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Taha Bouhafs pose lors d'une séance photo à Aubervilliers, le 7 mai 2022
Taha Bouhafs pose lors d'une séance photo à Aubervilliers, le 7 mai 2022
©JULIEN DE ROSA / AFP

De lui on ne se lasse pas

Vous reprendrez bien encore un peu de Taha Bouhafs ? Il est accusé d’agressions sexuelles !

Il coche décidément toutes les cases …

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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On lui avait cherché des noises pour un tweet antisémite et pour une allusion raciste adressée à Linda Kebbab du syndicat Alliance. Mais Mélenchon n’allait pas l’abandonner pour si peu. Et il lui a accordé son investiture pour les législatives de Vénissieux. 

En effet, on allait quand même pas laisser seul « un gamin de 25 ans issu des quartiers défavorisés » (l’expression est d’Alexis Corbière). Puis le 7 mai, répétons-le, le 7 mai, BFM TV et Médiapart avaient révélé que Taha Bouhafs est accusé d’agression sexuelle par trois jeunes filles. L’affaire était donc publique et n’a pu échapper à Mélenchon et aux siens. Pourtant ce jour-là ils ne soufflent mot ! 

Le lendemain, le 8 mai, Taha Bouhafs jette l’éponge et renonce (ou plutôt on lui fait renoncer) à sa candidature. Alexis Corbière, ému, lui fait part de son soutien amical et dénonce ceux qui s’acharnent contre lui. « J’ai de la peine pour lui » déclare-t-il. 

Mélenchon se déclare solidaire du malheureux Bouhafs et fustige les racistes islamophobes qui s’en prennent au malheureux. « Une meute » dit-il. Et il se désole de n’avoir pu le « réconforter ». Pour le « réconforter » il aurait peut-être fallu lui envoyer des filles non ? 

Et toujours rien ce jour-là sur les agressions sexuelles qui lui sont reprochées. Mais l’affaire enfle et LFI se décide à le lâcher ce qui est quand même, à notre avis injuste. 

Ainsi fonctionne-t-on à LFI. On va chercher des candidats dans les poubelles. Ils ne sentent pas bon. Mais le sens olfactif n’est pas très développé chez les mélenchonistes. Demain nous vous narrerons un nouvel épisode des aventures de Méluche au pays de l’eau sale. Vous verrez, Taha Bouhafs c’est rien à côté …

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