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Ces mythes scientifiques qui ont la dent dure (êtes-vous sûrs de ne pas vous-mêmes en être victimes ?)
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La vérité n'est pas ailleurs

Ces mythes scientifiques qui ont la dent dure (êtes-vous sûrs de ne pas vous-mêmes en être victimes ?)

Certains mythes scientifiques perdurent alors qu'il a été démontré qu'ils sont faux et qu'au contraire ils peuvent se montrer dangereux. En effet, l'antioxydant à forte dose est mauvais pour la santé contrairement au mythe. Ces 5 mythes rappellent que la rigueur scientifique fait parfois défaut pour faire la place à des croyances populaires.

Francis Eustache

Francis Eustache

Francis Eustache est neuropsychologue. Il est directeur d'Etudes à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) et dirige l’équipe U1077 de l’INSERM de Caen, unique unité de recherche en France totalement dédiée à l’étude de la mémoire humaine. Président du Conseil Scientifique de l'Observatoire B2V des Mémoires, il vient de faire paraître "Mémoire et oubli" aux éditions Le Pommier.

 

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André Nieoullon

André Nieoullon

André Nieoullon est professeur de neurosciences à l'université d'Aix-Marseille.

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Gérard-François Dumont

Gérard-François Dumont

Gérard-François Dumont est géographe, économiste et démographe, professeur à l'université à Paris IV-Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur notamment de Populations et Territoires de France en 2030 (L’Harmattan), et de Géopolitique de l’Europe (Armand Colin).

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Roland Moreau

Roland Moreau

Roland Moreau est biophysicien et inspecteur général des Affaires sociales.

Il a notamment écrit L'immortalité est pour demain (Bourin Editeur, 2010). 

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Nicole  Delépine

Nicole Delépine

Nicole Delépine ancienne responsable de l'unité de cancérologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches( APHP ). Fille de l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale, elle a récemment publié La face cachée des médicaments, Le cancer, un fléau qui rapporte et Neuf petits lits sur le trottoir, qui relate la fermeture musclée du dernier service indépendant de cancérologie pédiatrique. Retraitée, elle poursuit son combat pour la liberté de soigner et d’être soigné, le respect du serment d’Hippocrate et du code de Nuremberg en défendant le caractère absolu du consentement éclairé du patient.

Elle publiera le 4 mai 2016  un ouvrage coécrit avec le DR Gérard Delépine chirurgien oncologue et statisticien « Cancer, les bonnes questions à poser à mon médecin » chez Michalon Ed. Egalement publié en 2016, "Soigner ou guérir" paru chez Fauves Editions.

 

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Mythe 1 : La détection précoce du cancer donne plus de chances d'en guérir

Nicole Delépine : Pendant des décennies, il a été affirmé péremptoirement et sans preuve scientifique que plus le diagnostic d’un « cancer »  était précoce plus on avait de chances d’en guérir. Cet argument était peut être vrai dans les années 60 lorsque le traitement se résumait à la chirurgie et qu’on ne guérissait guère plus de 30% de malades mais il ne l’est pas aujourd’hui. Le dépistage organisé  a transformé des monceaux de gens normaux, chez lesquels on a trouvé quelques cellules malignes, en cancéreux. Ils ont  subi examens complémentaires, opérations et traitements médicaux (chimiothérapie) et/ou radiothérapie et ont été ensuite déclarés « guéris ». Cela a permis de faire croire à une épidémie galopante du cancer et en même temps aux progrès rapides de la médecine puisque le taux de guérison des cancers augmentait  également très vite (on guérit facilement les cancers qui n’évoluent pas).

Le cancer n’est pas une maladie unique et homogène. Le générique « cancer » regroupe toutes sortes de tumeurs d’évolutions variées et au sein d’une même tumeur l’hétérogénéité règne. Si certaines menacent la vie par leur évolution rapide et justifient des traitements lourds, d’autres sont quiescentes durant des années, voire des décennies. Elles ne donneront aucun trouble et ne seront éventuellement découvertes qu’après la mort pour une autre cause si une autopsie est réalisée.

Le dépistage de cellules cancéreuses abusivement appelé « cancer », latentes, silencieuses et sans risque certain, entraîne des conséquences lourdes et définitives. L’annonce du diagnostic de cancer transforme un homme sain en malade chronique craignant pour sa vie incapable d’obtenir par exemple un prêt immobilier ou un poste à responsabilité. Sa famille, ses amis, ses employeurs le regardent différemment. La personne saine devient malade chronique physique et psychologique, les complications et séquelles des traitements appliqués pour éradiquer ce cancer qui n’en était peut-être pas un ,y sont pour beaucoup : la radiothérapie avec son cortège de troubles digestifs et d’incontinence souvent sous-estimée dans les projections initiales des médecins ( sans oublier les drames comme les morts de Lunéville), Après chirurgie , l’impuissance (50%), et la perte du contrôle sphinctérien (30%) diminuent à jamais la qualité de vie de ces hommes encore jeunes qu’on prétend « sauver » . Car ce dépistage ne diminue pas le risque vital. Aucune des nombreuses études, qui ont tenté de démontrer l’intérêt du dépistage par le dosage sanguin des PSA n’y est parvenu. L’essai américain incluant 76693 hommes suivis en moyenne 9 ans plaide contre le dépistage. L’essai européen qui a suivi 182160 hommes montre un plus faible taux de décès par cancer de la prostate chez les hommes soumis au dépistage mais cette différence trop faible est contre balancée par les complications du dépistage et des traitements inutiles.

