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©LIONEL BONAVENTURE / AFP

Transport

Paris : la pollution de l'air dans le métro et le RER serait nettement plus forte que ne l'indique la RATP

L'association Respire critique la RATP après avoir réalisé ses propres mesures

Selon l'association Respire qui a réalisé ses propres tests, la pollution de l’air à l’intérieur des stations de métro et de RER est préoccupante.

Depuis des années, la RATP affirme surveiller le sujet au moyen d’un dispositif baptisé SQUALES, mais une nouvelle étude, commanditée par Respire et le Syndicat autonome de la RATP, réalisée dans 10 stations parisiennes, montre que les données de la RATP sont trompeuses.

Les valeurs ne corresponderaient pas à la pollution réelle dans les stations, avec des écarts qui atteignent un facteur 10. L’enjeu de santé publique est majeur quand 4 millions d’usagers et des dizaines de milliers de salariés utilisent quotidiennement les enceintes du métro parisien

En théorie, le système SQUALES mesure la pollution dans 3 stations parisiennes : Auber, Châtelet et Franklin-Roosevelt. Dans les faits, la station de mesure d’Auber ne communique plus ses résultats depuis juillet 2018 souligne l'association.

La station Auber est exposée à une pollution très importante, très au-dessus des valeurs habituelles. C’est peut-être pour cette raison que la RATP ne communique plus les valeurs de la station de mesure qui semble pourtant en fonctionnement et en bon état.

La RATP a depuis publié un communiqué à retrouver à cette adresse : "La RATP dément les accusations de l’association Respire"

La RATP réalise des mesures en continu dans des lieux représentatifs des espaces souterrains de la RATP depuis 1997. Le réseau de mesures SQUALES (Surveillance de la Qualité de l'Air de L'Environnement Souterrain) est composé de 3 sites de mesures : Franklin D. Roosevelt Ligne 1, Châtelet Ligne 4 et Auber RER A (mesures actuellement interrompues à Auber durant les travaux afin de garantir l’exactitude des données). 

Depuis avril 2018 les données sur la qualité de l’air sont consultables en temps réel depuis le site dédié concernant ces trois stations représentatives et très fréquentées.

Ces mesures sont réalisées à l’aide d’appareils de référence régulièrement entretenus, par un laboratoire accrédité par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation) et par des auditeurs externes. Toute autre mesure réalisée avec des capteurs portatifs, qui ne sont pas les appareils de référence, ne sont pas comparables aux mesures réalisées sur site. Il est important de souligner que la réponse de ces appareils portatifs varie en fonction de différents paramètres tel que l’humidité relative. Les résultats de ces appareils portatifs ne peuvent être qu’indicatifs et non véridiques.

Afin de garantir l’exactitude des mesures, ces dernières ont été interrompues à Auber pendant toute la période des travaux réalisés sur le quai. Notre local sera à ce titre amélioré et les mesures renforcées. Nous prévoyons ainsi de mettre en place le suivi des particules ultrafines en compléments des mesures PM10 et PM2.5 dans cette gare dès la fin des travaux. Par ailleurs, l’interruption des mesures à Auber est indiquée sur notre site dédié à la consultation des données en temps réel, via le message suivant : «  Les mesures sont actuellement interrompues suite aux travaux de rénovation de la gare. Pour plus d’informations sur le Laboratoire Essais et Mesures, vous pouvez consulter le site internet : www.eurailtest.com. » Les autres sites de mesures, Chatelet (ligne 4) et Franklin D. Roosevelt (ligne 1), fonctionnent bien.

Les mesures en continu portent sur les 6 paramètres usuels : 2 paramètres climatiques (température, humidité relative), un indicateur du renouvellement d’air (dioxyde de carbone) et 3 paramètres de qualité de l’air (oxydes d‘azote, particules- PM 2,5 et PM 10). 

En complément des relevés dans ces trois stations, des campagnes de mesures ponctuelles, réalisées sur les quais, dans les couloirs de correspondance et les salles d'échanges, permettent également de surveiller ces mêmes paramètres, ainsi que d’autres, tels que les particules ultrafines, les aldéhydes ou les hydrocarbures aromatiques. Nous menons par exemple actuellement un projet de recherche avec le Laboratoire central de la préfecture de Police et le Service parisien de santé environnementale qui porte sur l’exposition aux paramètres de qualité de l’air dans l’ensemble des modes de transport sur des trajets domicile-travail. A ce titre, des mesures ont été réalisées dans des rames de métro et de RER, du matériel roulant bus et tramway.

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