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Droit vers une présidentielle par défaut ? Le sondage post débat qui révèle à quel point les Français attendent peu de l'un ou l'autre des candidats
©Eric CABANIS / AFP

Sondage exclusif

Droit vers une présidentielle par défaut ? Le sondage post débat qui révèle à quel point les Français attendent peu de l'un ou l'autre des candidats

Selon un sondage exclusif Harris interactive pour Atlantico, seuls 15% des Français ayant entendu parler du débat pensent que l'élection d'Emmanuel Macron entraînerait une amélioration de leur situation personnelle contre 41% qui pensent que cela entraînerait une dégradation.

Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Jean-Daniel Lévy

Jean-Daniel Lévy

Jean-Daniel Lévy est directeur du département politique & opinion d'Harris Interactive.

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Atlantico : Quels sont les enseignements que l'on peut tirer de ce nouveau sondage ?

Jean-Daniel Lévy :La perspective de l’élection des deux candidats et les effets attendus sur leur situation personnelle et celle de la France suscitent enfin peu d’enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. A l’issue du débat, les Français en ayant au moins entendu parler se montrent partagés quant aux effets de l’élection d’Emmanuel Macron sur la situation de la France : 30% anticipent une amélioration, 38% une dégradation, 31% ni une amélioration ni une dégradation. En ce qui concerne leur situation personnelle seulement 15% des Français anticipent une amélioration. La perspective de l’élection de Marine Le Pen montre une plus forte polarisation : plus d’1 Français sur 4 anticipe une amélioration (27%) de la situation de la France quand à l’inverse plus de la moitié y verrait une dégradation de la situation à venir. Notons que ni Emmanuel Macron ni Marine Le Pen n’ont su susciter l’enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. Et même parmi les électeurs d’Emmanuel Macron, l’optimisme vis-à-vis de l’amélioration possible de la situation des Français reste limitée : seuls 42% le partagent. Notons également d’une manière générale, que Marine Le Pen est davantage perçue comme pouvant améliorer les choses à ce niveau que l’ex-Ministre de l’Economie.

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En se projetant après l’élection présidentielle et les prochaines élections législatives seuls 42% des Français ayant au moins entendu parler du débat souhaitent qu’Emmanuel Macron, s’il est élu, puisse s’appuyer sur une majorité à l’Assemblée Nationale, 32% en cas de victoire de Marine Le Pen. On le voit les deux candidats n’ont su susciter adhésion et encore moins enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. Lorsque l’on interroge les Français qui déclarent qu’ils s’abstiendront au second tour dimanche, c’est d’ailleurs le rejet des deux projets politiques proposés, considérés comme aussi mauvais l’un que l’autre pour la France qui prédomine (pour 81% d’entre eux), plus que la volonté de ne pas donner de large majorité au candidat(e) qui sera élu(e) (48%).

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Atlantico : Selon le sondage Harris pour Atlantico de ce 5 mai, seuls 15% des Français anticipent une amélioration de leur situation personnelle en cas de victoire d'Emmanuel Macron contre 22% en cas de victoire de Marine Le Pen. Dans le même temps, 43% des Français ayant entendu parler du débat considèrent que leur situation personnelle se dégradera  en cas de victoire du candidat En Marche, contre 50% en cas de victoire de Marine Le Pen. Comment interprétez un tel niveau de défiance à un moment si proche du vote, avec quelles conséquences pour le prochain locataire de l'Elysée ?

Christophe Bouillaud : A en croire ces données, les deux candidats restés en lice ne déclenchent vraiment à ce stade aucun enthousiasme. Cela se voit aussi au niveau de l’amélioration ou de la détérioration anticipée de la situation du pays : avec Marine Le Pen à la tête de l’Etat, il y aurait pour 56% des répondants une détérioration de la situation du pays, et pour 38% il en serait de même en cas d’élection d’Emmanuel Macron. Il n’y a pour les deux candidats qu’une minorité d’optimistes (30% pour Emmanuel Macron, et 27% pour Marine Le Pen). Le fait même que le pessimisme soit encore plus présent, quand on évoque la situation personnelle plutôt que la situation du pays, est somme toute assez étonnant. En général, dans ce genre d’enquêtes d’opinion, les enquêtés sont plus optimistes pour eux-mêmes que pour le pays en général. Là c’est l’inverse. Il faut croire que la campagne électorale qui s’achève n’a réussi qu’à diffuser dans le pays encore plus d’inquiétude pour l’avenir qu’il n’y en avait déjà. En même temps, quand on regarde les répondes par orientation politique, il ne fait pas de doute que l’inquiétude apparait d’autant plus grande que l’on s’éloigne idéologiquement du candidat concerné.