Lien : http://www.atlantico.fr/decryptage/et-au-lieu-cancer-c-etait-au-traitement-que-aviez-survecu-nicole-delepine-821337.html


Mythe 2 : Les antioxydants sont bons pour la santé

Roland Moreau : Les antioxydants sont connus du public  depuis les années 1990 à la suite de publications scientifiques qui démontraient leur utilité dans la lutte contre le stress oxydatif qui intervient dans la formation des cancers. Le stress oxydatif résulte de l'action de molécules très réactives appelées "radicaux libres" qui agressent et détruisent des composants des cellules et en particulier l'ADN. En l'absence de tabagisme, d'excès d'alcool, de soleil, de sucre ou de sédentarité, ces radicaux libres sont neutralisés dans l'organisme par des antioxydants naturels fournis par l'alimentation (vitamines C et E, carotène, oligo-éléments divers, etc). Mais dès que les radicaux libres envahissent massivement les cellules, le combat devient inégal. Les antioxydants naturels de l'organisme sont débordés. Les radicaux libres font alors des ravages sur l'ADN en provoquant des mutations sur les gènes qui entraînent l'apparition de cancers. Au cours des années 1980-1990, des médecins se sont dit qu'il suffisait de fournir des suppléments alimentaires à base de vitamines A, C, E, de sélénium et de folates puisque les antioxydants étaient débordés. Mais ils n'avaient pas prévu que l'effet bénéfique des antioxydants sur les cellules saines était aussi bénéfique sur les cellules cancéreuses. Résultat : les antioxydants favorisent les cellules cancéreuses qui ont la propriété de se développer plus rapidement que les cellules saines. Le bilan est globalement négatif. Les suppléments alimentaires à base d'antioxydants favorisent donc l'apparition des cancers et augmentent leur dissémination.

Les antioxydants dans l'alimentation sont considérés comme absolument essentiels dans une alimentation équilibrée. En revanche, les compléments alimentaires à base de vitamine E, de carotène, de cystéine, etc,  doivent être totalement bannis, que l'on soit atteint d'un cancer ou non. Les antioxydants à doses normales sont positifs, mais les antioxydants à des doses excessives deviennent un poison. On en revient au grand principe de Paracelse : "Tout est poison. Rien n'est sans poison. Ce qui fait le poison, c'est la dose". On sait tout cela depuis longtemps. Depuis au moins 10 ans, les cancérologues ont observé que lorsqu'on donne des doses importantes de bêta-carotène  - qui est un antioxydant – on augmente l'incidence du cancer du poumon chez les fumeurs en même temps qu'on neutralise les radicaux libres. Ce qui m'étonne et qui m'inquiète en même temps, c'est que le grand public ne découvre que maintenant le danger des compléments alimentaires et des antioxydants. On ne peut que s'interroger sur l'absence de contrôle des pouvoirs publics à l'échelle européenne sur ces compléments alimentaires.

Lien : http://www.atlantico.fr/decryptage/effet-inattendu-et-inquietant-antioxydants-cancer-roland-moreau-2396231.html


