Antarctique : une biochimiste assure que le continent était autrefois une gigantesque forêt | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Science
L'Antarctique aurait été recouvert de forêt par le passé
L'Antarctique aurait été recouvert de forêt par le passé
©Reuters

Disparition

Antarctique : une biochimiste assure que le continent était autrefois une gigantesque forêt

Sarah Feakins a démontré que le continent était peuplé de hêtres et de conifères.

L'Antarctique est un immense territoire de plus de 14 millions de km² (plus grand que l'Europe donc). Mais étant donné qu'il est recouvert à 98% de glaces et que les températures y sont polaires (le record mondial y a été atteint avec une température de -93,2°C), ce continent n'attire pas les foules. Pourtant, malgré cette évidente inhospitalité, l'Antarctique est étudié de fond en comble par les scientifiques. Et les découvertes y sont pléthores. Ainsi, une récente étude, rapportée par le site Atlas Obscura, avance que ce territoire, souvent appelé le Grand Désert Blanc, était autrefois recouvert de nombreuses forêts.

Plus précisément, Sarah Feakins, une biochimiste de l'Université de Californie du Sud, assure que ce continent était autrefois peuplé de hêtres et de conifères. En effet, des morceaux de bois et de feuilles fossilisés ont récemment été découverts non loin du mont Achernar. Des souches de troncs d'arbres datant de la préhistoire ont même été retrouvées. Une analyse scientifique de ces éléments naturels indiquent que le climat en Antarctique, il y a près de 15 millions d'années, étaient proche de celui de la toundra boisée observée aujourd'hui en Nouvelle-Zélande ou au Chili. Ainsi, les mois d'été, les températures sur les côtes de l'Antarctique atteignaient parfois les 15°C. Aujourd'hui, durant cette saison, la température varie entre -35 °C dans les terres et 3 °C sur les côtes

Cependant, en raison du placement polaire de l'Antarctique, la répétition de nuits polaires et des jours polaires (période où le soleil ne lève pas où ne se couche pas) empêche la photosynthèse nécessaire à toute plante pour vivre. Mais Patricia Ryberg, professeur de biologie, pense avoir trouvé une explication dans les prélèvements d'échantillons de bois fossilisés : "les arbres stockaient le carbone nécessaire lors des périodes d'absence de luminosité". Un peu comme dans les forêts tropicales qui subissent moins le phénomène de saison en somme.

Lu sur Atlas Obscura

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !