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Laurent Wauquiez : "Je veux faire émerger une nouvelle génération, une droite renouvelée"
©BERTRAND LANGLOIS / AFP

Renaissance

Laurent Wauquiez : "Je veux faire émerger une nouvelle génération, une droite renouvelée"

Invité du JT de TF1, le nouveau président des Républicains a également réagi au départ de Xavier Bertrand.

Il a été élu hier soir président des Républicains. Ce lundi 11 décembre, Laurent Wauquiez était invité du JT de TF1. Il souhaite « offrir aux Français en politique un autre choix ». « Depuis l’élection présidentielle, des Français qui peuvent être déçus par Emmanuel Macron n’ont que des extrêmes. Je veux, en reconstruisant la droite, qu’on leur permette de voir qu’il y a une autre voie. Un autre chemin avec une politique plus ferme sur l’immigration, sur la sécurité (…). Un autre chemin que le gaspillage de l’argent public qui aboutit ensuite à faire les poches des Français à coup de CSG », déclare-t-il.  « On a déçu, même écœuré les Français. On a commis des erreurs. Je veux tourner les pages de ces erreurs. Je veux qu’on arrive à réaffirmer la présence des valeurs de droite », annonce-t-il. 

« Les Républicains doivent défendre les retraités, les familles, les classes moyennes »

Et d’énumérer ses différences par rapport à Emmanuel Macron : « Je crois dans la France des territoires, celle de nos villes moyennes, celle de nos villages. Je vois le risque avec ce gouvernement d’une politique très tournée vers Paris. Je crois aussi que les Républicains doivent défendre les retraités, les familles, les classes moyennes. Tous ceux qui vont faire les frais de la politique fiscale ».

In fine, il « pense que le gouvernement n’est pas assez ferme sur l’intégrisme islamique et sur le terrorisme ». Alors qu’Emmanuel Macron est prêt à faire du cas par cas, concernant le retour des djihadistes français, Laurent Wauquiez estime qu’ils « doivent rester en Syrie et en Irak et ne doivent pas revenir en France ».  Quand on lui reproche d’être trop dur, dans ses propos, avec Emmanuel Macron il répond : « Au fond, dans la politique française on met du papier de soie partout, à l’arrivée, les Français ne comprennent plus rien. Je préfère dire les choses clairement ». Il préfère aussi qu’en l’écoutant, les Français se disent : « On n’est pas d’accord avec lui sur tout mais il ne dit pas à chacun ce qu’il a envie d’entendre et il y a une colonne vertébrale ». « C’est cette politique de courage de dire et de faire que je veux retrouver » à droite, lance-t-il. 

« Il faut qu’il y ait une nouvelle génération, de nouveaux visages »

Il sait que « ce chemin va être dur et semé d’embuches ». Mais il « promet d’œuvrer pour le rassemblement, tendre la main à tous ceux qui, de bonne foi, veulent travailler ». « Je veux une famille politique qui soit portes et fenêtres ouvertes. Il faut que la droite se renouvelle. Il faut qu’il y ait une nouvelle génération, de nouveaux visages ».

A Jean-Pierre Raffarin, qui lui a reproché, à demi-mot, d’aller braconner sur les terres des idées du Front national, Laurent Wauquiez répond : « Tant que je m’occuperais des Républicains, il n’y aura aucune alliance avec Marine Le Pen et le Front national. Jamais ! » En revanche, il revendique de parler aux Français qui ont voté pour le Front national, car selon lui, « il n’y a pas 34% de fascistes et d’extrémistes en France ». « Souvent ce sont des Français qui ont été écœurés par la politique », précise-t-il.  Il revendique aussi de parler à ce qui ont voté à Emmanuel Macron et « qui vont découvrir en janvier le revenu amputé par la CSG ». « Je veux que les deux puissent se dire, il y a une alternative. Il y a un autre choix face à Emmanuel Macron ».

Laurent Wauquiez ne regardera pas « dans le rétroviseur »

Concernant le départ de Xavier Bertrand des Républicains, il déclare, « c’est son choix ». « Je le respecte », ajoute-t-il, précisant qu’il ne regardera pas « dans le rétroviseur ». « J’avance, je regarde vers l’avenir. Ce que je veux, c’est de faire émerger une nouvelle génération. Cette droite renouvelée, qui assume ses idées très tranquillement et qui assume de dire ce que beaucoup de Français sont condamnés à dire tout bas ».

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