Mythe 3 : Notre Cerveau est totalement disproportionné

André Nieoullon : Que le cerveau humain soit l’objet parmi les plus complexes de l’univers est certainement une réalité ; mais que ses capacités extraordinaires soient liées à sa taille est certainement une hérésie. L’évolution nous a dotés d’un cerveau dont la masse (1,4 à 1,5Kg) est environ de 2% du poids du corps. Dès lors, si l’on s’interroge sur cette proportion, de nombreuses espèces de mammifères ne sont pas si éloignées du rapport calculé chez l’homme ; et si l’on s’en tient au nombre de neurones, les estimations les plus récentes font état de 85 milliards de neurones dans le cerveau humain. De fait, ce qui parait caractéristique de ce cerveau humain tient à bien d’autres facteurs, susceptibles dès lors d’être mis en rapport avec ses fonctions, en particulier cognitives. Au-delà de sa taille, le premier élément qui différencie le cerveau humain de celui des autres primates est certainement la surface de la partie externe du cerveau, ce que l’on nomme le cortex cérébral. Chez l’homme, la surface totale du cortex des deux hémisphères est de l’ordre du mètre carré ! Enfoui à l’intérieur de replis profonds (les sillons et les circonvolutions cérébrales) l’évolution a contribué à augmenter la surface de ce cortex de façon considérable par rapport à celui des singes, nos plus proches cousins. Cette surface est ainsi 10 fois supérieure à celle du macaque (un cousin proche) et elle est, à titre indicatif, de l’ordre de 1000 fois supérieure à celle du cortex de la souris. Si maintenant ce n’est plus la surface du cortex mais son épaisseur qui est considérée, alors les rapports sont beaucoup moins importants et l’épaisseur moyenne du cortex humain est sensiblement seulement deux fois supérieure à celle du cortex du singe, montrant bien que ce qui a prédominé durant l’évolution c’est bien l’augmentation de la surface du cortex. Un second facteur à considérer est lié à la richesse des connexions entre les neurones. L’idée selon laquelle les capacités du cerveau humain sont en rapport avec le développement des connexions synaptiques se heurte là encore à une évidence scientifique : c’est à la naissance et même avant que le cerveau comprend le plus de synapses, environ 50% de plus que chez l’adulte. Et pourtant les capacités du jeune enfant sont moindres que celle de l’adulte… En fait, le passage à l’âge adulte se traduit par un raffinement de ces connexions et au cours de l’adolescence notamment le cerveau perd justement ces synapses surnuméraires, à la manière d’un brouillon de dessin qui préciserait ses traits en devenant plus achevé ! Clairement, ce n’est pas le nombre de synapses qui confère au cerveau ses capacités mais bien ce raffinement synaptique. Et d’ailleurs, n’est-il pas admis maintenant que l’affaiblissement de ces capacités cognitives avec le vieillissement est lié à une perte des synapses plus qu’à une perte des neurones, y compris dans la maladie d’Alzheimer ? Enfin, il est utile de ne pas négliger aussi la contribution des autres constituants de l’architecture cérébrale que sont les cellules dites « gliales » et parmi elles les astrocytes. De façon amusante, une étude déjà ancienne s’est intéressée au cerveau d’Albert Einstein et elle a montré que ce qui caractérisait ce cerveau par rapport à d’autres individus du même âge était en fait une proportion beaucoup plus importante d’astrocytes ramené au nombre de neurones, comme si les astrocytes contribuaient aussi à enrichir la fonction. Dernier élément s’il fallait en rajouter, c’est bien le développement des régions antérieures du cerveau, ce que l’on nomme le cortex frontal,  qui confère au cerveau humain ses capacités, en particulier cognitives. Ainsi, toujours par rapport aux singes, le cortex frontal humain occupe un volume beaucoup plus important par rapport au cortex visuel que chez le singe où le cortex visuel parait proportionnellement plus développé que le cortex frontal. En conclusion, ce n’est ni la taille du cerveau  ni le nombre de ses neurones qui explique ses capacités extraordinaires. Si tel était le cas, mesdames, alors que ne seriez-vous limitée par votre cerveau, en moyenne de 100 à 150g moins lourd que celui de vos compagnons !


Mythe 4 : Non, surligner n'aide pas à mémoriser

Francis Eustache : Disons que c’est exactement pareil que lorsque vous vous reposez sur le fait que vous savez qu’une information se trouve sur internet : vous n’allez pas vous forcer à la mémoriser. Il faut que le sur-lignage soit une aide à l’apprentissage. Tant qu’il est considéré comme un outil, cela reste po-sitif. Le danger vient du fait de considérer que parce que l’on a effectué une action sur un texte cela change le statut de ce dernier.

C’est une erreur stratégique : le fait d’avoir surligné le texte ne veut pas dire qu’on l’a intégré. D’où ma comparaison avec internet : ce n’est pas parce que je dispose de l’information qu’elle se retrouve dans ma mémoire. Avec une telle approche du surlignage, on s’achète une bonne conscience, jusqu’à ce qu’on se rende compte que ça n’a servi à rien. Si vous vous amusez à surligner un document de 50 ou 100 pages, vous ne retiendrez rien. Dans ce cas, cela ne sert qu’à pointer les documents qui parmi cette somme sont importants. C’est plus pour les mettre en avant que pour les retenir. Pour un texte court en revanche, l’idée de surligner n’est pas inutile. Si on surligne a tort et à travers, ça n’a aucun intérêt, mais si on le fait avec parcimonie, alors les éléments importants ressor-tent. C’est ce que l’on appelle de l’encodage profond : on ne balaye le texte sans comprendre le sens, au contraire on effectue un travail mental qui permet de saisir la substance du texte. Le fait de surligner - tant que cela est fait de manière raisonnée, je le répète - est un travail en profondeur dans le texte, donc une aide à l’apprentissage.

