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Le nouveau remède anti-flatulences pour les vaches sauvera-t-il la planète du réchauffement climatique ?
©Reuters

Chaud derrière

Le nouveau remède anti-flatulences pour les vaches sauvera-t-il la planète du réchauffement climatique ?

Une étude menée par l'université de Floride met en avant l'efficacité d'une molécule pour contrer les effets des émanations des bovins. Cette molécule, incorporée dans leur alimentation, réduirait significativement le méthane qu'ils produisent.

Diego Morgavi

Diego Morgavi

Diego Morgavi est chercheur à l'INRA dans l'unité Mixte de Recherche sur les Herbivores

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Atlantico : Une université de Floride affirme avoir découvert qu'une molécule aurait pour effet de réduire les flatulences chez les bovins, en grande partie responsables de l'émission de gaz à effet de serre. Que nous apprend exactement cette étude et dans quelle mesure ses résultats représentent-ils une découverte importante ?

Diego Morgavi : C’est une molécule, la 3-nitrooxypropanol, qui a été développée par une entreprise qui s’appelle DSM. Cette étude décrit le mécanisme d’action. On peut dire que c’est peut-être la première molécule à avoir un effet consistent. Elle a été testée dans différents pays et dans différents systèmes d’exploitations agricoles et s’est révélée efficace.

En quoi les émanations produites par les bovins sont-elles nocives pour l'atmosphère et contribuent-elles au dérèglement climatique ?

Les différentes émanations des bovins, directes (fermentation de la bouse, flatulences, etc.) ou indirectes (conversion de forêts en pâturages par exemple) contribuent au réchauffement climatique car elles produisent du dioxyde de carbone (CO2), du méthane et du protoxyde d’azote.

Quel est l'effet exact de cette molécule sur l'organisme des bovins ? Par quel moyen cette molécule leur serait-elle inoculée ? Aurait-elle des effets secondaires, potentiellement nuisibles ?

C’est un additif alimentaire, c'est-à-dire qu’il est mélangé directement avec l’aliment que l’animal consomme et agit sur les microbes présents dans son tube gastrique. C’est dans le processus de digestion et de fermentation que le méthane est produit. Pour l’instant, aucun rapport n’a fait mention d’un effet secondaire sur l’animal.

Quelles autres solutions envisageait-on jusque-là pour tenter de réduire la production de méthane par les bovins ? Dans quelle mesure s'étaient-elles montrées efficace ?

D’autres stratégies comme la biotechnologie ou des additifs par exemple sont prometteuses mais les fonctions des bactéries de la panse limitent le succès de leur mise en application.

Propos reccueillis par Thomas Gorriz

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