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Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…
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Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…

Tartuffe était choqué par un sein. Audrey Azoulay a des problèmes avec les sexes masculins.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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L'UNESCO est un organisme international dont la vocation est de promouvoir la culture mondiale. 167 Etats en sont membres : tous sont censés être à égalité mais certains d'entre eux sont privilégiés car ils ont des "sensibilités particulières". On n'en connait pas le nombre exact. Mais pour le savoir il suffit de se référer à la liste des pays adhérents à la Ligue Islamique Mondiale.


Fidèle à ses engagements, l'UNESCO accueille fréquemment des œuvres d'art contemporaines. Deux statues du sculpteur Stéphane Simon y sont actuellement exposées. Deux nus masculins dans la plus classique tradition gréco-romaine. 


Nus ? Pas complètement ! Afin de ne pas heurter "certaines sensibilités" (selon l'entourage d'Audrey Azoulay, directrice générale de l'UNESCO) elles ont été pudiquement recouvertes, l'une d'un slip, l'autre d'une sorte de couche-culotte. Pour le résultat, on hésite entre les mots "grotesque" et "ridicule". Quels sont les Etats qui auraient pu être ainsi offensés par la vision de sexes masculins ? 


Après enquête nous sommes en mesure d'affirmer qu'il ne s'agit ni de la Norvège, ni de l'Italie, ni de la Suisse, ni des Pays-Bas, ni de la Belgique…


On comprend bien la fonction dissimulatrice – et tellement utile - de ce slip et de cette couche-culotte. Mais à bien y réfléchir ces attributs vestimentaires destinés à ménager des regards pudiques et fragiles risquent d'avoir, involontairement, une fonction érotisante. On devinera, on imaginera… Car ce qui est caché est toujours bien plus tentant que ce qui est montré. 


Ces deux sexes interdits sont-ils grands, moyens, rablés, circoncis peut-être ? Seraient-ils entrés en émoi en voyant des visiteuses du Qatar, d'Arabie saoudite ou de Bahreïn ? 


Au vu de ce qui se passe sous sa gouvernance à l'UNESCO il est heureux qu'Audrey Azoulay ne soit pas conservatrice du Musée du Louvre. Car là il faudrait des slips et des couches-culottes par centaines. Autre question d'importance : si un jour l'UNESCO décide d'exposer des nus féminins, faudra-t-il les affubler d'une burqa ? Sans doute qu'un soutif ou un string suffiront.    

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