Lien : http://www.atlantico.fr/decryptage/non-surligner-aide-pas-memoriser-c-est-maintenant-prouve-francis-eustache-1842281.html

Mythe 5 : Le risque de "surpopulation" menace les ressources de la planète et notre niveau de vie

Gérard-François Dumont : L’antienne est bien connue. Puisque la population mondiale a presque quadruplé de la fin du XIXe siècle au début du XXIe siècle, puisque le taux de croissance démographique dans le monde demeure positif, puisque le nombre d’habitants de la planète pourrait atteindre 9,2 milliards d’habitants en 2050, la terre serait menacée par un « risque » incontestable : la « surpopulation ». Autrement dit, le peuplement de la terre deviendrait tel que les ressources seraient insuffisantes pour assurer aux individus un niveau de vie convenable, voir le simple minimum vital, et que l’environnement ne pourrait que se dégrader.

Au début des années 1970, l’énoncé d’un risque de « surpopulation », souvent présent au fil de l’histoire de l’humanité, fait l’objet d’une diffusion mondiale, dont les effets perdurent aujourd’hui. Le paradoxe est que cette diffusion est massive au moment même où le taux de croissance de la population mondiale commence une décélération progressive conforme à la logique de la transition démographique. Cette décélération a pour résultat de conduire l’humanité à six milliards d’hommes en l’an 2000, au lieu des sept milliards largement annoncés, soit un chiffre inférieur de 14 %. La croissance démographique du XXe siècle, comme celle nettement amoindrie qui se constate au XXIe siècle, n’est absolument pas le fruit d’une natalité débridée, puisque cette dernière a diminué, mais d’un recul considérable de la mortalité grâce aux progrès économiques et sanitaires. Et nombre de populations ne continuent à croître que par effet de vitesse acquise, tandis que certaines connaissent une dépopulation lorsque cet effet ne s’exerce plus.

Un des romans d’Umberto Eco, qui se déroule en grande partie près d’une île qui vit toujours en retard d’un jour par rapport à l’Occident, s’intitule : L’île du jour d’avant. Ainsi, pendant des années, nombre de déclarations ont délivré un discours selon lequel la fécondité ne cessait d’être élevée dans le monde, le croît démographique de plus en plus important, la population mondiale dans une situation catastrophique en raison de la croissance du nombre des hommes. Or tous ces types de propos dissertaient ou dissertent sur « la croissance du jour d’avant », plus précisément de l’accroissement naturel, temporairement majoré grâce aux fantastiques progrès permettant le recul de la mortalité, sans tenir compte de la logique de la transition démographique.

Le terme de surpopulation définit une réalité relative. On peut parler de surpopulation carcérale en fonction du nombre de places d’une prison par rapport au nombre de prisonniers. Si l’Europe ou les Etats-Unis utilisaient les mêmes méthodes culturales qu’il y a plusieurs siècles, les effectifs actuels de population ne pourraient sans doute pas satisfaire leurs besoins nutritifs et on pourrait parler d’une surpopulation par rapport aux productions vivrières. Si l’Europe occidentale utilisait les mêmes procédés industriels et les mêmes services urbains que ceux du début du XIXe siècle, la surmortalité par pollution serait certainement élevée et on pourrait parler d’une surpopulation par rapport aux équipements industriels et urbains. Finalement, le nombre des hommes sur un territoire n’est pas le discriminant permettant d’expliquer des insuffisances de production ou des excès de pollutions, car comptent davantage les effets des fardeaux politiques ou des comportements des sociétés face au développement durable. Comme le déclare le prix Nobel d’économie Amartya Sen, « la famine apparaît seulement là où il n’y a pas de démocratie » . De son côté, un rapport de la Banque mondiale publié en 2002 affirme qu’en vingt ans, le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour a diminué de 200 millions alors que, dans le même temps, la population dans le monde a augmenté de 1,6 milliard de personnes.

Énoncer un risque absolu de surpopulation relève d’un regard purement subjectif, reposant sur une méconnaissance des mécanismes démographiques et sur ce que mon maître Alfred Sauvy appelait « l’ignorance des faits ». Hier, les hommes ont su produire plus et mieux, ce qui explique la fantastique croissance de la longévité de la vie, cause fondamentale de l’accroissement du nombre des hommes sur la terre depuis deux siècles. Demain, les hommes doivent continuer à savoir produire plus et mieux. Écouter les prophètes de malheur recourant à la population comme bouc émissaire ne peut concourir à mieux réussir le développement durable.

Extraits de l'article : Le risque de "surpopulation" : mythe ou réalité ? Gerard-François Dumont (H83-762) "Le risque de "surpopulation", mythe ou réalité ?", in : Wackermann, Gabriel (direction), la géographie des risques dans le monde, Paris, Ellipses, 2004, p.353-372.

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