primaire. Je respecte celles et ceux qui ont une démarche différente et je travaillerai avec tous (...) Je m'adresse à tous les Français, dans la fidélité à mon identité. Je suis un gaulliste social, d'une droite sociale et populaire ».

Xavier Bertrand s'est notamment confié sur son projet et sa vision politique : 

« Avec la crise du Covid, les Français ont compris que le centralisme parisien, que symbolise Emmanuel Macron, est fini et que la réponse se trouve dans les territoires. Les Français assistent, stupéfaits, à l'effondrement de l'autorité et à la mise en accusation de notre modèle par l'islamo-gauchisme, alors que nous sommes le pays le plus solidaire au monde. Le préalable à tout, c'est la restauration de l'autorité de l'État, c'est l'intransigeance sur nos principes et sur nos valeurs. L'identité de la France n'est pas négociable. Je dis aux Français qu'il est temps de nous ressaisir. Je leur propose d'exercer une présidence de devoirs. Avec un président qui assume la mission de chef des forces de sécurité. Je leur propose d'instaurer la République des territoires, pas une nouvelle étape de décentralisation mais, dans le respect de notre Constitution, un véritable changement de régime. Une nouvelle façon de conduire l'action publique au service d'une nouvelle façon de vivre, de travailler : la révolution par les territoires ».

Le président des Hauts-de-France se positionne notamment sur la question de l'autorité et des incivilités pour son programme : 

« D'abord restaurer l'autorité ! Notre pays est gangrené par l'insécurité et la violence. Je reprends à mon compte le constat « France Orange mécanique ». C'est beaucoup plus grave que ce qu'Emmanuel Macron appelle des « incivilités » (...) Le premier acte de mon mandat sera de présenter aux Français une loi de programmation quinquennale pour leur sécurité. Ce qui signifie notamment augmenter les budgets de la sécurité et de la justice. La sécurité des Français, avec moi, ce sera « quoi qu'il en coûte »  (...) En matière de terrorisme, je souhaite porter la période de sûreté à cinquante ans. Les terroristes islamistes sont jeunes, et je ne veux pas les voir libérés tant qu'ils sont en état de nuire. Je souhaite que ce changement s'applique de manière rétroactive. Et je soumettrai cette question aux Français par référendum, s'il le faut  ».

Xaver Bertrand a également évoqué l'importance de la décentralisation : 

« L'État centralisé est un cadavre qui étouffe l'initiative des Français. La crise du Covid marque son acte de décès. Si on veut de l'efficacité, il faut de la proximité : une République des territoires, j'assume le mot. Les décisions tombées de Paris, ça suffit ! Pas parce que c'est Paris, mais parce que ça ne marche plus. La crise des Gilets jaunes l'a démontré ».

Il s'est aussi confié sur sa vie et ses origines sociales : 

« Enfant, j'ai vu mon père, employé de banque, travailler dur à la maison le soir et le week-end pour passer des examens professionnels et gravir les échelons. Sa détermination m'a marqué. À l'époque, nous habitions dans un HLM à Troyes et il y faisait bon vivre. Je viens du peuple. On dit souvent qu'il faut un président pour la France, il est temps d'avoir un président pour les Français ».

Pour retrouver l'intégralité de l'entretien de Xavier Bertrand dans les colonnes du Point, cliquez ICI

A lire aussi : 2022 : le casse-tête à 4 inconnues de Xavier Bertrand

Le Point

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