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Downwell, ou comment tuer le temps au lieu de travailler...
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Atlantico games

Downwell, ou comment tuer le temps au lieu de travailler...

Les gros blockbusters du mois de Novembre sont proches et la productivité dans les entreprises risque d'en souffir comme chaque année. Mais le mois d'octobre n'est pas pour autant une période de disette pour les amateurs de jeux vidéo... la scène "indie gaming" est plus active que jamais, et Downwell en est la dernière étoile montante.

Greg Jacomet

Greg Jacomet

Greg Jacomet, 24 ans, est éditeur du magazine Parisian Gentleman, éditorialiste pour le magazine "The Rake" et un expert aujourd’hui très réputé en matière de parfumerie, notamment masculine. 
 
Il est également un grand spécialiste du monde des jeux vidéo et l’animateur de la rubrique "Atlantico Games" consacrée à l’actualité internationale du secteur.
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Downwell ne paie pas forcément de mine au premier coup d'oeil, mais il suffit d'y jouer quelques minutes pour en apercevoir tout le potentiel. Derrière un look très rétro se cache un gameplay d'une grande richesse, bien pensé, et furieusement addictif. Imaginez une sorte de Doodle Jump inversé, où il serait question de descendre le plus profond possible dans un puit au lieu de s'élever dans la stratosphère...

Le joueur incarne un petit bonhomme équipé d'une paire de bottes capable de tirer divers projectiles (le grand fantasme des agents de la TSA), dont le recul permet de briser sa chute, de réajuster sa trajectoire, et bien entendu de se débarasser des nombreux monstres qui rôdent dans les profondeurs du puit.



Le jeu est divisé en plusieurs mondes et chaque monde est lui-même divisé en plusieurs niveaux, tous remplis de pièges, de monstres divers et variés, de plateformes destructibles, de trésors, et même de petites boutiques où il sera possible d'acheter de la vie et des bonus divers, contre des gemmes – la monnaie du jeu.

A la fin de chaque niveau, il est en outre possible de choisir entre 3 "power-ups" choisis aléatoirement parmis la vingtaine disponible. Ces derniers influent fortement sur le gameplay – du petit robot qui vous suit et qui tire en même temps que vous, à la possibilité de manger le corps de vos enemis pour regagner de la vie...

Le but du jeu est bien entendu d'arriver au fond du puit et autant le dire, ce n'est franchement pas une mince affaire.



Notre petit héros débute le jeu avec bien peu de munitions – ces dernières pouvant êtres rechargées à volonté en revanche, dès qu'il pose le pied à terre... ou sur la tête d'un monstre. En explorant les diverses cavernes qui apparaissent à intervalles réguliers le long du puit, le joueur pourra trouver des modules de tir : fusil à pompe, laser, tir en rafale, chevrotine, par exemple. Ces divers modules sont plus ou moins adaptés à l'environnement du niveau en cours : il s'agira donc de choisir judicieusement.

Certains enemis sont en outre protégés contre les tirs et pour s'en débarasser, il faudra littéralement leur sauter dessus. Enchaîner les sauts de monstre en monstre permettra de marquer des points et de gagner des bonus : sautez sur suffisament d'enemis sans toucher l'une des nombreuses plateformes qui meublent le puit, et vous gagnerez de l'argent et surtout de la vie – une denrée rare dans Downwell.

Attention cependant, certains enemis, ceux en rouge, ne peuvent pas être tués en sautant dessus – il  faudra leur tirer dessus... mais attention, dans ce cas, à ne pas tomber à cours de munitions !




La clé de la réussite dans Downwell réside en effet dans la maîtrise d'un équilibre complexe : il faut à la fois être capable d'enchaîner les monstres sans toucher le sol, car ça rapporte gros, tout en sachant quand utiliser ses munitions de manière offensive (pour tuer des enemis et percer le sol, afin de pouvoir poursuivre sa chute sans interruption) mais également de manière défensive, pour briser la chute et réajuster sa trajectoire, histoire de ne pas se retrouver empalé sur des pics... Pas simple.

La mort est une constante dans Downwell. Le jeu s'avère difficile mais sans jamais être frustrant, tant les parties s'enchaînent à un rythme frénétique. Une petite session de 5 minutes à tôt fait de se transformer en une partie de 30 minutes !



Pourtant, le jeu est court : un bon joueur pourra en voir le bout en une vingtaine de minutes à peine. Toutefois, comme les niveaux sont générés aléatoirement à chaque nouvelle partie, il est impossible d'apprendre les niveaux par coeur, la réussite reposant donc sur le bon jugement et les réflexes du joueur.

Downwell est un jeu élégant dans le design, qui laisse au joueur le choix dans l'approche, et qui procure un plaisir toujours renouvelé : un joueur méthodique prendra ainsi le temps de valider son approche et sa stratégie, tandis qu'un joueur plus rôdé tentera de traverser chaque niveau à la vitesse de l'éclair.

Un gameplay maîtrisé, des graphismes rétros de qualité, parfaitement animés, le tout sur une bande son signée Eirik Suhrke, et une bonne durée de vie pour grosso modo le prix d'un café sur Paris ?  

On aurait tort de s'en priver... et pour ceux qui souhaiteraient tuer le temps en déplacement, la version iOS fonctionne au poil, et la version Android ne devrait pas tarder.

Downwell est un vrai bon jeu d'arcade, et donc une denrée sacrément rare !

Downwell
Développé par Moppin
Publié par Devolver Digital
iOS, Windows, bientôt android
3€ environ

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