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Les employés français "étaient souvent malades le lundi et le vendredi", se plaint la responsable du recrutement d'une PME suisse.
Les employés français "étaient souvent malades le lundi et le vendredi", se plaint la responsable du recrutement d'une PME suisse.
©Reuters

Transfrontalier s'abstenir

Suisse : jugés "paresseux", les Français boycottés par les employeurs helvètes

La mention "Suisse et résident suisse" figure sur certaines offres d'emploi pour lesquelles les travailleurs français ne sont pas les bienvenus.

Paresseux, râleurs et prétentieux. Le portrait est peu reluisant. C'est pourtant ce que les employeurs suisses pensent des travailleurs français. Le journal helvétique Le Matin, a révélé dimanche que la mention "Suisse et résident suisse" figure désormais sur de nombreuses offres d'emploi. Et ce, dans le but de ne pas embaucher de transfrontaliers français.

Les employés français "étaient souvent malades le lundi et le vendredi", se plaint la responsable du recrutement d'une PME suisse, active dans le secteur de la construction. Cette dernière pointe aussi l'attitude revendicatrice de ces travailleurs. "Il y a toujours un problème. Alors que les Espagnols et les Portugais, ça n'a vraiment rien à voir", a-t-elle déclaré sous couvert de l'anonymat.

Problème : si les recruteurs confessent à demi-mot refuser les candidatures des travailleurs français, cette pratique ne respecte pas les accords de Schengen. Signés en 1999 avec l'Union européenne, ces accords entérinent le principe de l'égalité de traitement entre les ressortissants de l'UE et les Suisses, rappelle l'AFP.

Pour boycotter les salariés français, il faut donc ruser : les employeurs peuvent par exemple exiger un niveau d'allemand parfait, même si ce n'est pas nécessaire pour le poste ! Ils peuvent aussi invoquer les quotas à l'immigration, récemment réinstitués.

Lu sur Le Matin

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