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A Avignon, une grande fresque représentait Jacques Attali manipulant comme une marionnette Emmanuel Macron.
A Avignon, une grande fresque représentait Jacques Attali manipulant comme une marionnette Emmanuel Macron.
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Le retour de la pieuvre juive

Non, non et non tout n’est pas permis contre Emmanuel Macron !

Mais à Avignon si…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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En 1943, pendant l’Occupation, le régime de Vichy organisa à Paris au Palais Berlitz une exposition : « le juif et la France ». Elle était le fruit de longues et minutieuses recherches. Des centaines de photos et de caricatures. Des centaines de noms : des réalisateurs, des professeurs, des journalistes, des éditeurs.

Tous Juifs. Ils étaient supposés avoir fait du mal aux bons Français. Ceux-ci, présentés comme naïfs et peu lucides auraient été subjugués et asservis par les Juifs, malins, sournois et retors. Il fallait que ça cesse.

Dans la cité des Papes, une gigantesque peinture murale s’affiche sur les murs de la ville. Elle est directement inspirée par l’esprit de l’exposition « Le juif et la France ». On y voit une marionnette représentant Macron. Et qui tient les fils de ce pantin ? Jacques Attali ! Inutile de mentionner les origines de l’ancien conseiller de Mitterrand : tout le monde les connaît !  

Le message de cette fresque est parfaitement limpide. Les associations juives s’en sont émues et ont demandé qu’elle soit effacée. On sait que les Juifs sont des écorchés vifs. Mais c’est parce qu’ils ont été écorchés par l’Histoire.

La maire (PS) d’Avignon a refusé d’accéder à leur demande se déclarant « attachée à la liberté d’expression ». On ne savait pas que la haine du Juif relevait de la liberté d’expression...

Pour expliquer son attitude, la maire d’Avignon a indiqué qu’« il n’y avait aucun mot, aucun nom sur la fresque ». Et donc que « tout le monde pouvait y voir ce qu’il voulait ».

Il est vrai que sur la peinture murale l’auteur de cette œuvre attachante n’avait pas écrit « Attali youtre »,ou « Attali youpin ». Tout va bien…

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