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Un train transportant des céréales passe sur la ligne ferroviaire Coutalain-Chartres, dans le nord-ouest de la France. 15 juillet 2022
Un train transportant des céréales passe sur la ligne ferroviaire Coutalain-Chartres, dans le nord-ouest de la France. 15 juillet 2022
©JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP

Situation alarmante

Sans sursaut financier, les fermetures de ligne seront de plus en plus nombreuses, prévient la SNCF

Dans une tribune publiée par Le Monde, Jean Rottner, président de la région Grand-est, s'alarme du manque de moyens de SNCF Réseau à travers le contrat-cadre signé avec l’Etat.

Les voix qui s’alarment du manque de moyens pour financer le réseau de la SNCF sont de plus en plus nombreuses. 

Cette vague d'angoisse intervient après la signature en toute discrétion en avril dernier du contrat de performance entre l'Etat et SNCF Réseau, l'entité de l'entreprise publique qui a en charge le déploiement et l'entretien des voies et des aiguillages.

Ce contrat qui court sur 10 ans prévoit ainsi une enveloppe de 2,8 milliards d'euros pour l’entretien des infrastructures. Une somme insuffisante selon les syndicats, les associations d'usagers et même le régulateur des transports et les sénateurs. 

Dans une tribune publiée par Le Monde et adressée à la Première ministre, Jean Rottner, président de la région Grand-est, affiche clairement son inquiétude, estimant que sans « sursaut » financier, il faudra s'attendre à « des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses ».

« On ne fait pas rouler de train sans des rails. Des rails en bon état… Depuis plus de trente ans, notre pays n’entretient pas assez son réseau ferroviaire: il manque chaque année plus d’un milliard d’euros d’investissements pour stopper le vieillissement du réseau » souligne-t-il.

« Soyons clairs, le vieillissement du réseau entraînera très vite des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses (...) La conséquence est simple: le système pousse à réduire les circulations et toute politique d’accroissement de l’offre est vouée à l’échec. J’en appelle à un sursaut pour sauver le ferroviaire français dont le modèle est à bout de souffle. Il n’y aura pas de transition écologique sans le train. Il n’y aura pas de train sans que notre pays décide, enfin, des financements fortement accrus et garantis sur le long terme. Voilà de la planification écologique concrète ». poursuit-il.

Du côté de la SNCF, qui ne commente pas directement ces inquiétudes, Jean-Pierre Farandou, son PDG, plaide néanmoins pour une augmentation massive des moyens.

Il a évalué le besoin d'investissement dans le ferroviaire à environ 100 milliards d'euros supplémentaires sur 15 ans afin de contribuer à la décarbonation des transports en doublant la part du train. L'Etat pourrait contribuer à hauteur de 50%, assure-t-il. L'objectif final est de faire passer la part modale du ferroviaire dans les transports de 10 à 20%, assure la SNCF. 

BFM TV

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