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Municipales : mais que cache donc l’étonnante schizophrénie des Français entre élections locales et nationales ?
©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Enseignements du vote

Municipales : mais que cache donc l’étonnante schizophrénie des Français entre élections locales et nationales ?

Grands vainqueurs des élections municipales, les écologistes remportent des victoires importantes à Lyon, Bordeaux et Strasbourg mais également à Annecy, Poitiers ou Besançon. Quels sont les principaux enseignements du vote de dimanche ?

Bruno Cautrès

Bruno Cautrès

Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes portant sur la participation politique, le vote et les élections. Il a développé d’autres directions de recherche mettant en évidence les clivages sociaux et politiques liés à l’Europe et à l’intégration européenne dans les électorats et les opinions publiques. Il est notamment l'auteur de Les européens aiment-ils (toujours) l'Europe ? (éditions de La Documentation Française, 2014) et Histoire d’une révolution électorale (2015-2018) avec Anne Muxel (Classiques Garnier, 2019).

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Guillaume  Bernard

Guillaume Bernard

Guillaume Bernard est maître de conférences (HDR) à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures). Il a enseigné ou enseigne dans les établissements suivants : Institut Catholique de Paris, Sciences Po Paris, l’IPC, la FACO… Il a rédigé ou codirigé un certain nombre d’ouvrages dont : Les forces politiques françaises (PUF, 2007), Les forces syndicales françaises (PUF, 2010), le Dictionnaire de la politique et de l’administration (PUF, 2011) ou encore une Introduction à l’histoire du droit et des institutions (Studyrama, 2e éd., 2011).

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Jean Petaux

Jean Petaux

Jean Petaux est docteur habilité à diriger des recherches en science politique, spécialiste de la vie politique française. Il s’est aussi spécialisé dans l’analyse localisée de la politique. Il dirige une collection aux éditions « Le Bord de l’Eau » intitulée : « Territoires du politique ». Prochain livre à paraître : « Entretiens avec Jacques Valade » (octobre 2021). Officier des Palmes académiques, il est, par ailleurs, membre associé de l’Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux.  

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Atlantico.fr : Comment expliquer les larges victoires des Verts aux municipales alors que leur ligne politique est très largement éloignée des attentes des Français sur les sujets régaliens ?

Jean Petaux : Existe-t-il un décrochage entre les performances réalisées par telle ou telle formation politique au plan européen, national et local dans un État  de plus en plus centralisé comme la France ? La question se pose au vu des résultats électoraux de ce second tour à nul autre pareil qui vient (enfin) clore des élections municipales qu’il convient plus de qualifier de « pathétiques » que « d’historiques ». Une abstention qui a atteint un niveau totalement inconnu, au premier et au second tour. Une absence de campagne possible pour le second tour. Toute la classe politique, sans aucune exception, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite y a trouvé son compte. Jusqu’au Conseil constitutionnel qui dans l’exposé de ses motifs de rejet de deux QPC a osé évoquer un argument d’un cynisme sans nom : « finalement la faible participation a plutôt bénéficié aux petites listes qui, en valeur relative, se sont ainsi trouvées plutôt mieux représentées que si la participation avait été dans l’ordre de la norme ». Autrement dit la bagatelle de 20% supérieure, ceci valant pour le premier tour.

Gageons que rapidement le stigmate de la « mal-élection » ressortira dans de nombreuses municipalités comme argument politique. Les opposants qui en useront (et qui étaient souvent les mêmes qui assénaient à grand renfort de gesticulation cette même critique à l’égard d’Emmanuel Macron après le 2nd tour de la présidentielle de mai 2017… alors que c’était objectivement faux) prendront bien le soin de passer sous silence le fait que les « majoritaires » (les autres) mal élus l’auront été tout autant que les « minoritaires » (eux-mêmes)… Mais cette critique ressortira à n’en point douter et elle contribuera, une fois de plus, à saper encore un plus le principe de la démocratie représentative.

