A aucun moment depuis deux mois ceux qui n’acceptent pas la pression fiscale ont mis l’Europe sur la sellette. A aucun moment depuis une semaine les révoltés bretons contre l’écotaxe ont mis l’Europe au pilori. Ce n’est pas Bruxelles que l'on accuse, c’est Paris. Les Bretons sont ulcérés par Paris. D’une certaine façon, beaucoup de leaders syndicaux préféreraient négocier avec Bruxelles. Cette situation marque une prise de conscience et une évolution très importante. D’une part l’opinion publique, qui ne supporte plus la pression fiscale, sait que les dispositifs fiscaux sont du ressort des états. C’est l’État français qui prélève l’impôt. C’est donc l’État français que l’on conteste et que l’on condamne. D’autre part, la question de l’écotaxe n’est pas une question européenne, c’est une disposition française. Le gouvernement a parfaitement la possibilité de moduler l’application de cette taxe.