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Défilé du 1er mai : entre les syndicats CGT et CFDT, c'est la désunion
©Reuters

Pro ANI, anti ANI

Défilé du 1er mai : entre les syndicats CGT et CFDT, c'est la désunion

Fait rarissime au niveau national, les deux syndicats ne défilent pas côte à côte pour la fête du travail. A l'origine de cette division : le désaccord autour de l'Accord National Interprofessionnel signé par la CFDT, et pas par la CGT.

Ce mercredi 1er mai, les syndicats disent "non" à l'austérité, mais en ordre dispersé.

L'accord pour la réforme du temps de travail, transformé en loi sous l'impulsion du gouvernement, fait débat parmi les syndicats. Au point qu'il ne défilent pas ensemble pour ce 1er mai. L'accord a été signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFDT mais rejeté par la CGT et FO. Il y aura donc deux défilés syndicaux partout en France, la CFDT et l'UNSA ayant refusé de s'associer aux rassemblements organisés par la CGT aux côtés de la FSU et de Solidaires.

Pour Marie-George Buffet "on voit bien que c'est un accord qui vise à donner des moyens de chantage aux patrons contre les salariés". Pour le parti communiste, le gouvernement est le principal responsable de la division des syndicats.

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a déclaré ce mercredi que la mobilisation de la fête du travail était l’occasion de réclamer un «changement de cap» et «une autre politique économique et sociale» au gouvernement. Le 1er mai «dans notre pays est l’occasion de dire au patronat et à ce gouvernement que nous entendons avoir un changement de cap et une autre politique économique et une autre politique sociale», a affirmé le secrétaire général de la CGT sur RTL.

Selon lui, l’adoption définitive le 14 mai du projet de loi sur la sécurisation de l’emploi n’est «pas une défaite» pour la CGT qui y est opposée mais «un constat de division dans le monde syndical, et aussi parmi les salariés, parmi les entreprises, parmi les partis politiques et parmi les parlementaires» puisque le texte a été adopté sur fond d’abstention.

Lu sur Libération

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