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Sur cette photo d'illustration, un écran de téléphone affiche un logo Facebook avec le portrait officiel de l'ancien président américain Donald Trump en arrière-plan, le 4 mai 2021, en Virginie.
Sur cette photo d'illustration, un écran de téléphone affiche un logo Facebook avec le portrait officiel de l'ancien président américain Donald Trump en arrière-plan, le 4 mai 2021, en Virginie.
©Olivier DOULIERY / AFP

Liberté d’expression

Donald Trump ne peut pas revenir sur Facebook suite à la décision du Conseil de surveillance du réseau social

Dans un verdict très attendu, le Conseil de surveillance a donné raison à la décision de Facebook de suspendre le compte de l'ancien président. Donald Trump, déjà banni de Twitter, ne pourra donc pas faire son grand retour sur Facebook. L’ancien locataire de la Maison Blanche pourrait être contraint de lancer sa propre plateforme afin de pouvoir communiquer sur Internet.

Donald Trump ne peut pas réintégrer le réseau Facebook, selon la décision du Conseil de surveillance de Facebook chargé de trancher les conflits de modérations les plus sensibles. Le Conseil de surveillance de Facebook maintient le bannissement du compte officiel de Donald Trump du réseau social. Le Conseil de surveillance de la firme estime toutefois qu'il n'était « pas approprié pour Facebook d'imposer » une sanction d'une durée indéfinie et lui demande de « réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier » dans les six prochains mois.

Au lendemain de l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump, il y a quatre mois, Twitter et Facebook notamment avaient suspendu les comptes personnels de l'ancien président américain, qui comptait 35 millions d'abonnés sur Facebook et 24 millions d'abonnés sur Instagram.

Ce « bannissement » jusqu'à nouvel ordre intervenait après une série d'avertissements sur des messages de Donald Trump considérés comme problématiques par le réseau social. Les messages avaient été maintenus. La direction de Facebook estimait que même si le président violait les règles, ses commentaires devraient rester disponibles pour que le public puisse se faire sa propre opinion sur ses propos politiques.

Fin janvier, Facebook avait décidé de confier à son Conseil de surveillance le soin de trancher définitivement cette question. Cette instance, chargée de statuer sur les décisions de modération les plus complexes du réseau, est financée par Facebook (à hauteur de 130 millions de dollars), mais ses 20 membres (journalistes, experts en technologies, magistrat, chercheurs, ONG..) sont indépendants de la société.

Donald Trump avait envoyé une déclaration d'utilisateurs avec ses arguments pour contester la première décision de Facebook.

Outre le cas spécifique de Donald Trump, la décision du Conseil de surveillance donne des recommandations plus générales sur la façon dont la plateforme doit aborder les messages de dirigeants d'Etat enfreignant leurs règles.

Le réseau social Twitter avait aussi suspendu le compte aux 89 millions d'abonnés de Donald Trump.

YouTube, la plateforme vidéo de Google, a indiqué attendre que « le risque de violence diminue » avant d'autoriser l'ancien président à publier de nouveau des vidéos sur sa chaîne.

Donald Trump pourrait lancer sa propre plateforme face à l’impossibilité pour lui de communiquer sur Twitter et Facebook.

Le Figaro

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