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©KHALIL MAZRAAWI / AFP

Le malheur est dans le pré

Enquête sur ce laboratoire français des Frères musulmans qui coule des jours tranquilles en Bourgogne au vu et au su de tous

L’organisation des Frères Musulmans a été créée en 1928 en Égypte. Depuis 30 ans, ils tentent de s'implanter en France dans plusieurs régions, des écoles, des centres de formation religieuse ou des associations loi 1901 qui diffusent leur idéologie, avec la complaisance de pouvoirs publics.

Emmanuel  Razavi

Emmanuel Razavi

Diplômé de Sciences politiques, Emmanuel Razavi est grand reporter. Spécialiste du golfe persique, il a notamment collaboré avec Planète, Arte, M6, France 24, Valeurs Actuelles, le Figaro Magazine, le Spectacle du Monde et Paris Match. Il est auteur de plusieurs essais et  documentaires sur le Proche et le Moyen-Orient.

Il dirige le média FILD.

Son dernier ouvrage, coécrit avec Alexandre del Valle, Le Projet: La stratégie de conquête et d'infiltration des frères musulmans en France et dans le monde, est paru en novembre 2019 aux éditions de L'Artilleur. 

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Francis Mateo

Francis Mateo

Reporter, écrivain, acteur et grand voyageur... Francis Mateo est journaliste indépendant et auteur de nombreux récits de voyages à travers le monde sous forme de reportages ; il a également publié le livre « Mon associé Fidel Castro » (éd. Histoire d'Être, 2012), qui analyse les dernières décennies de la révolution cubaine. Il est actuellement journaliste correspondant en Espagne, depuis Barcelone, pour plusieurs titres de référence de la presse française et méditerranéenne (tourisme, gastronomie, transports, urbanisme,...). Il a créé en 2019 le site d'information Barnanews.com, entièrement dédié aux francophones de Barcelone. Il est diplômé en Sciences Humaines à l'Université Paul Valéry de Montpellier (Sociologie, Psychologie & Psychanalyse).

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Marie Corcelle

Marie Corcelle

Marie Corcelle est journaliste pour GlobalGeoNews.

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Maxence Champenier

Maxence Champenier

Maxence Champenier est journaliste pour GlobalGeoNews.

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L’organisation islamiste des Frères Musulmans est considérée par de nombreux spécialistes comme la matrice idéologique du Jihadisme contemporain. En France, plusieurs responsables de l’association « Musulmans de France », - anciennement appelée Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) - sont liés à cette confrérie. Depuis 30 ans, ils sont implantés dans plusieurs régions, des écoles, des centres de formation religieuse ou des associations loi 1901 qui diffusent leur idéologie, bien souvent avec la complaisance de pouvoirs publics peu regardants, comme l’illustre notre enquête en Bourgogne.

Une enquête de Maxence Champenier, Emmanuel Razavi, Francis Matéo (Avec Marie Corcelle) pour GlobalGeoNews et Atlantico

L’organisation des Frères Musulmans, confrérie islamo-révolutionnaire dont le fondateur, Hassan al Banna - grand père de Tariq Ramadan - fut également un soutien du régime nazi, a été créée en 1928 en Égypte. D’après l’égyptien Mohamed Abib, qui fut son vice-guide, « elle serait présente dans au moins 70 pays », dont la France. Son objectif : instaurer la charia et organiser la société autour des valeurs de l’Islam partout où vivent des musulmans. Elle est considérée par les experts comme la matrice idéologique du Jihadisme contemporain. Ben Laden a été par exemple formé par feu Abdallah Azzam, figure incontournable de l’organisation.

Actuellement, les deux principaux sponsors de la confrérie sont le Qatar et la Turquie. Les mêmes pays qui activent les campagnes de boycotts contre la France.

Dans l’Hexagone, l’association « Musulmans de France », issue de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) créée en 1983, est considérée par de nombreux spécialistes, ainsi que par le monde du renseignement, comme une émanation de la confrérie islamiste.

D’après les informations publiées sur son site internet, elle regrouperait « 600 associations musulmanes membres et coopérantes réparties sur l’ensemble du territoire français et qui œuvrent dans des champs d’action diversifiés : l’humanitaire, le social, l’éducation, la formation, la culture ».

Youssef Chiheb, directeur de recherches au Centre Français de Recherches sur le Renseignement (CF2R) et auteur d’un ouvrage de référence sur la question intitulée « Les théoriciens de l’Islam radical » (éditions VA), explique : « Je suis catégorique. L’ex-UOIF est une représentation des Frères Musulmans en France. Les Frères musulmans investissent la société civile, l’université et les congrès. Leur tactique, ancienne, consiste à pénétrer les corps intermédiaires, les élites, les élus et les têtes pensantes à travers des programmes de type congrès des musulmans de France, pour ratisser large (…). Ce qui les intéresse, ce sont des musulmans idéologisés mais pas radicalisés, en capacité de devenir un vecteur idéologique ».

