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La France Insoumise et sa direction critiquées dans une note interne qui dénonce "un fonctionnement dangereux"
©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Avenir du mouvement

La France Insoumise et sa direction critiquées dans une note interne qui dénonce "un fonctionnement dangereux"

La rédaction du Monde vient de révéler que des figures de La France Insoumise ont rédigé une note interne qui critique la direction du parti et la stratégie lors des élections européennes.

Le journal Le Monde révèle qu'un texte de cinq pages, une note interne, aurait été signé par plusieurs membres de La France Insoumise. Le parti traverse actuellement une crise interne. La stratégie du mouvement est notamment au cœur des interrogations pour l'avenir de la formation politique. 

La rédaction du Monde s'est procurée cette note interne intitulée "Repenser le fonctionnement de La France Insoumise". Ce texte a été signé par 42 militants et cadres du parti. Plusieurs figures du mouvement comme Charlotte Girard, l'ancienne responsable du programme, ou bien encore Manon Le Bretton, chargée de l'école de formation, ont co-signé ce document.  

Cette note interne est "un réquisitoire en règle contre la gouvernance du mouvement populiste de gauche", selon les journalistes du Monde

Ce texte, présenté par ses auteurs comme une "contribution interne et positive", ne nomme jamais Jean-Luc Mélenchon ou Manuel Bompard.

Le texte déplore "l'affaiblissement du réseau militant et le départ de plusieurs responsables" et le fait que La France Insoumise n'ait pas pu "s'ancrer durablement dans la société" depuis les dernières élections présidentielles. 

Selon les auteurs de cette note interne, "le fonctionnement actuel de LFI combine une certaine horizontalité en termes de fonctionnement mais une grande verticalité en termes de décisions collectives". L'action politique de La France Insoumise est également remise en cause : 

"Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place. […] Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation – prérogatives, champ d’action, identité, statut sans qu’ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire. Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. Ne pas reproduire les travers des partis traditionnels est évidemment une problématique cruciale ; mais si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des "partis d’élus". […] Un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir une fois cette phase [présidentielle et législative] passée. Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement".

La liste de Manon Aubry a récolté 6,31% des suffrages lors des élections européennes. 

L'Assemblée représentative de La France Insoumise va se dérouler le 23 juin à Paris. 

Le Monde

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