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Ce que la Banque des règlements internationaux (BRI) demande aux banques centrales revient à leur demander de résoudre la quadrature du cercle : c’est tout simplement impossible.
Ce que la Banque des règlements internationaux (BRI) demande aux banques centrales revient à leur demander de résoudre la quadrature du cercle : c’est tout simplement impossible.
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Decod'Eco

Les banques centrales sommées de résoudre les problèmes économiques mondiaux ? Une vision simpliste et irréalisable

Économie languissante, emploi paresseux, croissance absente... Les actions des banques centrales – aussi non-conventionnelles soient-elles – peuvent-elles vraiment remédier à une telle situation ?

Eberhardt Unger

Eberhardt Unger

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

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Ce que la Banque des règlements internationaux (BRI) demande aux banques centrales revient à leur demander de résoudre la quadrature du cercle : c’est tout simplement impossible.

Tout d’abord, la BRI a fait l’éloge des banques centrales pour avoir su aller très loin dans les mesures non-conventionnelles afin d'“acheter” du temps.

Les taux d’intérêt sont historiquement bas. Dans les pays développés, le montant des titres rachetés par les banques centrales s’établit à 25% de leur PIB et à 40% dans les pays émergents.

Toutes banques centrales confondues, le montant de leurs avoirs en titres est passé de 10 400 milliards de dollars en 2007 à plus de 20 500 milliards actuellement.

Mais six ans après le déclenchement de la crise, il n’y a toujours pas de reprise économique autonome, très peu de croissance et très peu d’emplois créés.

Aujourd’hui, la BRI demande aux banques centrales de retrouver leur rôle stabilisateur et d’encourager d’autres adaptations : les gouvernements doivent créer les conditions favorables aux difficiles réformes du marché du travail et du système productif.

Les ménages et les entreprises doivent rééquilibrer leurs comptes. Les gouvernements doivent faire des efforts pour assurer la viabilité à long terme des budgets publics. Les régulateurs doivent adapter les règles de notre système financier et fournir aux banques suffisamment de capitaux et de liquidité.

Chaque pays doit optimiser l’agenda des réformes pour conforter ses chances de succès sans mettre en danger la reprise économique.

Reste qu’il sera très délicat de trouver le moment précis de l’arrêt de la politique monétaire ultra-expansive pour éviter une forte hausse des rendements obligataires.

Conclusion : la demande de la BRI en vue de préparer l’avenir ressemble au neuvième commandement biblique. Une parole d’une haute portée morale, mais dont la réalisation semble bien impossible.

Surmonter la crise nécessitera probablement encore plus de 10 ans, et d’ici là nous verrons encore maintes crises ici ou là. Pour l’investisseur, reste la question de savoir quels seront les meilleurs placements à faire pour passer, sans trop de dégâts, cette période incertaine.

[Pour des réponses efficaces et concrètes à cette question, rendez-vous ici...]

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