Gabriella de Monaco, 6 ans, deux smic au bras ; Dorothée (du club) s’est mariée avec un fan (de son club) ; FuckCovid : Vincent Cassel et Kim Kardashian s’éclatent au soleil, Loana à Paris ; Arthur perd des millions, Kanye West en doit 25 à ses salariés | Atlantico.fr
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Revue de presse people du samedi 6 février 2021.
Revue de presse people du samedi 6 février 2021.
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Revue de presse people

Gabriella de Monaco, 6 ans, deux smic au bras ; Dorothée (du club) s’est mariée avec un fan (de son club) ; FuckCovid : Vincent Cassel et Kim Kardashian s’éclatent au soleil, Loana à Paris ; Arthur perd des millions, Kanye West en doit 25 à ses salariés

Mais aussi la sortie du désert de Gad Elmaleh, la remontada de Michel Drucker et la candeur d'Afida Turner.

J’aurais dû m’en douter. La lecture accrue des infos People ne pouvait pas être neutre. Cette semaine, loin de me fournir ma dose de potins vitaminés, qui font sourire, soulever un sourcil en hameçon et/ou tordre la bouche en une moue dubitative, une nouvelle m’a fait basculer dans le côté obscure de la force. Un détail sur une photo a amorcé ma métamorphose : le sac à main Dior de Gabriella de Monaco m’a transformé en cancrequadra puritaine et donneuse de leçon.

Ca commence donc dans Point de Vue. Les 4 fantastiques, Albert, Charlène, Jacques et Gabriella mettent le feu à une barque selon la tradition, pour honorer la sainte patronne du rocher - on pourra en reparler si vous voulez, mais là n’est pas le sujet. Je lis, je regarde les images, c’est mon travail. J’apprends que cette année, la cérémonie a été « sobre, sans liesse populaire, sans feux d’artifices. Je regarde plus près pour savoir si on voit la coupe punkette de Charlène sous le béret, (qu’elle semble ne plus quitter d’ailleurs. Des regrets ou bien Albert a-t’il sifflé la fin de la récré ?), quand mon oeil est attiré par la petite jumelle, qui a l’air, pour une fois, assez enjouée sur les photos. La fillette de 6 ans porte un ensemble rose et… un sac à main. Je pense immédiatement à une vanne un peu nase, du genre « ben oui, où mettre les clopes et les clés de la voiture, sinon ? ». Et puis ensuite, c’est dans Public. Le magazine confirme mon sens du Grinch, euh du style, en m’informant que c’est un sac Dior, un Nano Lady Dior pailleté précisément, et verse de l’eau à mon moulin désapprobateur, en me donnant son prix : 3000 euros. On avait pas dit sobre ? 

Et c’est là que, sournoisement, ma mutation a commencé. D’abord les questions, posées à moi-même, en ajustant mon chandail : mais pourquoi cette enfant porte-t’elle un sac à main ? Et à 3000 euros en plus ? N’est-ce pas ridicule franchement ?

Je me suis fait un chignon, mais j’ai été chercher les épingles pour qu’il tienne plus longtemps qu’avec le bic que j’utilise d’habitude. Et j’ai ouvert le chapitre Kardashian. Vous ne trouvez pas vous que passer les trois quarts de son année sous les tropiques à exhiber ses fesses dans des maillots trop petits et à en gagner des millions de dollars, ça devient plus un symbole de vacuité que d’émancipation ? Ca va bien maintenant d’expliquer que pour relâcher la pression, les filles et seulement les filles du clan se sont données rendez-vous pour un séjour de trois jours aux Antilles, dans une maison à 25.000 euros la nuit ! Nous, on le sait qu’elles étaient déjà à la plage, il y a trois semaines, et que décembre a également eu son lot de séjours dits de « décompression » ? "Des feignasses nombrilistes" aurait dit ma Grand-Maman. 

On rêve !

Et Pamela Anderson et ses six mariages éclairs, - je rajuste mes lunettes sur mon nez, ou ce père, canadien anonyme et polygame qui a 150 enfants (à lire dans Closer) et même le bonheur de  Vincent Cassel, tiens, que Public exhibe au Brésil avec sa très jeune femme et leur enfant, oui, même ce corps de jeune homme, qui fait encore du surf sur la plage et qui sourit toujours au plaisir de voir sa (très) jeune femme en bikini vert : Non vraiment, tout ça, ça ne se fait pas !

Quelle horreur, ça se confirme ! Mes lèvres sont pincées, la moue n’est plus dubitative, mais carrément dégoutée, je m’enfonce et lâche les chiens. Enfin mon labrador : puisque l’ensemble des habitants de cette planète (et surtout moi) ne peut pas faire comme lui, Vincent Cassel devrait rentrer, subir le confinement qui ne dit pas son nom, la grisaille et les inondations, les restrictions de déplacement. Et puisque l’ensemble de la planète (et toujours moi) ne peut pas offrir de sac à 3000 euros à son enfant de 6 ans, alors personne ne devrait. Il parait que c’est comme ça que Kant cherchait à savoir si un comportement est moral ou non. Oui, c’est raccourci, mais vous n’êtes pas chez Raphael Enthoven, non plus… 

Michel Drucker n’en finit plus de raconter son calvaire, sa solitude et sa remontada, après le triple pontage qu’il a subi cet été. Le présentateur préféré des français se développe dans Gala, et nous annonce une énième fois son retour pour le printemps. «J’ai appris la solitude, la souffrance. Je reviens de très loin ». On veut bien te croire Michel, mais arrête de le dire, fais-le. A noter quand même la présentation tout en creux de « Petit Claude ». Comme Sebastien Jondeau pour Karl Lagarfeld, Michel Drucker a son homme de l’ombre, son bras droit, son confident. « Petit Claude sait tout des Drucker, et a été le seul autorisé à visiter le patriarche pendant toute sa convalescence », covid oblige. La cohabitation dure depuis 40 ans ! On ne connaitra pas son visage, mais gageons que ses mémoires seront un best seller, s’il les écrit un jour.

Que dire aussi de Public, qui se paye Arthur en décrivant par le menu ses échecs financiers ? Mais ces journalistes n’ont pas de principes, comme dirait la poétesse Weshdene. Des placements hasardeux, plus de 11,5 millions dans des applications, 8 millions pour des dosettes de café, 3 millions perdus dans des jus bio... Autant d’entreprises qui ont fermé et le couperet de l'hebdo tombe : l’animateur est un piètre gestionnaire, alors même qu’il rêverait d’être « reconnu en bon businessman » balance un ex associé. Mais les cocos (là, c’est la patate chaude dans la bouche), vous n’êtes jamais tombé de vélo, vous ? Et vos Unes, vous les trouvez toutes sensas ? Pas une erreur, l’une moins bien que l’autre ? Pour connaitre le succès, il faut parfois se tromper, tout le monde le sait, allons allons…

Arthur, au moins n’est pas malhonnête comme Kanye West… Le chanteur américain, qui prêche dans le désert tous les dimanches est poursuivi par près de 1000 de ses techniciens. Motif ? Il les payerait au lance pierre et les ferait travailler dans des conditions déplorables. Horaires à rallonge, pas de toilettes, pas de pause, des paies versées avec 4 mois de retard… Le procès pourrait délester l’ex de Kim Kardashian de 25 millions d’euros. Et paf !

Attendez, j’en ai un peu aussi pour Voici… Cette semaine, l’hebdo m’apprend que Dorothée, la baby-sitter télévisuelle et télégénique de mon enfance, s’est mariée. Super, on est content. Grâce à Public, on en sait même une peu plus : le monsieur n’est ni Pat qui pourtant aurait été très amoureux d’elle, ni Cabus, ni Jacky, ses acolytes des années 80, mais un fan qui travaille pour elle depuis plus de 20 ans. Et d’ailleurs, à bien lire le papier de Public, on pourrait même comprendre que le passage devant Monsieur le Maire a eu lieu, il y a… 7 ans… Ah, ben, c’est du scoop tout chaud ça, bravo !

Heureusement, je dois l’arrêt brutal de ma mémérisation à Afida Turner. La starlette, candidate il y a 20 ans de la deuxième saison de Loft Story, accorde un  grand entretien à Public. Jouissif. Il n’y a rien à faire : pas de traits à forcer, pas de jeux de mots à tordre : tout est là. Un personnage déjanté, qui ne doute de rien, et très probablement sincère. Celle qui a été brièvement candidate aux Présidentielles françaises fait son exposé de politique générale. Selon elle, le virus existe, mais « On veut contrôler la population. Tout ça est programmé ». Lors de la première élection de Donald Trump, « j’étais la seule à croire en lui. Après coup, tout le monde à reconnu que j’avais fait une analyse parfaite ». Et encore, pendant la crise des Gilet jaunes, « j’ai trouvé bizarre que les politiques laissent défoncer les champs elysées, détruire le Fouquet’s au lieu de leur donner 200 balles. » C’est d’ailleurs pour ça qu’elle est persuadée d’avoir juste manqué de soutien financier pour gagner, sinon, elle aurait « pu être élue ! ». Ben oui. Pour vous aussi, l’effet est magique ? Décomplexion, illumination, le brouillard se dissipe, le chignon tombe, et les lèvres s’élargissent en un sourire franc. Candide est le mot qui me vient à l’esprit.

L’occasion de prendre des nouvelles d’une autre demoiselle du Loft : Loana, l’alpha de nos starlettes de télé-réalité. Tout va bien ! Elle l’affirme à Closer qui a pris la peine de décrocher son téléphone. Une vie saine et simple, plus de médocs ou de drogues, une relation apaisée avec sa mère. Reste plus qu’à se débarrasser de l’ex gênant, et justement c’est en cours. Et comme un clin d’oeil sur sa lucidité retrouvée, la belle rit de ses rapports avec Jean-Edouard, son partenaire de piscine : « c’est le seul candidat qui ne veut pas me parler, même 20 ans après ». Il ne sais pas ce qu’il rate, ce nigaud !

Et puis enfin, il est impératif de me débarrasser de mon chandail et de mes réflexions réac, parce que Gad Elmaleh est revenu. Et s’il tombait sur moi, métamorphosée en Nadine M, c’est sûr, je n’aurais aucune chance… Gad Elmaleh n’était pas tout à fait parti mais un peu dans le désert quand même. Paris Match consacre sa Une et une longue interview au comédien, avec photo de lui jeune, petit au piano ou de ses parents. Dans la conversation, on passe en revue l’épisode américain de sa carrière, un peut raté mais qui lui aura permis d’assouvir un fantasme, de cocher la case pour mieux revenir. Il parle ensuite avec simplicité des accusations de plagiat. Pas de fausses excuses, pas de mea culpa. Il indique avoir fait le ménage dans son entourage. Et puis, enfin, des vannes, des blagues, bref du Gad, sur le sujet qui semble au coeur de son nouveau spectacle tant le choc de ces mondes est source d’inspiration : sa vie sur le rocher avec Charlotte Casiraghi. « Glamour et paillettes d’un côté, semoule et boulette de l’autre ». Notre fils (avec Charlotte) fait du cheval comme sa mère, et le show comme son père, c’est le mélange « Monakesh ». Ah celle-là, c’est sûr, Jerry Seinfeld n’aurait pas pu la faire !

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