Le destinataire de la "preuve" de Médiapart dément l'avoir reçue | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Le destinataire de la "preuve" de Médiapart dément l'avoir reçue
©

Boule puante

Le destinataire de la "preuve" de Médiapart dément l'avoir reçue

Le site internet avait présenté une note des services secrets libyens sur un supposé financement par Kadhafi de la campagne de Sarkozy en 2007.

(Mis à jour le 29 avril à 14h15)


Nicolas Sarkozy a qualifié  ce dimanche  d'"infamie" les accusations de Médiapart sur un financement de sa campagne  présidentielle de 2007 par la Libye du colonel Mouammar Kadhafi.

(Mis à jour le 29 avril à 12h30)

Bachir Saleh, ex-président du Fonds Libyen des investissements africains, destinataire supposé d'une note citée par Mediapart, a démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document", dans une déclaration transmise de son avocat Me Pierre Haïk. Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve en France, selon son avocat, "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".


François Fillon a qualifié ce dimanche le site d'information Mediapart d'"officine financée par de riches amis" de François Hollande. "On peut faire preuve d'esprit critique à l'égard de Mediapart, une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse de vouloir traîner dans la boue le président de la République et nous sort, à sept jours des élections, selon une méthode ancienne (...), un document faux, en tout cas impossible à authentifier" a-t-il affirmé sur Europe 1.

 

 

Le site Internet Mediapart a publié ce samedi un document des services secrets libyens qui ferait part d'un accord de principe du régime libyen pour que la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy soit financée par Kadhafi.

Selon le document, le gouvernement libyen aurait décidé "d’appuyer la campagne électorale" de Nicolas Sarkozy pour un "montant de 50 millions d’euros".

Moussa Koussa, le chef des services secrets de l’époque explique dans la note que cet accord est consécutif au "procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine".

Pour Ziad Takieddine, ce document prouve qu'"on est en présence d'une affaire d'Etat, que ces 50 millions d'euros aient été versés ou non" même si son avocate reconnaît que l'homme d'affaires n'était pas présent à la réunion mentionnée mais qu'il pense que le document est crédible.

L'intermédiaire mis en cause dans l'affaire de Karachi a cependant reconnu que «l'enquête sera difficile parce que beaucoup d'intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c'est déjà important de rendre public ce document.»

Le 12 mars dernier, Nicolas Sarkozy avait qualifié de "grotesque" un éventuel financement de sa campagne de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi.

Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, a demandé samedi à Nicolas Sarkozy de "s'expliquer devant les Français".

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy estime qu'il s'agit d'une "diversion grossière" de "l'équipe de François Hollande", "gênée par le retour de Dominique Strauss-Kahn. "Il s'agit d'imaginer un financement libyen de 50 millions d'euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d'euros. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n'ont donné lieu à aucune contestation" a-t-elle ajouté. "Et pourquoi pas 100 millions?"

Brice Hortefeux oppose pour sa part un «démenti catégorique et vérifiable» : «Je suis allé en Libye une seule fois dans ma vie, en 2005», a-t-il déclaré au site d'investigation.

Lu sur Mediapart

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !