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Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 ont présenté des plans visant à mobiliser 600 milliards de dollars pour les pays en voie de développement afin de contrer la Chine.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 ont présenté des plans visant à mobiliser 600 milliards de dollars pour les pays en voie de développement afin de contrer la Chine.
©BENOIT TESSIER / POOL / AFP

Lutte d’influence

G7 : les Etats-Unis et ses partenaires lancent un vaste programme d’investissements de 600 milliards de dollars pour contrecarrer la Chine

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 ont présenté des plans détaillés visant à mobiliser 600 milliards de dollars de financement pour les pays en voie de développement, dans le but de contrer le plan « Belt and Road » de la Chine.

Les dirigeants du G7 ont l’intention de mobiliser 600 milliards de dollars de financement pour les pays en voie de développement, selon des informations de la BBC. Ces engagements doivent permettre de lutter contre l’influence de la Chine. Ce dispositif appelle les dirigeants du G7 à lever 600 milliards de dollars sur cinq ans pour financer le lancement de projets d'infrastructure dans les pays en voie de développement.

Le président américain Joe Biden a déclaré que ce plan serait profitable à tous. L'initiative chinoise en matière d'infrastructures, qui représente plusieurs milliards de dollars, est critiquée pour avoir frappé les pays trop endettés.

« Je tiens à être clair. Il ne s'agit pas d'aide ou de charité », a indiqué Joe Biden à propos du programme PGII du G7. « C'est un investissement qui sera rentable pour tout le monde ».

Le président américain a ajouté que ce programme permettrait aux pays de « constater les avantages concrets d'un partenariat avec les démocraties ».

Les Etats-Unis ont promis de lever 200 milliards de dollars du total par le biais de subventions, de fonds fédéraux et d'investissements privés, tandis que l'UE a annoncé 300 milliards d'euros supplémentaires.

Joe Biden a assuré que ce programme à destination des pays en développement était fondé sur des « valeurs partagées » telles que la « transparence », le respect des droits des travailleurs, de l’environnement, de l’égalité des genres…

Le projet est supposé contrecarrer les immenses chantiers financés par la Chine dans les pays en développement.

Ni le président américain ni les autres dirigeants n’ont prononcé le nom de la Chine, mais ils y ont fait des allusions évidentes. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ainsi estimé que les pays partenaires des Occidentaux « [avaient] le choix » – comprendre celui d’aller vers les démocraties plutôt que vers Pékin – pour développer leurs réseaux électriques ou leurs infrastructures médicales.

Les Occidentaux souhaitent se démarquer de la Chine, qui a investi massivement dans de nombreux pays en développement, pour y construire des infrastructures dans le cadre du programme dit des « nouvelles routes de la soie », ou pour s’assurer un accès à certaines matières premières.

Pékin est néanmoins accusé de mener ses projets en recourant à des prêts peu avantageux, opaques, voire périlleux, qui aggraveraient les problèmes d’endettement de pays déjà vulnérables. D’où la « transparence » que promettent, au contraire, les pays du G7.

Lancée par le président chinois Xi Jinping en 2013, la Belt and road initiative fournit des financements aux pays émergents pour construire des infrastructures telles que des ports, des routes et des ponts.

Si elle a permis de développer des liens commerciaux, elle a également été critiquée comme un moyen de fournir des « prêts prédateurs », obligeant les pays criblés de dettes à céder des actifs clés s'ils ne parviennent pas à rembourser leurs dettes.

Le Partenariat mondial pour les infrastructures (« Partnership for Global Infrastructure ») concurrent lancé par le G7 doit « faire au monde une meilleure offre en matière d’investissements dans les infrastructures », a souligné le chancelier allemand, Olaf Scholz.

Parmi les initiatives mises en avant figurent un projet d'énergie solaire en Angola, une usine de fabrication de vaccins au Sénégal et un câble de télécommunications sous-marin de 1 609 km reliant Singapour à la France via l'Egypte et la Corne de l'Afrique.

Le plan d'infrastructure a été dévoilé pour la première fois lors du sommet du G7 de 2021 en Grande-Bretagne. Baptisé à l'époque « Build Back Better World », ce plan piloté par les Etats-Unis s'est essoufflé faute de progrès, et le projet a été rebaptisé PGII avant d'être ressuscité lors du sommet de 2022.

BBC

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