Les « larges victoires des Verts » que vous évoquez ne sont larges que parce que la mobilisation des électeurs a été étroite et étriquée. L’abstention s’établie à plus de 62% en moyenne pour les 4.800 communes qui restaient encore à voter. Dans la plupart des villes gagnées par les Verts d’ailleurs leur victoire n’est souvent que du fait d’une triangulaire et quand on rapporte le nombre de suffrages obtenus par la liste vainqueur, en l’espèce la liste « Verte » avec ses alliés, non plus aux suffrages exprimés totaux mais aux électeurs inscrits, on obtient des pourcentages spectaculaires… par leur insigne faiblesse.

Le cas « Strasbourg » est édifiant et correspond exactement à ce qui vient d’être énoncé. Trois listes en présence au second tour. Il y en avait 10 au premier ! Situation déjà ridicule… La liste arrivée en tête, celle conduite par Madame Barseghian (EELV) obtient 27,87% des SE le 15 mars au soir. L’abstention est de 65,63% par rapport aux inscrits. Ce qui rapporte le score de la liste « Verte » à 9,42 % des inscrits. La liste LREM, 2ème du premier tour est à 6,71% des inscrits. Au soir du second tour, c’est la liste de Mme Barseghian qui l’emporte avec 41,70% des suffrages exprimés devant la liste Fontanel (LREM) 34,95% et la liste PS emmenée par l’ancienne maire et ministre Catherine Trautmann : 23,33%. Miracle : il y a eu 3.300 votants de plus le 28 juin. L’abstention a donc baissé pour s’établir à 63,34% des inscrits. Malgré ce sursaut (très relatif…) de civisme, il n’en reste pas moins que la liste EELV n’a obtenu le soutien que 15,03% des inscrits sur les listes électorales strasbourgeoises. La liste LREM 12,60% et la liste PS 8,41 %. Ce qui ne les empêchera certainement pas de prendre la parole au « nom des Strasbourgeois » pendant leurs six ans d’opposition au conseil municipal de Strasbourg. De quoi, sans doute aussi, pour la liste gagnante, se prévaloir d’une majorité en voix et en sièges pour changer en profondeur les habitudes et les modes de vie des habitants de la métropole du Grand Est… Dans les trois cas : la décence voudrait qu’elles démissionnent en bloc en reconnaissant qu’à elles trois elles pèsent environ… 36% des électeurs inscrits !

Reste qu’aux royaumes des aveugles les borgnes deviennent roi. Il y a eu incontestablement une « vague verte » au second tour de ces élections municipales de 2020. Une « vaguelette » en « temps électoral » normal qui a pris l’allure d’un tsunami à Lyon, Marseille, Bordeaux et qui a bien failli emporter Lille ou Toulouse. Les attentes des Français sont multiples et contradictoires. Il est manifeste que la pandémie et la séquence confinement / déconfinement, n’ont pas fait baisser l’attrait et l’intérêt des électeurs pour la cause environnementale ou amoindri, leurs angoisses sur le dérèglement climatique. Mais ce n’est pas parce que vous adhérez à un type de propositions politiques que vous en rejetez d’autres sur d’autres domaines… C’est là toute la complexité des demandes en politique que l’on qualifie souvent d’injonctions contradictoires adressées par les électeurs aux candidats à l’élection.

Guillaume Bernard : Les municipales sont des élections locales : c’est une lapalissade. Et donc les motivations des électeurs sont quelque peu différentes de celles qui peuvent être exprimées lors des scrutins nationaux. Il faut d’ailleurs remarquer que Les Verts font surtout recette dans les grandes villes, là où il y a encore des emplois : c’est un vote de métropolitains en faveur d’une écologie punitive et d’un progressisme sociétal. On est très loin de l’écologie du quotidien, de l’écologie de l’ordre naturel, des circuits courts et de l’agriculture biologique, ce qui renforce encore la fracture entre les métropoles et la France périphérique. 

Mas, il est également possible (il faudra regarder attentivement les résultats ville par ville et les enquêtes d’opinion) qu’il y ait eu des transferts de voix, au sein de la gauche, en raison justement de choix nationaux : des électeurs de gauche radicale ont pu se reporté sur les Verts en raison que la quasi absence de LFI lors de ses élections ; d’autres qui avaient apporté leur soutien à Macron en 2017 ont peut-être voulu marquer leur défiance vis-à-vis de l’Exécutif qu’ils considèrent, à tort ou à raison, comme ayant (trop) glissé vers la droite. Ainsi, les alliances LREM-LR (destinées à bloquer les Verts) ont, hormis à Toulouse, échoué (comme à Bordeaux ou Strasbourg). 

Bruno Cautrès : Cela s’explique assez aisément. Les attentes des Français en matière d’action publique sont plurielles et s’expriment dans au moins deux grandes dimensions : les questions économiques et sociales, les questions de changement social et culturel mais aussi les questions régaliennes. Les spécialistes des études électorales utilisent le concept que « issue ownership » : les électeurs attribuent aux candidats et aux partis des « spécialités » : la gauche est, pour les électeurs, spécialiste des questions de justice sociale, la droite est spécialiste des questions de compétitivité et d’ordre public, les écologistes sont spécialistes des questions climatiques et d’environnement. Les élections locales, notamment municipales,  par leur dimension d’action publique pragmatique (par exemple le bio dans les cantines scolaires) et de proximité tend à favoriser des formations politiques comme les écologistes. Il faut se rappeler que c’est à travers les conseils municipaux, mais aussi départementaux et régionaux, que l’écologie politique s’est progressivement développée en France. Par ailleurs, les enjeux climatiques et environnementaux sont bien en train de prendre plus d’importance dans les préoccupations des Français.

Pourquoi LREM et le RN présentent-ils des scores aussi faibles aux élections municipales alors qu'un sondage paru il y a quelques semaines désignait Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2022 ?

Jean Petaux : Parce que dans les deux cas ces deux formations sont apparues sur la scène politique par le haut et non pas par la base et le terrain local. On pourrait ajouter à ces deux partis, la France Insoumise qui a bien pris soin d’avancer « masquée » dans cette dernière séquence municipale en se dissimulant derrière le « faux nez » des « listes citoyennes » qui ne trompaient pas les spécialistes de la chose politique mais qui ont pu faire croire à des électeurs, qui avaient bien envie de le croire, qu’elles étaient « apolitiques ». Notion, encore il y a peu, réservée  la droite et que l’on a vu se répondre dans les rangs d’une gauche souvent « départisanisée ».

Dès que l’on « dézoome » en quelque sorte et dès que l’on remonte à l’échelon régional ou présidentiel on trouve en effet la présence de personnalités qui peuvent défendre les couleurs de LREM ou de RN… Mais cela joue encore peu au plan régional. C’est surtout dans le combat très « incarné » que représente la compétition présidentielle que la personnalité de la ou du leader joue à fond. LREM et le RN n’ont pas grand-chose en commun, aucune valeur commune et partagée. On pourrait ajouter aussi à ce duo LFI également très spécifique. Mais ces trois formations ont en commun un « culte » du chef qui les rend très visibles dans le combat électoral présidentiel et qui fait que leurs leaders sont presque « naturellement » dédiés à figurer dans le trio de tête du premier tour présidentiel. Ce qui est presque advenu en 2017 et qui pourrait fort bien se reproduire en 2020.

