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Le dictateur Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 au Bélarus.
Le dictateur Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 au Bélarus.
©SHAMIL ZHUMATOV / POOL / AFP

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Bélarus : Loukachenko admet qu'il est "absolument possible" que ses forces aient aidé des clandestins à passer en Pologne

Dans une interview à la BBC, le dictateur biélorusse explique qu'il n'a pas l'intention de les arrêter.

Le dictateur du Bélarus, Alexandre Loukachenko, accusé d'avoir attiré des migrants à la frontière polonaise avec la fausse promesse d'une entrée facile dans l'Union européenne, déclaré à la BBC qu'il était "absolument possible" que ses forces militaires les aient aidé à passer en Pologne. 

"Nous sommes des Slaves. Nous avons du cœur. Nos troupes savent que les migrants vont en Allemagne", a-t-il déclaré. Niant être responsable de cette situation, il poursuit : "Peut-être que quelqu'un les a aidés. Je ne me pencherai même pas sur cette question".

Loukachenko a expliqué à la BBC : "Je leur ai dit [à l'UE] que je n'allais pas retenir les migrants à la frontière, les retenir à la frontière, et s'ils continuent à venir à partir de maintenant, je ne les arrêterai toujours pas, parce qu'ils ne viennent pas dans mon pays, ils vont dans le vôtre". "Mais ce n'est pas moi qui les ai invités ici. Et pour être honnête, je ne veux pas qu'ils passent par le Belarus", assure-t-il.

L'opposition à Alexandre Loukachenko, et notamment Svetlana Tikhanovskaya, qui assure avoir remporté l'élection présidentielle d'août 2020, a critiqué la BBC pour cette interview qui "donne la parole à un dictateur".

Lors de cet entretien, le journaliste de la BBC a notamment évoqué le passage à tabac de manifestants pacifiques et la torture pratiquée dans les prisons du pays. "OK, OK, je l'admets, je l'admets. Des gens ont été battus dans le centre de détention d'Okrestina. Mais il y avait aussi des policiers battus et vous ne l'avez pas montré", a répondu le dictateur.

Il a également ironisé sur la fermeture de dizaines d'organisations non gouvernementales : "Nous allons massacrer toute la racaille que vous [l'Occident] avez financée. Oh, vous êtes contrariés que nous ayons détruit toutes vos structures ! Vos ONG, quelles qu'elles soient, que vous avez financées", a-t-il répondu.

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