Par leur positionnement, le candidat de centre-gauche et la candidate d’extrême-droite font énormément de laissés pour compte. Ni l’un  ni l’autre ne rassemblent vraiment. 7% des électeurs de premier tour de François Fillon jugent que leur situation personnelle s’améliorerait en cas de victoire d’Emmanuel Macron, et  9% des électeurs de Mélenchon sont dans le même cas. Il n’y a que les 42% d’électeurs de Macron du premier tour pour se déclarer optimiste sur leurs propres perspectives. La situation est identique pour Marine Le Pen : 69% de ses électeurs de premier tour voient leur situation s’améliorer avec son élection, même s’il faut noter que les mélenchonistes et les fillonistes sont un peu plus optimistes que dans l’hypothèse Macron, avec 20% et 16% respectivement d’optimistes. Le plus étonnant, c’est qu’il n’y aurait que 31% des électeurs de second tour d’Emmanuel Macron qui espèrent une amélioration pour eux-mêmes, contre 67% des électeurs de second tour de Marine Le Pen. Cela correspond à la fois au fait qu’Emmanuel Macron rassemble plus largement contre Marine Le Pen, mais qu’en soi son offre politique ne convainc vraiment qu’une minorité.

Par ailleurs, même les électeurs d’Emmanuel Macron ont sans doute bien compris que ce dernier entendait poursuivre le redressement des comptes publics de la France et améliorer sa compétitivité, ce qui signifie en pratique des coupes dans les dépenses publiques, plus d’impôts et plus de travail effectué pour moins de revenus à la clé. Avec ces données de sondage, il est certain qu’Emmanuel Macron, s’il est élu dimanche 7 mai 2017, partira avec un très faible socle de convaincus dans l’électorat en général. En un sens, il a déjà anticipé cette situation quand il a évité d’élever le niveau d’attente des électeurs des classes populaires. Comme l’a montré sa visite aux ouvriers en lutte de l’usine Whirpool à Amiens, il ne leur promet pas grand-chose. Il veut leur tenir un langage de vérité – soit en clair, un langage de gestion de leur disparition pure et simple via la formation ou la reconversion. François Ruffin, l’agitateur d’extrême gauche,  dans le Monde, a fait publier un texte pour avertir Emmanuel Macron que, dans ces mêmes classes populaires, il déclenchait de « la haine ».  Cela correspond bien à ce sondage où l’on voit qu’Emmanuel Macron n’est vu comme un élément d’amélioration de la condition personnelle que par une minorité de ses propres électeurs de premier tour.

​Ce même sondage indique que 57% des Français ne souhaitent pas voir Emmanuel Macron remporter une majorité à l'Assemblée nationale (dont 20% de ses propres électeurs), quand 67% ne les souhaitent pas non plus pour Marine Le Pen ? Au regard des premiers résultats du sondage, sur l'absence de conviction des Français, peut on y voir une forme de rationalité des Français à vouloir priver le prochain locataire de l'Elysée d'une capacité à agir ? Avec quelles conséquences politiques ?

Christophe Bouillaud : Il ne faut pas tant y voir que le simple constat de l’absence de soutien large à Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen dans le pays. Comment un électeur des Républicains, du Front National ou de la France insoumise pourrait-il vouloir qu’Emmanuel Macron dispose d’une majorité parlementaire pour mettre en œuvre une politique qui leur déplait, chacun à sa façon, profondément ? Cela se voit très bien si l’on regarde les choix en la matière en fonction du vote au premier tour : 72% des mélenchonistes, 71% des fillonistes et 89% des lépénistes ne veulent pas qu’Emmanuel Macron dispose d’une majorité, à l’inverse des 89% de macronistes et des 54% de hamonistes.  Idem de façon encore plus nette pour Marine Le Pen.