L’ex-UOIF - devenue association « Musulmans de France » - s’est ainsi implantée dans de nombreuses régions. À ce titre, la Bourgogne fait figure de laboratoire, puisqu’elle y a créé un centre de formation ainsi que des associations sous le statut de la loi 1901.

Un ancien policier du renseignement territorial explique : « ces gens - là ont pour objectif de pénétrer toutes les sphères de la société en s’appuyant sur le réseau associatif qui leur permet de s’institutionnaliser. ».

Journaliste spécialiste des Frères Musulmans, Bouziane Ahmed Khodja décrypte : « en Europe, les Frères Musulmans ont bâti un programme qui consiste à pousser les jeunes à faire les meilleures études, pour qu’ils intègrent ensuite des organisations politiques ou associatives. Ces jeunes sont ainsi poussés à se rapprocher de mouvements, principalement de gauche, afin de se retrouver un jour présents sur les listes électorales. La France n’est pas un cas isolé, cela se passe aussi en Espagne (…) Il faut toutefois bien comprendre que ces gens ne représentent en aucun cas les musulmans, contrairement à ce qu’ils prétendent. Ils diffusent en fait un projet idéologique. ».

La sénatrice Jacqueline Eustache Brinio (LR), à l’origine de la commission d’enquête parlementaire sur l’islam radical, fait un constat inquiétant à la suite de ses travaux : « l'ex-UOIF a été citée et pointée du doigt comme organe de propagande de l'idéologie des Frères musulmans (…). L’association "Musulmans de France" prône une réislamisation communautariste des musulmans et vise à investir l'action sociale, l'éducation et le champ politique. Le mouvement ambitionne de devenir un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics. (…) ».

Quand la Bourgogne ouvre les bras aux islamistes

Youssef al Qaradawi, considéré par la branche qatarienne des Frères Musulmans comme le chef spirituel de l’organisation (depuis une scission avec la branche égyptienne au début 2000), a participé à la fondation de l’IESH (Institut Européen des Sciences Humaines), un institut de formation lié à l’association « Musulmans de France », spécialisé dans l’enseignement de la théologie et du Coran, installé près de Château-Chinon dans la Nièvre. Il a même été membre de son conseil scientifique. Étrange, pour une structure qui prétend pratiquer « l’islam du juste milieu », car au milieu des années 2000, Qaradawi a émis des fatwas exhortant des jeunes à se kamikazer en Israël ou en Irak. Il a par ailleurs appelé à s’en prendre aux juifs et aux homosexuels. Considéré comme un propagandiste du terrorisme islamiste, il s'est d’ailleurs vu refuser un visa d'entrée au Royaume-Uni en 2008, est interdit d'entrée aux États-Unis depuis 1999, et l’a été de territoire Français en 2012 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy. Youssef al Qaradawi a aussi fondé le Conseil européen de la Fatwa et des recherches avec lequel l’association « Musulmans de France » revendique un partenariat sur son site internet.

Au sein de la nébuleuse IESH, on trouve également la trace d’Abdallah Bin Mansour qui a officié en tant que conférencier au sein de son établissement parisien[1]. Ce dernier fut secrétaire général de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), l’ancêtre de l’association « Musulmans de France ».

 « Abdallah Bin Mansour est un Frère musulman pur-sang. C’est un intellectuel de la confrérie haut placé. Il fait partie des pionniers de l’organisation en Europe. En 2000, il a d’ailleurs encadré un séminaire de formation sur la confrérie dans le Nord de la France (...).  Il intervenait aussi auprès des membres de la confrérie pour parler de la laïcité ou comment approcher les chrétiens (...). Il a aussi créé une maison d’édition qui a vulgarisé la littérature des Frères musulmans », témoigne l’essayiste et ingénieur Mohamed Louizi, ancien Frère musulman qui a rompu avec la confrérie en 2006.

En juin 2014, alors que l’UOIF était sur le point d’être placée sur la liste des organisations terroristes par les Émirats Arabes Unis*, Bin Mansour était l’invité d’honneur des Journées du Savoir organisées au palais Congrexpo de Dijon par l’imam Mohamed Ateb, représentant officiel de l’association en Bourgogne.

Parmi les convives, on pouvait noter la présence de conseillers municipaux, de conseillers régionaux et de deux députés.

