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Le réchauffement des océans fatal 
à la survie de certains poissons
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Handicap

Le réchauffement des océans fatal à la survie de certains poissons

Des eaux trop chaudes affaiblissent la morphologie de certains poissons et handicapent leur capacité à se reproduire selon une étude australienne parue dans le journal Nature Climate Change ce lundi 18 avril.

Comme un poisson dans l'eau. Cette expression va perdre de sa force si les hypothèses d'une étude australienne publiée par le journal Nature se confirment. Des scientifiques de l'université de Tasmanie y affirment que le réchauffement des océans rendra beaucoup plus difficile la survie de certaines espèces. Comme l'explique l'un des responsables du programme :

"C'est la première fois que nous sommes capables de montrer qu'il y a un coût physiologique associé au changement climatique"

Pour valider cette idée, ils ont étudié un poisson de la mer de Tasmanie, le Banded Morwong. Des données concernant aussi bien leurs effectifs que leur morphologie ont été compilées. Dans cette zone où la température à la surface de l'eau a grimpé de 2 degrés au cours des 60 dernières années, l'espèce a connu un déclin notable sur la même période.

Les espèces à sang froid comme les poissons ont tendance à bénéficier du réchauffement des eaux, à condition qu'il reste léger. Cela les rend plus robustes et les effectifs prospèrent. En revanche, passée une certaine limite, le bénéfice du réchauffement s'inverse ; les poissons ont une constitution plus précaire, et ils ont davantage de difficultés pour se reproduire. C'est ce qui est arrivé au moki. Une fois que l'eau dépasse les 16 degrés, ses besoins en oxygène augmentent d'environ 44 %, il éprouve des difficultés à pondre, et son corps est en permanence dans une situation de stress, d'où une mortalité en hausse.

Ces données sont inquiétantes pour de nombreuses espèces commerciales. Là où le thon a la faculté de migrer vers des eaux plus froides en cas de réchauffement de l'océan, d'autres poissons restent abonnés aux mêmes eaux et risquent de péricliter au fil du temps. 

 

Lu sur ABC Science

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