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L'aï, un paresseux d'Amérique latine, ne défèque qu'une fois par semaine
L'aï, un paresseux d'Amérique latine, ne défèque qu'une fois par semaine
©REUTERS/Juan Carlos Ulate

Etonnant

Certains paresseux sont paresseux pour tout, même pour déféquer...

Selon une étude publiée mardi dans la revue Proceedings of the Royal Society B, il ne descend qu'une fois par semaine de son arbre.

C'est un phénomène étrange et surprenant : l'aï, paresseux des forêts d'Amérique latine, ne descend de son arbre qu'une fois par semaine, pour faire ses besoins. Et encore c''est vraiment par nécessité qu'il s'exécute car cette activité se fait au péril de sa vie comme le révèle une étude publiée mardi dans la revue Proceedings of the Royal Society B. En effet, le fait d'aller déféquer est bénéfique pour les papillons et les algues qui jonchent sa fourrure et contribuent à le nourrir. Un scénario bien particulier dont des chercheurs américains ont été les témoins.

Concrètement, près d'une fois par semaine, l'aï quitte le sommet des arbres - où il passe la majeure partie de vie à manger et dormir - pour déféquer. Dès lors, il creuse un petit trou, y dépose sa crotte et retourne vite à la cime des arbres. Pourquoi tant de précipitation pour ce besoin naturel ? Car cela le rend particulièrement vulnérable aux prédateurs. De plus, cela lui coûte "environ 8% de l'énergie qu'il ingurgite en une journée". Mais alors pourquoi ne pas tout simplement déféquer en hauteur ? Car les paresseux y gagnent au bout compte selon les chercheurs qui les ont observés.

Tout commence avec les papillons qui vivent sur son pelage. Pour les femelles papillons sur le point de pondre, la crotte d'aï est utile. En effet, cette déjection va être consommée par ses larves une fois nées. Une fois adulte, les femelles papillons volent dans l'arbre au pied duquel elles ont vu le jour pour trouver l'aï et renouveler le cycle.

Une opération bénéfique pour le paresseux car plus il attire de papillons, plus la concentration de son pelage en azote augmente. C'est là que les algues entrent en jeu. La fourrure de l'aï est telle que les algues s'y installent facilement et ensuite elles se nourrissent de l'azote qui leur sert d'engrais. Lorsqu'il lèche sa fourrure pour se nettoyer, le paresseux ingère à son tour ces algues - "particulièrement riches en glucides et en lipides digestes" selon les scientifiques - qui viennent compléter son régime alimentaire de feuilles, très peu nourrissantes. Un véritable cycle de la vie.

lu sur Science et Avenir

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