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"La forêt des nuages" : un rythme fou, une angoisse puissante et crédible
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"La forêt des nuages" : un rythme fou, une angoisse puissante et crédible

De : Jacques de Mandat-Grancey Michel de Maule Parution le 3 mars 2022 168 pages 19 €

Yann Kerlau pour Culture-Tops

Yann Kerlau pour Culture-Tops

Yann Kerlau est chroniqueur pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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THÈME

Rien n’est plus imprévisible que le simple lendemain. C’est ce qui arrive à Juan Gutiérrez, jeune banquier américain plein d’avenir, issu d’une famille de la grande bourgeoisie cubaine. Enlevé par des ravisseurs, ceux-ci l’emmènent au Honduras et de là, mettront tout en œuvre pour obtenir une rançon de sa famille. Ce qu’il adviendra de lui, personne ne le sait ni ne pourra le prévoir.

POINTS FORTS

Le plus frappant reste, tout au long du livre, le rythme de l’intrigue qui ne faiblit pas un instant, faisant naître un climat d’angoisse partagée. Ce rapt fort bien écrit est crédible de bout en bout, le style de l’auteur y apportant un atout de premier plan. A l’extrême fin du livre, comme si tout était dit : deux chapitres très courts : 10 pages pour l’avant-dernier chapitre, une page et demie pour le dernier.

QUELQUES RÉSERVES

Aucune.

ENCORE UN MOT...

La forêt des nuages, ce dernier roman de  Jacques de Mandat-Grancey, est un régal de bout en bout.  Qu’arrivera-t-il à son héros, Juan Gutiérrez, le pire ou le meilleur ? C’est la question que ses lecteurs vont se poser Un suspense constant et une fin que l’on n’attendait pas, le tout pouvant faire un excellent film. Avis aux preneurs. 

UNE PHRASE

La vie de Juan Gutiérrez s’est partagée en deux étapes : le passé récent et, soudainement, le présent vécu comme un accident menant au drame.

 - « Il y a une heure il était un jeune cadre brillant de la First National Bank sortant d’un petit-déjeuner de travail avec le président de la deuxième banque du pays. Il était maintenant en short, pieds nus, assis dans le noir sur une toile graisseuse, à la merci d’une bande de gangsters ou de terroristes. Progressivement, il réalisait le côté désespéré de sa situation. Dans la pièce voisine, les ravisseurs parlaient. (pp. 13 et 14)

- « Peu à peu il vit apparaître au fond du miroir son visage d’avant, le visage d’un jeune banquier de Miami promis à un bel avenir, et il sentit une vague montant en lui, le submergeant, et nu, fixant cette image, il se mit à pleurer à gros sanglots. Cela semblait devoir durer toujours… Il se sentait comme roué de coups, comme rejeté sur le sable par la tempête. Il pleurait comme s’il n’existait plus, parce qu’il allait falloir tout réinventer, mais en même temps il en éprouvait une sorte de délivrance. » (pp. 141-142)

L'AUTEUR

Jacques de Mandat-Grancey,banquier puis ambassadeur de l’Ordre Souverain de Malte auprès de la république de Cuba, n’a cessé de voyager pendant une cinquantaine d’années. Trilingue, il est l’auteur de trois livres. Le premier fut un livre de poèmes en langue anglaise, le deuxième, en 2015 aux éditions IBAcom, un roman Le Balafré, le troisième deux ans plus tard, Crépuscule à Gramercy Park (IBAcom).

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