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Un ballet mécanique planétaire autour d’un soleil de diamants : il y a 300 ans, un horloger anglais inventait la première animation en trois dimensions du système solaire proche…
Un ballet mécanique planétaire autour d’un soleil de diamants : il y a 300 ans, un horloger anglais inventait la première animation en trois dimensions du système solaire proche…
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Les moulins à vent de Mykonos, les plongeuses de l'été et le premier instrument de vol dédié aux aviatrices : c'est l'actualité des montres

Et aussi : la montre rebelle d'un ancien Premier ministre ; une autre qui défie les milliards d'années et une balise de détresse suisse forcément très française...

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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GRAHAM : Une mécanique luni-martienne au poignet…

Une montre astronomique dans la tradition des planétaires utilisés autrefois par les savants et par les astrologues pour étudier la course des astres et celle des constellations. Sur le cercle extérieur du cadran (ci-dessus), les minutes et les heures. Au milieu, les mois et les jours du calendrier grégorien, avec la Terre en saphir bleu comme indicateur (elle est accompagnée de sa petite Lune en rhodium. Mars apparaît en rubis rouge. Ce calendrier restera précis pendant les 300 prochaines années ; sur le fond du boîtier, un correcteur permettra de recaler la Lune (tous les 7 ans), la Terre (1 156 ans) et Mars (25 ans). Au centre, autour du diamant qui représente le Soleil en or rose, les constellations : bien noter les deux têtes de phénix sculptées dans le « pont » central de la montre, dont les aiguilles ont été légèrement décentrées. Cette montre tri-dimensionnelle rend hommage au premier planétaire mécanique, réalisé il y a 300 ans (1713) par l’horloger britannique George Graham pour mettre en scène le système solaire (ci-dessous). La marque qui a repris son nom reprend l’esprit de l’original, mais au poignet et en série limitée : rendez-vous en 2313 pour la troisième génération…

HUBLOT : Une Grèce volcanique sous les moulins de Mykonos…

Ambiance Mykonos, moulins à vent compris (regardez les « ailes » du compteur de la montre), pour cette Classic Fusion Hublot en King Gold (très rouge, avec 5 % de platine), juste assez bleue pour nous donner envie de plonger dans les eaux qui baignent les Cyclades, l’archipel grec devenu synonyme d’été et de fêtes jusqu’au bout de la nuit. C’est la seconde année qu’on voit Hublot consacrer une série limitée à Mykonos, toujours dans le style bleu-blanc-or. On est assez loin de la crise grecque, mais c’est dans ces îlots surgis de la mer à la suite d’éruptions volcaniques qu’on comprend le mieux l’expression « danser au-dessus du volcan »…

ICE-WATCH : Une baignade suisse pour les surfeurs urbains…

Devenue leader mondial sur le marché des montres en « plastique » colorées, la jeune marque (belge) Ice-Watch s’offre un pied-de-nez à la respectabilité horlogère avec sa nouvelle collection Ice-Surf, parée de l’imparable Swiss Made affiché à 12 h sur le cadran. Le design est sportif, l’étanchéité à 200 m – de profondeur, pas 200 m de la plage ! – garantit la montre pour les activités nautiques et le style privilégie la mode et les couleurs de l’été (même le calendrier est assorti aux codes de la montre et du bracelet en silicone). Robustesse éprouvée, à la ville comme en vacances, où cette montre sera un excellent compromis entre décontraction et usage pratique. Ice-Watch, la plus remuante des marques européennes d’entrée de gamme, en version Swiss Made ? On change d’époque ! Et ce n’est sans doute pas fini…

ALPINA : Le grand bleu en style orang

Dans la série des plongeuses de l’été, une double proposition d’Alpina, en deux tailles (44 mm automatique plutôt pour les hommes, 38 mm à quartz plutôt pour les femmes), mais avec une même vocation « professionnelle » pour les plongeurs : étanchéité à 300 m, multiples bracelets (caoutchouc, métal ou nylon) et fonctionnalités poussées – comme la sobriété du cadran ou le code orange de la couleur, puisque c’est une des dernières couleurs du spectre à rester visible au-delà des vingt mètres de profondeur, même dans de mauvaises conditions de lumière. L’aiguille orange des minutes permettra de décompter encore plus précisément les temps de palier affichés sur la lunette tournante. Avantage annexe : chez Alpina, les prix sont contenus dans les limites de la décence…

