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"Gagner n'est pas jouer" de Harlan Coben : un thriller dans lequel tout est inattendu
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"Gagner n'est pas jouer" de Harlan Coben : un thriller dans lequel tout est inattendu

« JE SUIS IMMENSÉMENT RICHE… ». Un thriller qui nous plonge chez les riches américains. Une intrigue au suspens garanti.

Robert Bouvier

Robert Bouvier

Robert Bouvier est chroniqueur pour Culture Tops. 

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THÈME

Gagner n’est pas jouer, un titre que l’on peut juger original. Il n’y a pas que le titre de ce roman qui puisse bénéficier de ce qualitatif. Il y a tout d’abord une intrigue au suspens garanti, grâce à l’inventivité bien connue de son auteur, Harlan Coben. Il nous offre dès les premières pages l’autoportrait d’un homme d’une quarantaine d’années, qui se présente sans complexe, très satisfait de son sort. Au début de l’histoire, il assiste au championnat de basket d’Indianapolis. Il est assis à l’une des meilleures places, entouré de personnalités de premier plan. Il nous explique avec un rien de légèreté « qu’il est immensément riche », Il se nomme Win (diminutif de Windsor) Lockwood troisième du nom. Il est l’héritier d’une de ces célèbres dynasties du Nord-Est des Etats-Unis qui possède château, avion  privé, hélicoptère, yacht…Mais Win, nous allons l’apprendre très vite, ne se contente pas de jouer au golf ou de s’occuper d’œuvres caritatives comme nombre de membres de sa famille. Il a une réputation de tête brûlée. D’ailleurs il ne suit pas la finale à laquelle il assiste. Il passe son temps à observer de l’autre côté du terrain Teddy, le coach d’une des deux équipes qui s’affrontent. A la fin du match, Win attirera le coach dans un endroit désert. Avec méthode et efficacité, il le démolira littéralement. Puis il regagnera tranquillement New-York dans son hélicoptère.

Mais ce jour-là allait lui réserver une surprise de taille. Des agents du FBI font irruption dans son bureau. Win est prié de les suivre. Les hommes du FBI ne sont pas à l'aise car ils se sont renseignés et savent que Win est un ancien du « Bureau ». Ils l’emmènent dans un building d’avant- guerre, une de ces résidences aristocratiques avec vue imprenable sur Central Park. Ils montent au dernier étage et entrent dans un appartement dans lequel s’empilent jusqu’au plafond des milliers de magazines. Dans une des pièces se trouve le corps d’un vieil homme qui avait été assassiné. Win est perplexe, il n’a jamais vu la victime. C’est en entrant dans une pièce voisine, qu’il comprend pourquoi le FBI l’a emmené en ce lieu.

Dans celle-ci, il remarque immédiatement un petit tableau accroché au mur. Un Vermeer. Il appartenait à sa famille. Il avait été dérobé, vingt ans plus tôt, le soir dramatique où le frère de son père avait été tué et sa cousine enlevée. Jamais la police ne put faire émerger la moindre piste dans cette affaire. On lui présente aussi un vieux bagage portant ses initiales. A la demande du FBI, Win va se lancer dans une enquête minutieuse et tortueuse. Il remontera le temps jusqu’à un attentat commis à la fin des années soixante et dont les auteurs ne furent jamais appréhendés. Rien ne se déroula de manière prévisible, Win avait ouvert la boîte de Pandore qui révèlera, entre autres, des secrets de famille que l’on croyait enfouis, oubliés pour l’éternité.

POINTS FORTS

Dans ce thriller, tout est inattendu, on entre dans le monde des très riches, pour qui tout semble possible. Une histoire passionnante qui petit à petit va nous faire découvrir une vérité que rien ni personne ne laissait présager.

Ce roman est aussi un éclairage quasi sociologique de la vie des privilégiés aux Etats-Unis à la fin des années soixante.

QUELQUES RÉSERVES

Le héros central, par son assurance, qui frôle souvent l’arrogance, son sentiment de supériorité parfaitement assumé, peut être perçu comme un personnage présentant une forme narcissisme prononcé assez déplaisant.

L'AUTEUR

Harlan Coben, 61 ans, diplômé en sciences politiques, vit dans le New-Jersey. Il a connu un grand succès de la part des critiques comme du public dès ses premiers romans. Aujourd’hui, 21 de ses ouvrages ont été édités depuis Ne le dis à Personne en 2002 publié chez Belfond. Il a remporté de nombreux prix dont le Eward, le Shamus Award, l’Anthony Award, et plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, à la télévision (Une chance de trop, Juste un regard). Ils ont tous été publiés en France

Le lecteur

Jean-Christophe Lebert commence sa carrière au théâtre dans des pièces classiques et contemporaines (il a été nommé dans la catégorie révélation de l’année aux Molières 1987 pour son interprétation dans Harold et Maude de Colin Higgins). Il fait quelques apparitions à la télévision et au cinéma, notamment dans La Vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier.
Il prête sa voix à de nombreux projets : publicités, narrations de documentaires, audioguides, fictions radiophoniques, doublages et livres audio.

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