Si l’on peut comprendre que des élus locaux soucieux de leurs administrés issus de la diversité se soient rendus à cette manifestation, on s’interroge sur le fait que les services de renseignement territoriaux ne les aient pas mis en garde compte tenu du profil de Bin Mansour. Car celui qui fut également l’un des dirigeants de FOIE (Federation of Islamic Organisations in Europe) de 2014 à 2018, organisation liée à la confrérie, n’a jamais mâché ses mots. Voici ce qu’il déclarait lors d’un congrès au Bourget en 2013 : « Si Dieu est avec moi, est-ce que les flics ou les renseignements généraux, ou l’armée, ou les ennemis peuvent me faire quoi que ce soit ? Si Dieu vous apporte son soutien et son secours, personne ne peut vous vaincre », avant de reprendre quelques minutes plus tard : « Les gens, ils pensent (…) qu’ils vont déclarer la guerre au foulard et qu’ils vont vaincre ? (…) ».  Étrange d’invité d’honneur, pour une association qui a pignon sur rue dans la capitale Bourguignonne.

Mohamed Louizi, l’ancien Frère musulman, explique : « il y a une double facette entre les associations déclarées en préfecture et ceux qui font partie de la confrérie (...). Ateb a assisté à des conférences auxquelles ne participaient que des Frères musulmans ayant prêté serment d’allégeance à la confrérie.  Pour moi, il n’y a donc pas débat sur ses liens avec elle (...) ».

Mohamed Ateb : des relations qui dérangent

Mohamed Ateb, c’est l’imam qui a ramené la paix civile à Dijon au printemps dernier, en lieu et place des pouvoirs publics, lors des affrontements qui ont opposé des Tchétchènes à des jeunes issus de la communauté maghrébine.

Si l’affaire a fait grand bruit et a été largement relatée dans les médias, il demeure bien des interrogations quant à la façon dont il a pu ramener au calme l’ensemble des protagonistes de cette guérilla urbaine.

Cet enseignant tunisien à la retraite, à l’allure plutôt élégante, est devenu un véritable notable de la capitale bourguignonne. « Depuis 20 ans, Il est de toutes les manifestations publiques et de tous les grands évènements. On le voit ainsi poser en photo à côté de nombreux décideurs » confie un conseiller municipal. « Cela agace au plus haut point, mais personne n’ose rien dire par peur d’être traité d’islamophobe », ajoute l’élu.

Le 21 octobre dernier, il s’affichait aux côtés du maire de Dijon François Rebsamen (PS) dans la cour d’Honneur de l’hôtel de ville. Sur une vidéo diffusée sur sa page Facebook, l’on pouvait voir et entendre l’édile dijonnais tutoyer l’imam, le remerciant de sa présence à l’hommage organisé en mémoire à Samuel Patty, le professeur décapité quelques jours plus tôt à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Si François Rebsamen est un laïc convaincu, il est surprenant que ce spécialiste de la sécurité, connu pour disposer de solides réseaux au sein du ministère de l’Intérieur, ne se défie pas davantage d’un imam dont les liens avérés avec des personnalités liées à la confrérie interpellent. « C’est un type bien », nous a confirmé le maire de Dijon au téléphone alors que selon différents témoignages recueillis dans son entourage, plusieurs de ses proches lui auraient conseillé de tenir ses distances.

Pointant du doigt François Rebsamen, Gilles Platret, le maire de Chalon-sur-Saône (LR), candidat aux élections régionales en Bourgogne, commentait la situation dans un post publié le 30 octobre sur Facebook : « je rappellerai à cet égard sa proximité assumée et tellement démonstrative avec Mohamed Ateb, représentant des Musulmans de France (ex-UOIF), organisation proche des Frères musulmans. (…). Alors pourquoi cette proximité entre le maire de Dijon et cet imam sulfureux ? Par amitié personnelle ? Les naïfs le croiront (…) ».

Contacté au téléphone, le maire de Chalon-sur-Saône confirme son propos.

François Rebsamen, de son côté, menace de déposer plainte pour diffamation contre lui. Pour quel motif ?  Pour la mise en avant de ses relations avec Mohamed Ateb ?

Quoi qu’il en soit, ce dernier, qui n’a pas donné suite à nos appels téléphoniques, indiquait dans le quotidien le Bien public (du 4/11/20 ndlr) ne pas vouloir ajouter « d’huile sur le feu ». À propos de l’IESH, il raconte benoîtement : « à ma connaissance, l’institut nivernais dont il est question forme des imams ».  À croire qu’il le connaît à peine. Pourtant, en juillet 2014, il organisait au siège de son centre culturel de Quetigny une réunion avec Cheikh Larabi Belcheri, membre du conseil européen de la fatwa dirigé par Youssef Qaradawi et … enseignant à l’IESH !

