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La présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, s'adresse à la presse lors d'une visite dans le parc du château de Lunéville, le 8 juin 2021.
La présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, s'adresse à la presse lors d'une visite dans le parc du château de Lunéville, le 8 juin 2021.
©JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Elle a trouvé plus diabolique qu’elle !

Marine Le Pen ne veut pas être confondue avec Eric Zemmour : y’a pas de danger…

Le Rassemblement National veut rassembler large.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La présidente du Rassemblement National a confié ses angoisses à un magazine d’Outre-Mer. Il y a là-bas une clientèle à soigner. Elle a dit qu’elle craignait que les « propos radicaux » de Zemmour ne lui soient attribués. Et elle a pris le soin de préciser qu’elle ne combattait aucune religion, aucune foi.

Il nous semble que Marine Le Pen s’inquiète pour rien. Personne ne peut lui trouver la moindre ressemblance avec Zemmour. Ce dernier écrit des livres, pratique l’histoire de France en érudit passionné et brille dans les débats. Marine Le Pen, elle ?

La patronne du Rassemblement National est en pleine opération de recentrage. Elle avait déjà abandonné le sigle de Front National. Ça n’a pas suffi à lui attirer les bonnes grâces des chroniqueurs et des commentateurs. Il lui faut maintenant faire plus et modifier l’appellation « Rassemblement National ». Rassemblement National tendance MoDem ce serait bien, non ?

On ne sait si le slogan « votez pour moi car il y a plus à droite que moi » sera efficace. Mais on sait que Marine Le Pen estime qu’avoir un repoussoir du nom de Zemmour peut lui être utile. Car, suivant son raisonnement, si Zemmour est d’extrême droite, ça veut dire qu’elle ne l’est pas.

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Il est intéressant de constater qu’au moment où Marine Le Pen s’affuble d’une tenue centriste, Macron se droitise. Il convoque une réunion ministérielle pour traquer les délinquants étrangers. Il envoie Darmanin pourfendre les musulmans radicalisés.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen cheminent en parallèle. En géométrie, les parallèles ne se rencontrent jamais. Mais en politique, rien n’est impossible. Quelques pas vers le centre de la patronne du Rassemblement National, quelques pas vers la droite du président de la République et ils finiront par se frôler. Il n’est pas interdit de penser que pendant ce temps, Eric Zemmour se frotte les mains.  

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