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Réforme pénale : les Français majoritairement opposés, le texte a été présenté au Conseil des ministres
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Sondage

Réforme pénale : les Français majoritairement opposés, le texte a été présenté au Conseil des ministres

Le texte de Christiane Taubira avait provoqué la polémique avant même de passer en Conseil ce mercredi.

Selon un sondage mené conjointement par l'Institut pour la Justice et le CSA, les Français seraient fortement opposés aux principales mesures de la réforme pénale validée ce mercredi en Conseil des ministres. La suppression des peines plancher instaurées sous Nicolas Sarkozy (60%), la création d'une "contrainte pénale" pour les peines de 5 ans de prison maximum (69%) et la libération sous contrainte (66%) recueillent une forte désapprobation de la part des sondés.

La moitié d'entre eux estime que la réforme menée par Christiane Taubira va conduire à une augmentation de la délinquance. A l'opposé, ils ne sont que 11% à estimer que ces mesures vont permettre de la réduire. Les Français semblent, en réalité, opposés à l'esprit de cette réforme. Si celle-ci penche en faveur de dispositifs de suivi et de réinsertion en dehors de la prison pour empêcher les récidives, les Français sont 70% à préférer un renforcement de la fermeté des jugements à l'égard des récidivistes. Des résultats qui confirment les chiffres d'un sondage Ifop pour Le Figaro, publié mardi, selon lequel 75% des Français pensent que la réforme ne permettra pas de lutter efficacement contre la délinquance.

Le texte de Christiane Taubira avait provoqué la polémique avant même de passer en Conseil des ministres. Si l'opposition l'avait rejeté en bloc, le projet n'avait pas non plus reçu le soutien de toute la majorité, Manuel Valls écrivant à François Hollande pour lui demander de désavouer la ministre de la Justice. Au rang des principaux désaccords se trouve la "contrainte pénale", que Christiane Taubira refuse de considérer comme un remplacement de la prison mais qu'elle voit comme "une nouvelle peine". 

La réforme pénale va mener à la création de 1 000 postes supplémentaires dans les services de probation et d'insertion (SPIP). "J'ai demandé, ça c'est mon exigence, qu'on réduise le nombre de dossiers suivis par chaque conseiller à quarante, c'est cent vingt aujourd'hui. Nous allons créer, à partir de 2015, mille postes supplémentaires, alors là nous atteindrons l'objectif de quarante dossiers, quarante personnes suivies", a expliqué Jean-Marc Ayrault, ce matin sur Europe 1.

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