Guillaume Bernard : L’éclatement du scrutin des municipales en 35 000 communes (où il y a beaucoup de listes sans étiquette) nécessite une implantation locale que ces deux partis n’ont pas. Dans le fonds, LREM, le parti de la grande coalition des modérés, n’existe que par des transfuges venant du PS ou de LR. Quant au RN il peine à trouver des candidats (il n’a pu présenter que 400 listes au premier tour) et, malgré ses déclarations d’intention, n’a pas vraiment cherché à trouver des alliés, allant même jusqu’à présenter des candidats pour punir ses dissidents pourtant capables de gagner (comme à Tarascon). Seuls ses candidats vraiment enracinés localement (maires sortants, Louis Aliot à Perpignan) ont réussi à tirer leur épingle du jeu. 

Il n’en demeure pas moins que ce sont les deux partis qui ont été présents au second tour de la présidentielle de 2017 et qui ont été très largement en tête aux européennes de 2019. Dans ces conditions, ils apparaissent (encore) comme les forces politiques incarnant, même imparfaitement, l’alternative idéologique entre le mondialisme et le populisme, entre le progressisme et le conservatisme. Pour l’heure, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont donnés comme les vraisemblables finalistes de la présidentielle de 2022, mais à deux ans du scrutin, avec une telle défiance des Français envers les partis (abstention record aux municipales) et dans le contexte d’une colossale crise économique et sociale, les choses peuvent changer et de nouvelles offres politiques crédibles peuvent peut-être émerger. 

Bruno Cautrès : Il ne s’agit pas des mêmes élections. Je voudrais tout d’abord en appeler à une très grande prudence sur des sondages concernant l’élection présidentielle deux ans avant le scrutin. Nous ne savons pas qui seront les candidats et combien seront-ils.  Ceci dit, il est trop tôt pour trancher : est-ce que les dynamiques vertes que nous avons vues hier (mais aussi lors des élections européennes l’an dernier) sont annonciatrices des dynamiques aux départementales et régionales l’an prochain ? et lors de la présidentielle de 2022 ? ou bien les électeurs « spécialisent » ils les écologistes pour exercer davantage de responsabilités au niveau local ? Les deux hypothèses doivent être suivies parallèlement. En ce qui concerne LREM et le RN, la proposition s’inverse : les très mauvais résultats des marcheurs, les résultats en demi-teinte du RN (la conquête de Perpignan mais au final moins de conseillers municipaux qu’en 2014), sont-ils annonciateurs de difficultés pour les échéances à venir ? On voit en tout cas que notre vie politique fonctionne avec plusieurs étages et plusieurs niveaux et que des morceaux de cet échafaudage sont en cours de reconstruction.  

Que penser des scores de LR et du PS ?

Jean Petaux : Les Municipales 2020 n’ont pas été négatives pour le PS. Elles ont peut-être été moins heureuses pour LR. En tous les cas on retiendra avec les défaites du PS à Strasbourg et à Poitiers, que ce sont les Verts qui les ont battus. On retiendra par contre qu’à Bordeaux c’est LR et ses alliés du MODEM auxquels s’était joint la liste LREM entre les deux tours, qui a fait les frais de la « vague » Verte. Même chose à Marseille. Quant, a contrario, aussi bien à Paris qu’à Lille, les deux femmes maires PS ont « tenu ». Reste le cas de Lyon, où les Verts ont fait, en quelque sorte un « triple strike » :  ils ont châtié la coalition de fortune Collomb-Buffet bénie par le patron LR de la Région Laurent Wauquiez, ils ont battu un ancien cacique du PS élu maire de Lyon avec cette étiquette il y 19 ans et ravis la seule grande ville dont pouvait se prévaloir LREM avant les Municipales 2020…

Décidément, au soir du 28 juin 2020, la vague « Verte » n’était peut-être pas un tsunami, c’était sans doute, dans l’absolu, une « vaguelette » mais les châteaux de sable sont ainsi faits qu’il suffit parfois d’une petite vague pour les faire s’effondrer. Or désormais, Covid ou pas, les partis politiques dits de « gouvernement »  sont dans un tel état de déréliction qu’un rien peut les abattre ou défaire ceux qui s’en réclament encore.. même du bout des lèvres ou en cachant leur étiquette partisane. C’est peut-être une des leçons de ce scrutin : le dégagisme est en train d’arriver à l’échelon municipal… Prochain terrain d’expression : les départementales et les régionales. Surtout si l’abstention demeure à un tel niveau. Celui d’un poison mortel pour la démocratie représentative.

