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"Modes ! A la ville, à la scène" : quand la beauté va dans les deux sens
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"Modes ! A la ville, à la scène" : quand la beauté va dans les deux sens

Philippe Jousserand pour Culture-Tops

Philippe Jousserand pour Culture-Tops

Est chroniqueur pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).  Culture-Tops a été créé en novembre 2013 par Jacques Paugam , journaliste et écrivain, et son fils, Gabriel Lecarpentier-Paugam, 23 ans, en Master d'école de commerce, et grand amateur de One Man Shows.
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EXPOSITION
Modes ! A la ville, à la scène
 
INFORMATIONS
Centre national du costume de scène (CNCS)
Quartier Villars
Route de Montilly
03000 Moulins
Tél. : 04 70 20 76 20
Tous les jours de 10h à 18h.
Jusqu’au 17 septembre
http://www.cncs.fr     
 
RECOMMANDATION : BON
 
THEME                                                                                                            
Pour sa vingt-troisième exposition, le CNCS (Centre national du costume de scène) de Moulins, dans l’Allier, s’intéresse aux relations croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume, du XVIIIe siècle à nos jours.
 
POINTS FORTS
1) Les deux commissaires de cette exposition, Catherine Join-Diéterle et Sylvie Richoux, ont opté pour une approche chronologique puisque, selon les époques, les échanges d’influences entre costumes de scène et vêtements de ville ont évolué très différemment. Réunies dans une douzaine de salles, pas moins de 130 pièces sont exposées, dont certaines ont rarement été montrées. Elles proviennent des collections du CNCS, mais aussi du Palais Galliera, des Arts décoratifs, du musée de la Mode de Château-Chinon, du musée des Tissus de Lyon, de la Comédie-Française, du Théâtre de l’Odéon ou de collections particulières.
 
2) Parmi de véritables trésors, une authentique robe de cour en soie à la française, portée sous le règne de Louis XV, qui rappelle qu’au XVIIIe siècle les comédiens tenaient à se produire en scène dans des habits de nobles.
 
3) Décidément Sarah Bernhardt fut plus qu’une grande actrice, une véritable star bien avant l’invention du terme. Très en vue, elle fut un modèle dans sa manière de s’habiller, pour beaucoup de femmes. Elle a popularisé, apprend-on, le port du collet, cette cape courte à col relevé, et celui du tea-gown, déshabillé de fin d’après-midi qu’elle a beaucoup arboré en scène. Elle fut aussi à l’origine dans les années 1880 de la fameuse ligne S, adoptée par tous les couturiers, qui lui permit de dissimuler son estomac devenu proéminent, suite à une maladie.
 
4) Comédien préféré de Napoléon Ier, François-Joseph Talma a apporté de nombreux changements dans la façon d’exercer son métier. Rompant avec la tradition, il a par exemple exigé de jouer la tragédie sur la scène de la Comédie-Française en toge, un costume dont se sont inspirés ensuite les députés du Conseil des Cinq-Cents.
 
5) Au XXe siècle, les Ballets russes ont influencé les maisons de couture de Paul Poiret et de Jeanne Lanvin, et plus tard Christian Lacroix, Yves Saint Laurent, Dior, Thierry Mugler, Balenciaga… ont dessiné spécialement pour la scène. A cette occasion, il est amusant de voir un tailleur Chanel, un vrai, acheté en 1960 pour l’opéra « Vol de nuit », dans une vitrine du CNCS. En effet, Gabrielle Chanel commença dans la couture ici-même, à Moulins, et gagna dans cette ville son surnom de Coco.
 
6) La dernière salle du CNCS, la plus vaste, la plus haute de plafond, accueille traditionnellement un final spectaculaire. C’est encore le cas. Cette fois, les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar font défiler sur un podium central des tenues portées par Isabelle Huppert dans différentes productions de l’Odéon et, tout autour, des dizaines de costumes de toutes les époques.
 
POINTS FAIBLES
En lisant son titre forcément réducteur, on peut croire que cette exposition n’est consacrée qu’aux grands couturiers et aux stylistes de renom qui ont travaillé occasionnellement pour le théâtre. En fait son thème est plus ambitieux et son champ plus large. Trop ambitieux ? Trop large ? Peut-être… L’exposition est assez touffue, et l’on se perd un peu entre ces échanges d’influence.
 
EN DEUX MOTS
Le propos de la nouvelle exposition du CNCS, consacrée aux interactions depuis trois cents ans entre tenues de scène et habits de ville, est assez complexe, mais c’est une nouvelle fois l’occasion d’admirer de splendides costumes, de très beaux vêtements, des pièces rares particulièrement bien mises en scène.

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