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La pluie plaque les pollens au sol ce qui les empêchent d’atteindre les voies respiratoires des allergiques, leur accordant du répit.
La pluie plaque les pollens au sol ce qui les empêchent d’atteindre les voies respiratoires des allergiques, leur accordant du répit.
©Reuters

Sniffing in the rain

Allergique ? Profitez de la pluie, elle plaque le pollen au sol

Le printemps et les beaux jours amènent aussi leur lot d’inconvénients, parmi lesquels la vague de pollinisation. Du mois d'avril à juin prochain, par vagues successives, gare aux allergies et aux nez qui coulent surtout chez les personnes les plus sensibles.

Gilles Oliver

Gilles Oliver

Gilles Oliver est technicien en aérobiologie au RNSA (Réseau National de surveillance aérobiologique).

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Atlantico : Depuis le début du printemps, diverses alertes ont été lancées sur les risques d'allergie au pollen. Jusqu’à quel point cette période est-elle incommodante pour les personnes allergiques ?

Gilles Oliver : Les choses varient énormément en fonction de la sensibilité des personnes concernées. Les allergiques ne le sont pas à tous les pollens mais uniquement à un certain type. La période réellement intense c’est le mois d’avril car tous les arbres entrent en période de pollinisation. Un peu avant, dans la région méditerranée c’est le pollen de cyprès auquel il faut faire attention. A partir du mois de mai, un peu partout en France, se sont les pollens de graminées qui prennent le relais.

Les alertes sont données en fonction des principaux pollens allergisants : en avril on attire l’attention sur le bouleau, puis en mai les graminées quand ils entreront en très forte période d’activité, puis nous donnerons de nouveau l’alerte en août-septembre cette fois-ci pour l’Ambroisie.

Peut-on établir une cartographie des régions touchées où la situation est peu ou proue la même pour toute la France ?

Certains pollens sont plus typiques de certaines zones géographiques, ainsi les pollens de cyprès seront plus courants en région méditerranée, Languedoc-Roussillon et PACA, pour le pollen de bouleau seuls les deux quarts nord de la France sont concernés, l’Ambroisie, lui, concerne plus la vallée du Rhône et plus particulièrement le Nord aux alentours de Nevers.

Pour les autres allergènes, la situation est assez homogène sur tout le territoire.

Il faut savoir que certains pollens sont très irritants tels que le pollen de cyprès, les graminées et l’Ambroisie. Les allergènes sont très actifs et très peu de pollen dans l’air peut déjà causer des allergies incommodantes.  

Le temps très froid et pluvieux de ces derniers jours a-t-il joué un rôle aggravant ?

La pluie plaque les pollens au sol ce qui les empêchent d’atteindre les voies respiratoires des allergiques, leur accordant du répit. En effet les conditions idéales pour que le pollen soit transporté c’est un temps beau, clair et légèrement venteux.

Le Froid lui ne joue pas un rôle majeur, sauf peut-être en début de saison.  

A partir de quand peut-on espérer une amélioration ?

En fonction des allergies et des pollens, la grosse saison s’étend d’avril à fin juin. Ensuite, le mois de juillet et le début du mois d’aout en général sont  assez tranquilles, avant une reprise en mi-août avec l’Ambroisie.

Comment se protéger de ces allergènes ?

On peut s’en protéger de façon assez simple. Dans la vie de tous les jours, il vaut mieux éviter de faire sécher le linge en extérieur afin d’éviter que le pollen ne se colle aux vêtements, car bien entendu une fois le linge rentré à l’intérieur il rapporte avec lui des allergènes et déclenche des réactions. On peut aussi essayer de se laver les cheveux un peu plus souvent, puisqu'ils y trouvent aussi refuge. Ou encore quand on est en voiture, éviter de rouler les fenêtres ouvertes. 

Propos recueillis par Priscilla Romain

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