Sueurs froides au Quai d'Orsay pour les journalistes français | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Manifestants à Benghazi
Manifestants à Benghazi
©

Libye

Sueurs froides au Quai d'Orsay pour les journalistes français

Le Quai d'Orsay aimerait bien que les journalistes français présents à Tripoli quittent la capitale libyenne. Une vision pas nécessairement partagée par les rédactions concernées ...

Alors que la situation insurrectionnelle devient de plus en plus complexe à appréhender, en Libye, le ministère des affaires etrangères a fait le tour des rédactions françaises pour recenser les journalistes présents sur place, tant en zone libérée, que sur Tripoli et ses environs.

"Nous avons évacué l'ensemble des personnels de l'ambassade de France et tous les ressortissants français dont nous avions connaissance" rappelle une source au quai d'Orsay, "nos conseils d'évacuer la Libye valent pour donc l'ensemble des français y compris les journalistes".

Traduction dans la réalité : la diplomatie française préférerait grandement que les journalistes français quittent Tripoli, comme l'ont confirmé à Atlantico plusieurs rédactions. Néammoins, une équipe de TF1 qui devait quitter Paris ce mercredi a rebroussé chemin. Michel Scott, qui se trouvait déjà à Benghazi, essaye de rejoindre la capitale libyenne.

Invitation aux journalistes du monde entier

Le colonel Kadhafi a lancé une invitation aux journalistes du monde entier, pour qu'ils puissent constater sur place, à Tripoli, que la situation est calme.

Mais "on ne peut pas faire confiance à ces gens-là" ajoute le quai d'Orsay "ils n'ont aucune parole, et la situation peut se retourner du jour au lendemain, et il sera alors très difficile d'évacuer les journalistes pris au piège".

En revanche, en ce qui concerne les "zones libérées", le ministère des Affaires Etrangères estime qu'il est probable que les combats aillent en s'amenuisant, les rendant de plus en plus sûres pour les étrangers.

La question de la sécurité des journalistes français envoyés dans des zones dangereuses est un point de tension récurrent entre les autorités et les médias français. On se souvient de la polémique qui était survenue après la prise en otage de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !