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Zakynthos : ces "ruines grecques" n'ont pas été créées par une civilisation perdue, mais par... des microbes
©université d'East-Anglia

Atlantide c'est fini

Zakynthos : ces "ruines grecques" n'ont pas été créées par une civilisation perdue, mais par... des microbes

Une étude a décrypté le mystère : les roches ont été crées par une fuite de gaz.

En 2013, deux plongeurs avaient découvert ce qui leur semblait être des ruines antiques au large de l'île grecque de Zante (ou Zakynthos). Ils avaient alerté des archéologues de l'université d'Athènes, et le mystère s'était épaissi : il y avait, en effet, à cinq ou six mètres de fond, des colonnes rocheuses de différentes formes, ce qui ressemblait bel et bien à des traces humaines. En revanche, on ne trouvait ni poteries, ni épaves du quotidien. Alors, se trouvait-on face à une ancienne ville inondée, dont les habitants avaient eu pourtant le temps d'emporter toutes leurs possessions ?

Les échantillons collectés avaient été envoyés à l'université britannique d'East-Anglia, qui vient de publier des résultats encore plus étranges : c'est bien une civilisation antique qui est à l'origine de ces ruines, mais elle est microbienne et non pas humaine. Le phénomène naturel responsable des roches est "inhabituel" mais a "déjà été observé", selon le professeur Julian Andrews, cité par The Independent.

Combinaison de méthane et de sédiments

La zone correspond, en fait, à un suintement froid, c'est-à-dire qu'elle émet du gaz par certaines brèches du plancher océanique. "Du méthane se faufile en permanence à travers les failles, jusqu'à atteindre des couches sédimentaires qui s'étalent au fond de la mer. Les sédiments sont composés d'un grand nombre de bactéries qui se nourrissent du méthane, précipitant une réaction chimique qui façonne de la roche dite 'dolomite' à partir des sédiments et de l'eau salée", explique le New York Times. Mais l'affaire avait tout d'une énigme, car ces concrétions ont généralement lieu à des profondeurs beaucoup plus importantes.

D'après The Independent, un des plongeurs, Pavlos Voutos, s'est irrité des résultats sur sa page Facebook, écrivant : "Je n'aime pas qu'on méprise mon intelligence. Je veux de vraies réponses, données par de vraies chercheurs. Je m'inquiète du sort que l'avenir réserve à cet endroit mystérieux".

Ci-dessous : une concrétion découpée. Cela suit bien le principe d'une stalacmite sous-marine.

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