Islamisme : Des associations profitent de l'opacité et de la complaisance des institutions européennes pour toucher des subventions ou influencer les politiques communautaires | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
La campagne du Conseil de l'Europe célébrant la diversité et « la liberté dans le hijab ».
La campagne du Conseil de l'Europe célébrant la diversité et « la liberté dans le hijab ».
©Capture d'écran Conseil de l'Europe

Wokisme

Islamisme : Des associations profitent de l'opacité et de la complaisance des institutions européennes pour toucher des subventions ou influencer les politiques communautaires

Selon une enquête du Figaro, des associations qui perçoivent des subventions tentent de plus en plus de peser idéologiquement au sein des instances européennes.

Une campagne lancée par le Conseil de l'Europe célébrant la diversité et « la liberté dans le hijab » avait suscité une levée de boucliers en France en novembre dernier. Les portraits de jeunes femmes de cette campagne avaient finalement été retirés. Le slogan « La liberté dans le hijab » avait été très commenté. Lancée par le Programme pour l'inclusion et la lutte contre les discriminations du Conseil de l'Europe et cofinancée par l'Union européenne, cette campagne proposait des portraits de plusieurs jeunes femmes, voilées sur une seule moitié de l'image. Cette campagne était soutenue par l'Union européenne via le programme « Citoyens, égalité, droits et valeurs » (sous la direction de la commissaire européenne à l'Égalité Helena Dalli), qui est doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros. Sans la polémique suscitée en France et la réaction de Marlène Schiappa et de Clément Beaune, les affiches du Conseil de l'Europe sur le hijab n'auraient sans doute jamais été retirées.

A la manière de cet exemple et selon une enquête du Figaro, des associations proches des « idées « fréristes » (la stratégie de soft-power islamiste prêchée par les Frères musulmans) entendent tirer parti des politiques européennes en faveur de l'égalité, pour assimiler toute critique des préceptes musulmans à de l'islamophobie ».

D’après la chercheuse du CNRS, Florence Bergeaud-Blackler, qui s'est confiée au Figaro, « avec une parfaite connaissance du droit européen, le frérisme s'adapte à l'environnement politico-culturel de Bruxelles ».

Selon des révélations de la rédaction du Figaro, l’une des associations à avoir également tiré profit de ces fonds colossaux est « l'ENAR, le Réseau européen contre le racisme, qui se présente comme « la voix de l'antiracisme en Europe » - une giga structure qui reçoit près d'un million d'euros chaque année de la part des institutions européennes ».

L'ENAR aurait notamment mené des propres travaux de recherche pour démontrer que la politique de lutte anti-terroriste dans l'Union européenne a renforcé les discriminations ethniques et religieuses, notamment en France.

Un autre récent rapport de l’ENAR entendait démontrer avec une carte interactive établie sur la foi des signalements faits par plusieurs ONG affiliées, que la pandémie aurait aggravé les discriminations racistes ou islamophobes en Europe. Les systèmes de santé et de soins d'urgence seraient moins accessibles, selon la chercheuse Elizabeth Arquinigo Pardo, à certaines minorités ethniques ou religieuses, en raison d'un « racisme structurel » à travers la plupart des pays européens.

Selon Le Figaro, le FEMYSO (Forum européen des organisations musulmanes de jeunes et d'étudiants) est également un organisme financé par l'Union européenne (210.000 € depuis 2007). Il s'agit en réalité de « l'émanation transnationale de l'UOIF, l'Union des organisations islamiques de France créée par des membres des Frères musulmans dans les années 1980 (devenu depuis Musulmans de France) », d’après Le Figaro.

Le FEMYSO abrite un panel d'organisations liées de près ou de loin aux Frères musulmans : l'Islamic Community Millî Görüs, les Étudiants musulmans de France ou bien encore la ligue des musulmans de Belgique.

L'EMU, Union musulmane en Europe aurait aussi reçu plusieurs dizaines de milliers d'euros également de l'Union européenne elle-même (de l'ordre de 90 000 euros en 2019, selon un rapport parlementaire), d’après des informations du Figaro.

Des députés européens estimaient en septembre 2020 dans une question écrite à la Commission européenne que le montant des subventions allouées à des associations islamistes atteindrait au moins 36,5 millions d'euros sur cinq ans.

Pour retrouver l'enquête du Figaro, cliquez ICI

Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !