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Pas envie de vous faire gifler dans le métro pendant les vacances ? La liste des choses à faire ou pas dans les rames des grandes villes européennes
©REUTERS/Fabrizio Bensch

Please mind the gap...

Pas envie de vous faire gifler dans le métro pendant les vacances ? La liste des choses à faire ou pas dans les rames des grandes villes européennes

On ne se comporte pas de la même façon selon que l'on se trouve dans le métro à Rome, Londres, Paris, Athènes ou Berlin. Pour vos prochains voyages, voici quelques conseils à suivre.

Être un bon citoyen de la ville que l'on visite, se fondre dans la masse pour avoir l'air d'un touriste, ce n'est pas une mince affaire. En France, peut-être le savez-vous, et à Paris en particulier, il y a quelques petites règles de bienséance à respecter. Dans plusieurs autres capitales européennes, il existe un code tacite du comportement à respecter. D'Athènes à Rome, en passant par Londres, Paris et Berlin, voici le guide de vos pérégrininations souterraines au coeur de l'Europe.

A Londres, la tolérance est de mise : la capitale britannique ne doit pas faillir à sa répution de ville mondiale du tourisme et le Tube (surnom du métro) en est l'une des meilleures vitrines. Le réseau ferroviaire, gigantesque, est remarquablement entretenu. Les rames et les quais sont propres alors qu'étonnamment, il y a très peu de poubelles. Les gens ne jettent pas les papiers - ou bien le service propreté est performant - toujours est-il qu'il est agréable de prendre le métro et que les Londoniens eux-mêmes veillent à la bonne hygiène de leur métro, en respectant cette règle de propreté, même si les gens mangent et boivent en toute liberté. 

Par ailleurs, la consommation d'alcool a été récemment interdite dans les wagons mais lorsqu'arrive le week-end, les autorités locales ferment les yeux et font confiance. L'autre caractéristique principale de l'"Underground" londonien, c'est la politesse : contrairement à certaines autres villes d'Europe, être courtois est une règle avec laquelle on ne transige pas. A la sortie des rames, les gens laissent le temps à ceux qui veulent sortir de le faire, en se mettant sur le côté, sans que personne ne pousse. Aussi, les hommes sont de vrais gentlemen : si une place est vide et que vous êtes deux, vous verrez rarement un homme se précipiter sur le siège vacant - au contraire, un "have a sit" est d'usage. De même, avec les femmes enceintes ou les personnes âgées.

En outre, il existe une coutume, celle de laisser son journal à sa place pour que les voyageurs suivants puissent en profiter. Partageur le Londonien ? Pas toujours, et c'est là que s'arrête le portrait idyllique du Tube. S'il y a bien une chose que les locaux détestent, c'est que le respect des codes soit bafoué, notamment dans l'escalator. Les gens sont pressés à Londres et pour gagner du temps dans l'escalator, la règle est de se placer à gauche des marches pour laisser passer les plus pressés - de même qu'avec notre "conduite à droite" parisienne. Ainsi, il est rare de voir des gens en plein milieu. Si cela devait être le cas, gare aux regards méprisants ! Concrètement, le Londonien va vous pousser de manière sèche et vous regarder avec un regard dédaigneux qui en dit long sur sa colère. Le flegme britannique a ses limites, mais de manière générale, c'est l'un des métros les plus agréables d'Europe.

A Berlin, le métro écolo-tranquille

Le métro berlinois est moins cher, détendu et respectueux. Un billet normal vous coûte entre 2,60 et 3,20 €, selon les zones choisies et dure 2 heures. Le U-Bahn est propre et pour cause, il incarne l'esprit de la ville, très écolo-bobo. Ici, ne laissez surtout pas votre journal traîner derrière vous car, généreux ou pas, les Berlinois détestent qu'on salisse leur métro et n'hésiteront pas à vous rappeler à l'ordre en cas de manquement à la règle. Par ailleurs, on évite de manger dans le métro de manière générale.

Autre signe qui montre l'attachement de cette ville pour les transports non-polluants : il est possible d'emmener son vélo dans les rames, moyennant un léger supplément - une sorte de taxe écologique du vélo que les locaux ne rechignent pas à payer. Concernant l'ambiance générale, on peut dire que les gens sont relativement détendus et aiment prendre leur temps. Il n'y a pas de bousculade que ce soit pour entrer, sortir de la rame ou prendre les escalators. Vous en aurez vous-même déduit qu'il n'y a pas vraiment de fil à respecter, contrairement à Londres, puisque tout le monde a le temps...

La gérontocratie athénienne

Les gens se plaignent souvent du manque de politesse chez les jeunes : pourtant, à Athènes, les plus mal élevés et les plus râleurs, ce sont les seniors ! Les pousseurs pressés et les lanceurs d'insultes au nom d'oiseau auront bien souvent les cheveux couleur poivre et sel. Au contraire, les jeunes sont patients et bien éduqués. Au-delà des grand-pères qui bousculent, le métro d'Athènes à d'autres particularités : tout comme à Berlin, vous pouvez vous mettre où vous voulez dans l'escalator sans que l'on méprise, et les gens se rangent lors de votre sortie de métro. Concernant la propreté, cela laisse à désirer, même s'il y a du mieux depuis la rénovation du réseau en 2000.

De un, on voit souvent des papiers sur le sol, et les gens mangent dans les rames laissant souvent leur fin de "repas" à la vue de tous. De deux, malgré l'interdiction de fumer depuis plus de dix ans, certains Athéniens font de la résistance et fument encore sur les quais. Ne soyez pas non plus choqué de voir des hommes en cravate remplir les rames du métro sur les coups de 22h : ils sortent du travail. La Grèce est en effet le pays où l'on a les plus longs horaires de travail (42 heures par semaine de moyenne) en Europe. Ces travailleurs se mélangent parfois avec les fêtards, un drôle de mélange pour le touriste qui arrive sur le sol grec. Nota Bene : Il faut faire attention aux bandes organisées de pickpockets qui sévissent dans le métro, en particulier à Omonia et Monastiraki ou sur le trajet vers Le Pirée. Les autorités de la ville ont fait savoir qu'il y a une nette recrudescence de ces vols depuis quelques années.

 

Rome : les forts parleurs sont les rois

Pour un européen du Nord, le métro romain ressemble à la jungle. En heure de pointe à Londres, les usagers du métro restent debout en silence. A Rome, tout le monde se tasse dans la chaleur et dans un brouhaha assez déconcertant pour les novices. Tout le monde étouffe, mais personne n'éprouve le besoin de garder ce malaise pour soi : plus aucun secret pour le voisin. Si on parle de respect, il n'est pas certain que tout le monde l'applique de la même manière. S'il est considéré comme impoli de pousser les gens pour sortir avant que tous les passagers ne soient descendus, c'est pourtant la règle générale - ce qui crée de belles pagailles.

Descendre d'un wagon est une lutte de tous les instants. Les gens dans les escalators sont bien plus calmes et tout le monde reste tranquillement debout en attendant d'arriver en haut. Il y a un domaine où le métro romain laisse beaucoup à désirer : le nombre malheureusement élevé d'hommes qui ne savent pas gérer les heures de pointe. Leur façon de traiter avec elles est de saisir toutes les mains ballantes et de demander à haute voix "Est-ce que quelqu'un a perdu ça?". Le but est d'effrayer les gens pour les faire sortir. Apparemment, cela fonctionne...

A Paris, face aux incivilités on tente de faire bonne figure

Paris ville lumière, a du mal à briller quand il s'agit de descendre sous terre. Le métro parisien possède plusieurs caractéristiques qui fluctuent selon la ligne que l'on prend et l'heure à laquelle on va entrer ou sortir. Disons que de manière générale, cela n'est pas un calvaire de se déplacer dans Paris tant la ville est bien desservie avec ses 14 lignes. Le gros point noir concerne les nombreux arrêts fréquents qui peuvent vous faire perdre votre sang-froid. Arrêt pour incident technique, malaise voyageurs, régulation de trafic, voyageur sur les lignes, panne, etc. Difficile d'établir un temps de trajet fiable et bien souvent les Parisiens partent avec de l'avance pour faire face à ces différents retards. Dans le domaine, la pire des lignes est sans nul doute la ligne 13, un cauchemar pour ses utilisateurs. La ville de Paris n'a pas trouvé le moyen de décharger la ligne bleu ciel et aux heures de pointe, des employés de la RATP viennent faire les gendarmes pour tenter d'établir un semblant d'ordre. Cette ligne est une catastrophe, mais le prolongement de la ligne 14 vers Clichy devrait changer (un peu) les choses...

Le métro parisien n'est ni trop sale... ni très propre. On ne voit pas des papiers partout, mais parfois des liquides douteux peuvent dégouliner. On doit normalement laisser entrer et sortir les gens, mais c'est malheureusement très peu respecté : les gens sont trop pressés, tout comme dans l'escalator. Mettez-vous sur la file de droite, sinon c'est le drame : on vous fera comprendre que vous gênez d'une manière ou d'une autre. Autre code à respecter : on évite le contact des yeux (source de tension) et on garde son calme quand le métro est bondé et que les genoux s'entrechoquent. Les sièges pliables peuvent aussi énerver : si les gens assis ne se lèvent pas en heure de pointe, il arrive souvent que les gens subissent le courroux des passagers serrés comme des sardines. Mis à part ces éléments, le métro parisien est tranquille en heures creuses, et agréable même. C'est malheureusement trop rare...

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