Moscou : mais où est donc passé « l’avion du jugement dernier » ? | Atlantico.fr
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L'Iliouchine II-80 survole la banlieue de Moscou accompagné de deux MIG-29, le 18 avril 2022
L'Iliouchine II-80 survole la banlieue de Moscou accompagné de deux MIG-29, le 18 avril 2022
©Contributor/Getty Images

Tristesse et désolation

Moscou : mais où est donc passé « l’avion du jugement dernier » ?

Il est aussi connu sous le nom « d’avion de l’apocalypse »

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Ce jour-là, le 9 mai 2022, la Place Rouge était remplie de monde. Poutine attendait célébrer avec éclat la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie. Et annoncer par la même occasion la victoire prochaine sur les « nazis ukrainiens ». 

Sur la place, des milliers de Natacha, de Dimitri, de Katioucha et d’Oleg scrutaient le ciel dans l’espoir de voir apparaître l’invincible flotte aérienne du maître du Kremlin. 

Or le ciel était vide, désespérément vide. La foule angoissée tourna ses regards vers Poutine. Où étaient donc les avions ? Le maître du Kremlin avait sa mine renfrognée des mauvais jours. Et parmi les avions qui n’avaient pas décollés, un plus que tous les autres manquait à l’appel. 

L’avion du « jugement dernier », « l’avion de l’apocalypse »  ! Il s’agit d’une énorme forteresse volante. Un gros porteur, porteur de mort. On peut y vivre, y dormir, y manger, y boire. Et pour que les choses soient claires, c’est aussi et surtout le QG de Vladimir Poutine en cas de guerre nucléaire. 

De là, il peut appuyer sur le bouton rouge et d’un clic anéantir l’Ukraine, les États-Unis, l’Europe, et si ses fusées sont mal ajustées toute la planète. Apocalypse now ? Non ! Apocalypse tomorrow ? Même pas ! 

Il fallait bien expliquer cette absence à la population russe éplorée. Les services du Kremlin indiquèrent donc que la parade aérienne avait été annulée « pour cause de mauvais temps ». Poutine, bien que tout puissant, n’est pas maître de la météo. 

On en déduira donc que la guerre nucléaire russe ne peut se faire que par beau temps. « L’avion du jugement dernier » ne décolle donc que quand il y a du soleil … On peut compter sur les services secrets américains pour qu’il pleuve sans cesse sur Moscou…

PS : La preuve qu’il faisait mauvais temps ce jour là dans la capitale de la Russie : Poutine était emmitouflé dans une épaisse doudoune et portait une couverture sur les genoux. Mais il était le seul à porter cet accoutrement. Il est frileux ou plutôt malade ? 

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