Les conséquences politiques de ces déclarations ne sont cependant pas nécessairement importantes, car, logiquement, surtout en cas de victoire du favori Emmanuel Macron, les électorats adverses vont se démobiliser pour les législatives. Avec un électorat plus aisé, la droite républicaine me parait être la seule à pouvoir contrecarrer la victoire des macronistes aux législatives. En cas de victoire de la droite républicaine, on aurait une cohabitation. En cas d’incapacité de la droite ou des macronistes d’avoir à eux seuls une majorité, on aboutirait probablement à un gouvernement de coalition, justifié par la percée de l’extrême droite et de l’extrême gauche.  Quoiqu’il en soit, Emmanuel Macron, s’il est élu,  va commencer sa présidence avec une très faible popularité. Mais peut-être est-ce mieux ainsi. Il ne fait pas rêver du tout – sauf son petit carré de fidèles du premier tour -, du coup, il ne peut pas vraiment décevoir. Il sortirait ainsi du cycle des derniers Présidents de la République,  bien décrit par Nicolas Sauger et Emiliano Grossman (Pourquoi détestons-nous autant les politiques, Paris : PFNSP, 2017), qui font croire pour être élu qu’ils vont tout régler pour ensuite être perçus, de plus en plus rapidement au fil des septennats et quinquennats, comme des incapables. La promesse de réussite d’Emmanuel Macron étant crue par une minorité d’électeurs, il ne risque pas de décevoir grand monde. C’est un avantage : l’électorat en général ne peut alors avoir que des bonnes surprises.  Je soupçonne même que lui-même est conscient de cet écart intenable entre les attentes et les réalisations de tout Président dans le contexte actuel et qu’il a essayé de déminer son chemin en limitant drastiquement les attentes. Avec lui, « ensemble, tout n’est pas possible » et « le changement n’est pas vraiment pour maintenant ». Il n’a pas de fait utilisé pour sa campagne de slogan marquant qui promette du rêve. Il a simplement promis de se mettre « en marche ». Or marcher, ce n’est pas être arrivé, c’est, au moins dans un premier temps, se fatiguer. L’électorat semble avoir bien décrypté le message.

81% des abstentionnistes considèrent qu'il est impossible de faire un choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Des abstentionnistes qui renvoient les deux candidats dos à dos, au personnes non convaincues mais prêtes à voter, la France apparaît d'ores et déjà majoritairement opposée à son prochain Président. D'un point de vue politique, qui sont ceux qui pourraient apparaître en position de "force", ou en moins mauvaise position, pour structurer une réelle opposition ?

>>>> Retrouvez dès à présent pour mémoire la première partie de notre sondage publié hier matin sur Atlantico.fr

Jean-Daniel Lévy  : La victoire d’Emmanuel Macron est désormais pronostiquée par près de 3 Français sur 4, et cela est partagé par tous les électorats, à l’exception de celui de Marine Le Pen. Néanmoins ces derniers ne se montrent pas unanimement convaincus de la victoire de leur candidate (62%). C’est-à-dire que près de 4 électeurs de Marine le Pen sur 10 (37%) anticipent désormais une victoire d’Emmanuel Macron dimanche prochain.

Emmanuel Macron ressort de ce débat comme plus convaincant que Marine Le Pen (42% de convaincus pour le candidat En Marche !, 28% pour la candidate Front National). Néanmoins ces niveaux paraissent assez faibles, au regard notamment de leurs résultats en dehors de leurs électorats respectifs. Si Emmanuel Macron a réussi à convaincre une partie des électeurs de Benoit Hamon de 1er tour (54%), seuls 29% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 36% de ceux de François Fillon déclarent avoir été convaincus par l’ex-Ministre de l’Economie. Marine Le Pen, quant à elle, a réussi à convaincre 26% des électeurs de François Fillon et 25% de ceux de Jean-Luc Mélenchon. 

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Les mêmes écarts se retrouvent quand on demande aux Français quel candidat les a le plus convaincu. Si Emmanuel Macron (42%) devance Marine Le Pen (26%), près d’un tiers des Français ayant au moins entendu parler de ce débat déclare qu’aucun des candidats n’a pu les convaincre (31%). C’est particulièrement le fait des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (42%) et François Fillon au 1er tour (43%), quand les électeurs de Benoit Hamon se déclarent plus convaincus par Emmanuel Macron (57% l’ont trouvé le plus convaincant).

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Cette indécision se retrouve quand on demande aux Français les annonces, les propositions, les interventions et les attitudes qu’ils ont retenues du débat. Les noms des candidats supplantent les idées et les programmes parmi les évocations spontanées. En ce qui concerne la participation de chacun des deux candidats, les Français ayant au moins entendu parler du débat évoquent spontanément, au-delà de son programme, " l’agressivité " perçue de Marine Le Pen. A l’inverse les Français convaincus par Emmanuel Macron évoquent son " calme " perçu. Notons que ceux convaincus par Marine Le Pen évoquent spontanément ses propositions sur le terrorisme, l’immigration et les retraites.

