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Une photo prise le 18 octobre 2012 montre une image d'Arnaud Montebourg portant une marinière à la Une du magazine "Le Parisien".
Une photo prise le 18 octobre 2012 montre une image d'Arnaud Montebourg portant une marinière à la Une du magazine "Le Parisien".
©Thomas COEX / AFP

Bleu Blanc Ruche !

Un président de la République en marinière, ça vous irait ?

De surcroît, il est garanti 100% made in France.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La gauche aujourd'hui, c'est Waterloo. Ce champ de bataille est recouvert de morts et de blessés. Sur cette morne plaine, un homme avide s'avance. Cet homme c'est Arnaud Montebourg. Il y a chez lui un petit côté Thénardier.

L'ancien ministre du Redressement productif a jaugé l'étendue du désastre et s'est dit qu'il pourrait en tirer quelques profits. Il a, sans ménagement, écarté Anne Hidalgo : « elle plafonne à 6% des intentions de vote dans les sondages et n'ira pas jusqu'au bout », a-t-il dit. Il a également balayé Mélenchon d'un revers de la main : « ses excès le disqualifient ». Et il ne donne pas cher de la peau de Yannick Jadot : « La primaire des écologistes sera très difficile pour lui ».

Et lui ? Lui, il regarde la morne plaine de Waterloo et il y a une tempête sous son crâne : « j'y vas-t-y, j'y vas-t-y pas ? » On sait de quel côté son cœur balance. « Pour le moment, je ne suis pas candidat, mais ça peut changer », a-t-il fait savoir.

Nous, on veut bien voter pour lui mais à une seule condition : qu'il se présente en marinière ! Il en a fait la promotion quand il était encore ministre de François Hollande. C'était jeune, rafraîchissant et tellement, tellement français.

Déçu par la politique, Arnaud Montebourg s'est reconverti dans l'apiculture. On le croyait heureux au milieu des ruches, commercialisant le miel de sa marque « Bleu Blanc Ruche ». Un miel éminemment patriotique. A ne pas confondre avec n'importe quel miel moldo-valaque. Mais la reine des abeilles a dû bourdonner à son oreille : « si tu ne te présente pas, t'es le roi des cons ».

Avant d'être ministre, Montebourg était avocat. Il a fait ses premières armes au cabinet de Roland Dumas, chez qui il a tout appris. Vous vous souvenez de ce qu'on disait : « pour le droit, Mitterrand a Batinder ; pour le tordu il a Roland Dumas ». Montebourg a été à bonne école...

Ps : Arnaud Montebourg reconnaît qu'il va avoir des difficultés financières pour sa campagne. Il a tort de se faire du souci. Armor-Lux va le sponsoriser. 

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