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Loi Travail : Nicolas Sarkozy raille "une ambiance de fin de règne"
©Reuters

Critique

Loi Travail : Nicolas Sarkozy raille "une ambiance de fin de règne"

Très prudent, le patron des Républicains refuse de donner des consignes de vote sur le projet de réforme.

Nicolas Sarkozy peine à tirer avantage de la situation. Alors que l'exécutif est attaqué sur sa gauche, la droite hésite encore entre soutien prudent et rejet total. La loi Travail en est l'exemple. Certains élus de l'opposition y sont favorables, contrairement à d'autres. Difficile ainsi pour le patron des Républicains de donner une ligne unie et une consigne de vote précise. Au Monde, il préfère botter en touche : "j’aurais tellement aimé pouvoir vous répondre, mais encore eût-il fallu que je connaisse la réforme dans sa version finale" affirme Nicolas Sarkozy, soulignant que "le texte a déjà changé plusieurs fois avant même d’être adopté par le conseil des ministres." L'attaque vise donc davantage François Hollande, reprenant des éléments de langage déjà déployés la semaine dernière dans le Parisien. "Dans le meilleur des cas, la montagne accouchera d’une souris, car l’habituel exercice de synthèse de François Hollande l’aura emporté sur le courage" tranche l'ancien chef d'Etat. "Dans le pire des cas, cela aboutira à un recul général".

Questionné sur l'absence d'une telle réforme lors de son quinquennat, Nicolas Sarkozy réfute la critique. "La rupture conventionnelle a été une réforme majeure" insiste-t-il, rappelant aussi "un nombre considérable de réformes" entreprises par sa majorité comme "la réforme des retraites, autonomie des universités, service minimum dans les transports, heures supplémentaires défiscalisées…"

Interrogé sur les "bonnes intentions" de la gauche pour réformer le marché du travail, Nicolas Sarkozy se montre prudent : "les intentions, c’est une chose, mais pour l’instant nous ne voyons aucun résultat" fait-il remarquer. "La réalité est qu’il y a une ambiance de fin de règne, car M. Hollande a divisé sa propre majorité. Il paye les mensonges de sa campagne de 2012. Tous les gens qui descendent dans la rue sont ses électeurs déçus."

Lu sur Le Monde

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