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A l’issue de ce débat Emmanuel Macron recueille désormais 45% des souhaits de victoire, devançant Marine Le Pen (28%). Mais là encore plus d’1 Français sur 4 (27%) ne peuvent ou ne veulent exprimer de souhait de victoire pour aucun des candidats. Quelques jours après la publication de la consultation des " Insoumis " sur le comportement électoral à suivre lors du second tour de dimanche, 41% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon expriment un souhait de victoire d’Emmanuel Macron, 23% se tournent vers Marine Le Pen et 36% ne donnent aucune préférence entre lesdeux candidats.

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La victoire d’Emmanuel Macron est désormais pronostiquée par près de 3 Français sur 4, et cela est partagé par tous les électorats, à l’exception de celui de Marine Le Pen. Néanmoins ces derniers ne se montrent pas unanimement convaincus de la victoire de leur candidate (62%). C’est-à-dire que près de 4 électeurs de Marine le Pen sur 10 (37%) anticipent désormais une victoire d’Emmanuel Macron dimanche prochain. La perspective de l’élection des deux candidats et les effets attendus sur leur situation personnelle et celle de la France suscitent enfin peu d’enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. A l’issue du débat, les Français en ayant au moins entendu parler se montrent partagés quant aux effets de l’élection d’Emmanuel Macron sur la situation de la France : 30% anticipent une amélioration, 38% une dégradation, 31% ni une amélioration ni une dégradation. En ce qui concerne leur situation personnelle seulement 15% des Français anticipent une amélioration. La perspective de l’élection de Marine Le Pen montre une plus forte polarisation : plus d’1 Français sur 4 anticipe une amélioration (27%) de la situation de la France quand à l’inverse plus de la moitié y verrait une dégradation de la situation à venir. Notons que ni Emmanuel Macron ni Marine Le Pen n’ont su susciter l’enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. Et même parmi les électeurs d’Emmanuel Macron, l’optimisme vis-à-vis de l’amélioration possible de la situation des Français reste limitée : seuls 42% le partagent. Notons également d’une manière générale, que Marine Le Pen est davantage perçue comme pouvant améliorer les choses à ce niveau que l’ex-Ministre de l’Economie.

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En se projetant après l’élection présidentielle et les prochaines élections législatives seuls 42% des Français ayant au moins entendu parler du débat souhaitent qu’Emmanuel Macron, s’il est élu, puisse s’appuyer sur une majorité à l’Assemblée Nationale, 32% en cas de victoire de Marine Le Pen. On le voit les deux candidats n’ont su susciter adhésion et encore moins enthousiasme en dehors de leurs électorats respectifs. Lorsque l’on interroge les Français qui déclarent qu’ils s’abstiendront au second tour dimanche, c’est d’ailleurs le rejet des deux projets politiques proposés, considérés comme aussi mauvais l’un que l’autre pour la France qui prédomine (pour 81% d’entre eux), plus que la volonté de ne pas donner de large majorité au candidat(e) qui sera élu(e) (48%).

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Christophe Bouillaud : Tout d’abord, il ne faut pas négliger le professionnalisme des Républicains pour incarner l’opposition. Il ne faut pas confondre l’acharnement mortifère d’un leader avec l’existence de tout un appareil de professionnels bien rôdés sur le terrain. Les législatives devraient en plus les avantager parce qu’ils ont l’électorat le plus participationniste, car plus âgé et plus aisé, et parce qu’ils disposent de la meilleure implantation locale après les élections intermédiaires des années 2012-2017. Logiquement, le FN et la France insoumise devraient au contraire pâtir de leur électorat trop populaire, donc trop volatil et peu intéressé par les élections législatives, sauf si, pour la première fois depuis 2002, elles sont perçues comme les vraies élections où tout se joue vraiment. Cela constituerait vraiment un retournement de perspective, peu probable mais pas impossible, où les électeurs redécouvriraient la nature semi-parlementaire du régime de la Vème République.

Dans cette hypothèse où l’électorat en général considérerait que le match trop médiocre des présidentielles doit vraiment être rejoué au moment des législatives, on observerait sans doute une bataille inédite avec au moins quatre camps en présence : extrême-droite, droite républicaine, macronistes et gauches radicalisées, avec peut-être un cinquième camp, le PS, pris entre deux feux ou ayant deux fers au feu.

Cette seconde hypothèse m’apparait peu probable toutefois. Normalement, l’électorat devrait se démobiliser, et on devrait obtenir au final une majorité macroniste ou une alliance droite républicaine-macroniste faute de mieux. Mais il est vrai que 2017 est l’année de toutes les surprises, et pourquoi pas un retour à la bonne vieille bataille législative pour achever le tout.

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