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Attention danger : tous ces produits ménagers qui peuvent vous envoyer aux urgences
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Bonnes feuilles

Attention danger : tous ces produits ménagers qui peuvent vous envoyer aux urgences

Un accident est si vite arrivé, et les plus stupides ne sont pas les moins dangereux. Pour vous éviter le « Si j'avais su, c'est vraiment idiot... », un guide qui peut vous sauver la vie. Extrait de "101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences", de Gérald Kierzek, aux éditions Robert Laffont (2/2).

Gérald Kierzek

Gérald Kierzek

Gérald Kierzek est urgentiste à Paris au SMUR Hôtel-Dieu (AP-HP), chroniqueur médical sur Europe 1 et auteur du blog www.sante-urgences.com. Il est l'auteur de "Ayez les bons réflexes" (Fayard, 2016).

 

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Les accidents domestiques avec les produits ménagers concernent aussi bien les adultes que les enfants.

Chaque année, les vapeurs de chlore inhalées suscitent de nombreux passages aux urgences. Elles sont produites par le mélange de deux produits, l’un contenant de l’eau de Javel et l’autre un acide (acide chlorhydrique, détartrant…), par exemple lors du nettoyage des WC. Les vapeurs dégagées sont très irritantes, et encore plus nocives si le volume de la pièce est restreint et peu ventilé. Des accidents similaires sont également en recrudescence avec les produits pour piscine. Mais d’autres produits sont susceptibles de dégager des effluves toxiques.

Les victimes présentent les symptômes immédiats suivants : irritation de la sphère ORL (nez, gorge), toux, gêne respiratoire ou véritable difficulté à respirer et irritation oculaire. En cas de maladie respiratoire préexistante (asthme, bronchite chronique, insuffisance respiratoire), les symptômes peuvent rapidement s’aggraver vers une véritable détresse respiratoire aiguë.

L’intensité de l’atteinte pulmonaire est fonction de la concentration du gaz inhalé et de la durée d’exposition. Attention : l’évolution se fait parfois en deux temps, avec une première irritation suivie d’une amélioration avant une rechute quelques heures ou jours après.

En cas de temps de contact limité (ce qui est le plus souvent le cas puisque le premier réflexe est de sortir de la pièce), les symptômes ne durent pas. Il ne reste aucune difficulté respiratoire et aucun risque.

En cas de détresse respiratoire en revanche (vous n’arrivez plus à respirer, crise d’asthme…) ou d’antécédents pulmonaires, appelez le SAMU- Centre 15. De l’oxygène sera peut- être nécessaire. En cas de crise d’asthme, prenez votre traitement de crise habituel : si elle ne cède pas au bout de quelques bouffées de bronchodilatateurs, alertez les secours.

MES CONSEILS

— Évitez de mettre votre nez directement sur un produit.

— Aérez fréquemment votre logement, notamment quand vous utilisez des produits ménagers, pour évacuer les substances chimiques dégagées qui s’accumulent dans l’air. Ne manipulez jamais des produits de bricolage ou ménagers en atmosphère confinée.

— En cas d’inhalation, quittez la pièce et respirez à l’air libre.

Extrait de "101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences", de Gérald Kierzek, aux éditions Robert Laffont, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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