ZENITH : La première montre dédiée aux aviatrices…

Le mot « pilote » n’ayant pas de féminin, les montres suisses n’avaient jamais pensé, ni même tenté une féminisation de leurs modèles destinés aux aviateurs ? Les aviatrices étaient priées de faire comme les messieurs. Zenith, dont les montres sont attachées à l’épopée aérienne depuis la traversée de la Manche par Blériot, en 1909, a décidé de réparer cet oubli en imaginant, à partir de sa Montre d’aéronef Type 20, une déclinaison plus féminine, en 40 mm (ce qui est déjà conséquent pour un poignet de femme) et avec ce qu’il faut de cailloux pour rêver dans les étoiles. Si le cadran a conservé de la Montre d’aéronef initiale ses grands chiffres arabes à patine luminescente, ses aiguilles rétro, sa petite seconde décalée à 9 h et sa couronne de remontage en « boule », le boîtier en or et la lunette sertie de la Type 20 « 40 mm Lady » viennent apporter la touche glamour indispensable – pour ne rien dire de la version « full sertie » qui transforme cet instrument de bord en féérie des Mille et Une nuits, avec 491 diamants pour le décollage. Mouvement automatique « manufacture »…

BRÈVES DE REMONTOIR : C’est toujours bon à savoir…

••• FRANÇOIS FILLON : il y a vraiment du flou dans cette histoire de nouvelle montre Rebellion dont le nom symbolise amuse beaucoup l’ex-Premier ministre (Atlantico du 10 juillet) quand il veut marquer sa différence sans s’exprimer publiquement. Tout le monde veut absolument nous convaincre que cette Predator primo-ministérielle a bien achetée par François Fillon à son prix normal (environ 16 000 euros), mais, comme cette jeune marque suisse n’est pas distribuée en France (Business Montres du 9 juillet), on se pose des questions : où a-t-elle donc été achetée (si ce n’est pas en France : a-t-elle été déclarée ?), éventuellement par qui (si ce n’est pas par l’ex-Premier ministre) et à quel prix ? La montre ne figure en tout cas pas dans la déclaration de patrimoine de François Fillon, qui y incluait pourtant ses voitures non cotées à l’Argus parce que vieilles de plus de dix ans. Par ces temps de disette budgétaire à l’UMP, cette petite folie au poignet fait jaser…

••• CHOPARD : c’est finalement la marque de joaillerie Chopard qui a été choisi pour « bijouter » Naomi Watts dans le film Diana, consacré à la princesse de Galles disparu (sortie cet automne)…

••• SECONDE : qu’est-ce qu’une seconde ? Ce n’est plus la soixantième partie de la minute, mais la durée de 9 192 631 770 oscillations d’un atome de césium (en gros, une seconde d’écart tous les vingt millions d’années : une définition qui fonde la précision des actuelles horloges atomiques, mais qui sera bientôt rendue obsolète par une nouvelle technique de calcul mise au point par une équipe de l’Observatoire de Paris. Il s’agit d’étudier les oscillations d’un atome de strontium dans des « horloges à réseau optique », considérées comme plus stables et plus précises dans la durée. On aurait alors une précision de l’ordre d’une seconde d’écart tous les cent millions d’années, mais on parle déjà d’horloges capables une précision d’une seconde tous les trois milliards d’années…

••• BREMONT : où va se nicher le « devoir de mémoire » ? La jeune marque anglaise Bremont lance un chronographe mécaniques dont certains composants intègrent des éléments provenant des machines Enigma, ces ancêtres des ordinateurs, qui avaient réussi à « craquer » les codes du chiffre de l’armée allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale. Différents détails esthétiques de ce chronographe en série limitée rappellent ces machines à décoder. Un hommage patriotico-horloger aux décrypteurs du chiffre britannique, qui ont été parmi les vrais artisans de la victoire…

••• BREITLING : la nouvelle montre Emergency II est une des fiertés de la marque suisse. C’est la seule montre dotée d’une balise de détresse internationale : on actionne la balise bi-fréquence et les secours sont alertés par satellite, puis guidés vers l’émetteur du signal de détresse. Une montre suisse (ci-dessous) qui doit beaucoup à la France, puisque sa batterie rechargeable – très exclusive et développée pour cette fonction –  est française (société Prollion, Grenoble) et que son micro-émetteur est breton (société Syrlinks, Rennes)…

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