Des financements difficilement traçables

Aux abords d’une zone commerciale à Quetigny, dans la proche banlieue de Dijon, un arrêt de tramway dessert un magasin de meubles, des cinémas, des restaurants et un centre culturel musulman. Excepté une pancarte en arabe, rien ne le différencie des autres bâtiments. Il y a quelques années, le visiteur y était accueilli par un panneau informant des différentes activités de l’association et appelant au boycott d’Israël…

De grandes salles de prière et quelques bureaux occupent le bâtiment. Le Centre culturel musulman abrite aussi l’association de la Jeunesse musulmane de France en Bourgogne (JMFB), créée en juin 1998 et présidée par Mohamed Ateb.

Cette association est régie par la loi de 1901. Pas vraiment une surprise.

En principe, la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État permet de créer des associations cultuelles exclusivement dédiées au culte. Mais cette forme juridique est surtout utilisée pour le bâti. Dès 1907, un autre texte de loi indique que « l'exercice public d'un culte peut être assuré au moyen d'associations régies par la loi du 1er juillet 1901 » sans toutefois être régies par la loi de 1905.  

Grâce à cette subtilité, la Jeunesse musulmane de France en Bourgogne peut non seulement dispenser un culte, mais aussi organiser du soutien scolaire, des repas et même éditer un journal. L’association peut aussi recevoir des dons nommés par la loi : « dons manuels ». Des dons qui permettent de financer des actions en toute discrétion semble-t-il, puisque ni les représentants de l’État, ni les élus de Dijon et Quetigny que nous avons interrogés n’ont été en mesure de nous fournir la moindre indication sur leur origine exacte.

Un discours entre religion et politique

Une association « cousine » de la JMFB a été créée à Longvic, une autre ville de l’agglomération Dijonnaise. Ses statuts ressemblent de près à celle de Mohamed Ateb. À une nuance près. En cas de liquidation de la JMFB, ses actifs partent à l’Union des Organisations Islamiques de France. Si la cousine longovicienne subit le même sort, c’est la JMFB qui hérite…

Plusieurs fois dans l’année, Mohamed Ateb publie un journal interne : Le Citoyen. Au fil des articles, la revue incite les musulmans à prendre part à la vie politique, économique et sociale de l’agglomération ou de la région. Elle couvre ainsi toutes les élections, qu’elles soient universitaires ou territoriales.

Au-delà du militantisme, la revue détourne parfois certains messages. À l’instar d’un compte rendu d’une manifestation contre les féminicides et les violences faites aux femmes (Le citoyen n° 34, décembre 2019) dans lequel on peut voir des photos montrant des militants qui arborent des pancartes « solidarité avec les femmes voilées », « contre l’islamophobie » avec ce commentaire dénaturant les faits : « beaucoup de manifestants portaient ce type de revendications ». Ce qui n’était pourtant pas le cas d’après plusieurs témoignages recueillis. Et pour cause : quel serait le lien entre l’islamophobie et la violence subie par les femmes ?

 « Les Frères musulmans ont été très habiles. Ils pratiquent la stratégie de la victimisation chaque fois que l’occasion s’en présente, s’associant à différentes causes pour mieux faire avancer la leur (...).  Ils se sont souvent fait passer pour des "opposants persécutés" dans les pays arabes ou en Turquie et ont ainsi trouvé refuge dans les pays européens dans un double contexte de subversion des valeurs des démocraties et de guerre froide lorsque nos États voyaient encore les islamistes comme des opposants au bloc soviéto-communiste (…). En y implantant l’IESH, ils ont fait de la Bourgogne l’une des plateformes de leur idéologie en France », confie le géopolitologue Alexandre del valle, éminent spécialiste de la confrérie qui a été auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur l’Islam radical.

Entre le positionnement ambigu de son représentant local qui invite des islamistes notoires à ses évènements, les liens de l’IESH avec un apologiste du terrorisme comme Qaradawi et des flux financiers difficiles à tracer, les affaires de l’association « Musulmans de France » en Bourgogne interpellent.

Amer, un policier du renseignement témoigne : « On a alerté plusieurs élus sur la situation depuis des années. Quant à l’IESH, les rapports ne manquent pas. Ce centre aurait dû être fermé depuis longtemps, compte tenu des personnalités qui y enseignent. Mais personne ne veut faire de vagues, d’autant plus que dès sa création, il a bénéficié de protections politiques au plus haut niveau. C’est ni plus ni moins que de la compromission ».

*La liste publiée par les Émirats Arabes Unis, publiée en novembre 2014, recensait 82 organisations accusées de lien avec le terrorisme. On y trouvait notamment Al-Qaida, Daesh, la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE), ainsi que de nombreuses structures liées à l’organisation des Frères musulmans. L’UOIF a toujours contesté la mise en accusation de la part des Émirats Arabes Unis.

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