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Les baleines savent-elles anticiper les tsunamis ?
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Les baleines savent-elles anticiper les tsunamis ?

Certains animaux ont des capacités parfois insoupçonnées...

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Une question d'importance s'est posée cette semaine à la suite de l'observation d'un phénomène pour le moins inattendu : les baleines ont-elles la capacité d'anticiper les tsunamis ? La chauve-souris et la guêpe, elles, pourraient se substituer aux pesticides, dont on connaît les ravages sur les nappes phréatiques. Et dans un tout autre registre, parce qu'ils sont beaucoup plus utiles que ce que le quidam croit, un collectif d'artistes a tenu à rendre hommage aux insectes.

Des monuments aux morts pour les insectes

Les petites bêtes ne mangent pas les grosses – passons sur les cas particuliers des frelons, mygales, scorpions et autres tarentules -, mais à leur vue, on a généralement tendance à mettre un terme expéditif à leur existence. C'est oublier un peu vite qu'elles participent elles aussi au bon fonctionnement des écosystèmes.

Le collectif d'artistes Carmichael Collective – un projet d'une agence publicitaire américaine – en a quant à lui bien conscience. Et pour rendre hommage à ces millions d'insectes qui trépassent chaque jour dans l'indifférence générale, il a eu l'idée originale de leur dédier de petits... monuments aux morts.

L'idée est d'interpeller les badauds sur le triste sort des insectes, qui par définition font eux aussi partie de la biodiversité et sont plus de trente-deux milliards à mourir chaque année aux États-Unis, rien qu'à cause des voitures ! Que les défenseurs des animaux les plus extrêmes se rassurent néanmoins : ce n'est pas demain qu'ils disparaîtront de la surface de la Terre.

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Les chauves-souris et les guêpes, des substituts efficaces aux insecticides

Ils sont une véritable plaie pour l'environnement et parfois aussi pour ceux qui les vaporisent. « Spritchés » allègrement dans nos frontières (NDLR : la France en est le premier consommateur européen), les pesticides sont dans le viseur du gouvernement, qui via le plan Écophyto 2018 aspire à réduire leur utilisation de moitié par rapport aux niveaux de 2008.

Les chauves-souris et les guêpes pourraient les aider à se conformer à cet objectif. Des chercheurs ont en effet découvert que les chauve-souris brésiliennes se repaissaient des insectes qui ravagent les champs au cours de leur migration estivale vers le sud des États-Unis. Établie dans l'État du Sao Paulo (Brésil), l'entreprise Bug Agentes Biologicos commercialise quant à elle des sachets de guêpes destinées à la lutte biologique, lesquels sont ensuite disséminés dans les champs. Une fois ouverts, ils libèrent des guêpes minuscules appelées Trichogramma.

Dépourvues de dard et de venin, celles-ci pondent leurs oeufs dans les larves et les chenilles infestant les champs. Les larves donnent ensuite naissance à des guêpes qui peuvent à leur tour partir à la recherche d'autres nuisibles. Le « concept » gagnerait vraiment à s'exporter...

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Les baleines peuvent-elles prévenir les raz-de-marée ?

Le photographe britannique Andrew Sutton était en bateau avec son équipe le 11 avril dernier, jour du tremblement de terre qui a frappé le Sri Lanka, et il a été le témoin d'un curieux phénomène : tous les cétacés, du dauphin à la baleine, avaient auparavant quitté les lieux. Y a-t-il un lien entre cet exode massif, soudain et temporaire, et le séisme ?

S'il est encore impossible de répondre à cette question, on sait toutefois que les infrasons se propagent beaucoup plus rapidement dans l'eau que sur Terre, aussi les animaux ayant la faculté de les détecter peuvent-ils, à tout le moins sur le papier, prendre la poudre d'escampette en cas de catastrophe. Le témoignage de M. Sutton, qui a assuré que ni lui, ni son équipe ne se doutaient de l'imminence d'une secousse tellurique, rappelle en outre l'exil brutal d'un troupeau d'éléphants domestiqués peu avant le tsunami de décembre 2004.

Si d'aventure la communauté scientifique devait prouver la capacité des baleines à « sentir » les déferlantes, les autorités japonaises auraient une autre bonne raison de cesser les captures de cétacés. D'autant qu'elles en connaissent malheureusement un rayon en matière de raz-de-marée.

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