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Il n'y aurait plus que 11,1 millions de kilomètres carrés de glace flottante dans l'Océan arctique cette année, par rapport à une moyenne de 12,7 millions sur les 30 années précédentes.
Il n'y aurait plus que 11,1 millions de kilomètres carrés de glace flottante dans l'Océan arctique cette année, par rapport à une moyenne de 12,7 millions sur les 30 années précédentes.
©Reuters

Iceberg

Selon ce scientifique, l'Arctique pourrait perdre toute sa glace pour la première fois depuis 100 000 ans

Le professeur Peter Wadhams de l'Université de Cambridge avait fait cette prédiction il y a quatre ans, et les dernières données semblent la confirmer.

Cette année ou l'année prochaine, il pourrait ne plus y avoir de glace flottante dans l'Océan arctique, selon Peter Wadhams, directeur du Groupe de physique des océans polaires à l'Université de Cambridge. Ce serait la première fois depuis 100 000 ans que ça serait le cas.

Il avait déjà fait cette prédiction, controversée à l'époque, il y a quatre ans. Mais selon les dernières données par satellite produite par le US National Snow & Ice Data Center, il n'y aurait plus que 11,1 millions de kilomètres carrés de glace flottante dans l'Océan arctique cette année, par rapport à une moyenne de 12,7 millions sur les 30 années précédentes, ce qui confirmerait le taux de baisse avancé par sa prédiction.

"Ma prédiction reste que la glace arctique pourrait vraiment disparaître. […] Même si elle ne disparaît pas complètement, il est très probable que cette année, nous aurons un record de baisse", a-t-il déclaré à The Independent. "Je suis convaincu que nous aurons moins que 3,4 millions de kilomètres carrés", ce qui est le précédent record.

Evidemment, cette baisse vertigineuse serait due au réchauffement climatique—et pourrait l'accélérer. En effet, il y a dans l'océan des réserves de méthane jusqu'à aujourd'hui piégées par la glace qui, en s'échappant, accroissent l'effet de serre. Selon une étude du professeur Wadhams publiée dans le journal Nature, ce simple lâcher de méthane pourrait provoquer une hausse de la température moyenne globale de 0,6 degrés, en seulement 5 ans, une accélération très élevée. De plus, la disparition de la calotte glaciaire rend la surface de la terre plus sombre, ce qui veut dire qu'elle renvoie moins de la lumière du soleil et se réchauffe plus.

Un autre climatologiste, le docteur Peter Gleick, a déclaré qu'il n'a "aucune idée" de si la prédiction du professeur Wadhams s'avérera correcte, mais qu'il a certainement raison de tirer la sonnette d'alarme sur la hausse des températures dans la région. "Un Arctique sans glace, ou avec peu de glace, a un impact global sur le climat et les écosystèmes, et surtout, ces changements dans l'Arctique présagent des changements fondamentaux et importants au climat partout sur le globe."

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