Guillaume Bernard : Les municipales de 2014 avaient été marquées par une victoire de la droite ; il y a donc une certaine logique à ce qu’il y ait, en 2020, un effet de balancier. Cependant, il semble que les municipales de cette année ont plus été marquées par une redistribution des votes au sein de la gauche que par une nette progression de celle-ci. Le spectre politique continue de se recomposer. Le PS et LR avaient, jusqu’à présent, les plus gros réseaux d’élus locaux. Or, ces deux forces politiques sont en déclin. Ceci dit, leurs situations ne sont pas strictement identiques. 

Hormis certaines communes, le PS est ne survit que par l’entremise de listes d’alliance (de « gauche plurielle » pourrait-on dire). Il n’est clairement plus du tout la force hégémonique à gauche. Dans certains cas, les Verts ont été alliés au PS, dans d’autres ils l’ont concurrencé (comme à Lille ou Strasbourg) ; à gros traits, les Verts sont en passe de se substituer au PS, de prendre sa place sur le spectre politique. Sur la droite, LR s’est présenté contre LREM, mais, dans certains cas, il s’est allié (plus ou moins ouvertement et parfois même dès le premier tour) avec lui. LR est un parti qui se cherche : il est idéologiquement écartelé entre LREM et le RN et, « en même temps », électoralement pris en étau par eux. LR est en déshérence dans les villes de plus de 100 000 habitants mais continue à exister dans les communes de taille moyenne. 

Autrement dit, les lignes de démarcation sont encore très floues et ne sont pas clairement établies. Si LR et le PS devaient ne pas accéder au second tour de la prochaine présidentielle, ce sont des partis qui seraient voués à disparaître en tant que tels. 

Bruno Cautrès : Le « vieux monde » résiste et n’est pas mort. Voilà ma première réaction. LR et PS ont fait nettement mieux que sauver les meubles et se sont rappelés au bon souvenir du « nouveau monde ». Plus fondamentalement, ce qui est passionnant dans ces municipales 2020 c’est qu’elles nous disent des choses importantes alors même que la participation politique a été faible. Les LR ont pu mesurer que l’alliance locale avec LREM n’était pas une garantie de succès, comme on l’a vu à Lyon ou à Strasbourg et Bordeaux. Si cette stratégie LR-LREM devait s’affirmer, elle devrait trouver son contenu idéologique et programmatique : le « TSLV » (Tout Sauf Les Verts), ça ne fait pas un programme .....Quelles conclusions vont en tirer l’état-major des LR et surtout les candidats potentiels à la présidentielle ? Du côté du PS, on voit que l’on est en train de se remettre progressivement en ordre de bataille autour d’une renaissance d’une nouvelle « union de la gauche municipale », quitte à voir son leadership passé à EELV. Cela rappelle un peu la période 1970-1980, mais à l’époque c’était les socialistes qui, par rapport aux PCF, incarnaient la nouvelle dynamique.  Pour ces deux formations politiques, PS et LR, la route est encore longue pour s’être totalement remis et ré-adaptés aux résultats de 2017, mais c'est vrai qu'elles ont passé hier soir un bien meilleure soirée qu'en 2017......Si elles veulent incarner, aux yeux des Français, qu’elles prennent le chemin de la réaffirmation et de l'ambition électorale nationale, elles doivent répondre aux trois questions fondamentales des futures grandes échéances : qui porte le projet;  quels sont les mots-clefs, les concepts et les idées de ce projet; quelles coalition sociologique et politique est l'objectif visé ?

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